Mardi 16 octobre 2007
Je comptais depuis longtemps écrire un article sur le problème du nucléaire iranien. Faut-il se précipiter dans une guerre, comme l'a récemment suggéré Bernard Kouchner, ou faut-il entrevoir d'autres solutions moins radicales?

Je n'écrirai finalement pas cet article. Inutile de faire doublon. Je me contenterai de recommander au lecteur l'analyse exhaustive et particulièrement pertinente, signée François Duran, qu'on peut trouver à l'adresse suivante:
Eviter la bombe iranienne et le bombardement de l'Iran?
 
par Democratix publié dans : International
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Vendredi 28 septembre 2007

La Birmanie est actuellement, à juste titre, au centre de l'actualité. Pour mieux comprendre ce qui se passe dans ce pays aujourd'hui, et surtout vers quoi les évènements présents peuvent conduire, il me semble que quelques rappels historiques - en quelques dates et quelques faits - ne sont pas superflus. Au passage, merci à Wikipedia, pour certaines des informations qui suivent. fr.wikipedia.org/wiki/Birmanie

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En premier lieu, il faut savoir que ce que nous Français appelons Birmanie, est en fait dénommée depuis 1989 par l'ONU l'Union du Myanmar (Myanmar signifiant "fort et rapide" dans le texte). C'est le patronyme qu'a choisi la Junte, une dictature militaire comme il en existe d'autres dans le monde, pour unifier les quelques 120 ethnies qui constituent la population (47 millions d'habitants) de ce pays. La Birmanie est ainsi potentiellement sujette à de graves troubles ethniques, c'est un point qu'il ne faut pas perdre de vue si l'on veut embrasser la complexité du problème que pose la situation birmane à l'heure actuelle.

En second lieu, il convient de constater que dans l'histoire trouble de ce pays, des élections démocratiques ont été organisées en 1990, élections qui normalement auraient dû amener au pouvoir Aung San Suu Kyi, la fille du Général Aung San, considéré comme le père de l'indépendance birmane. Celle-ci aurait peut-être été à même d'apporter union et démocratie au sein de ce pays. Mais les dictateurs ne lâcheront pas aussi facilement leurs conquêtes. Ainsi, ces élections furent annulées par la Junte. Aujourd'hui, Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la Paix 1991, est assignée à résidence par la Junte, et peut-être emprisonnée depuis quelques jours... Cela nul ne le sait.

Enfin, si l'on veut réellement comprendre le problème birman et ses évolutions possibles dans un futur proche, il faut bien garder à l'esprit que la Birmanie - pays riche de par ses ressources naturelles - entretient des relations commerciales privilégiées avec la Russie et la Chine, tous deux membre du Conseil de Sécurité de l'ONU.

Un mince espoir pour la Birmanie: la révolte des moines

La révolte des moines (il y a environ 300.000 moines en Birmanie pour 400.000 soldats) constitue un espoir pour l'avenir démocratique de la Birmanie. Non pas parce qu'ils sont physiquement aptes à s'opposer aux soldats de la Junte, mais parce que dans la religion bouddhiste tuer un moine, et à fortiori prendre d'assaut un monastère, constitue un crime qui risque d'influencer fortement la réincarnation de son auteur: un assassin de ce type se verrait réincarné en serpent, chose inconcevable... Ceci explique que jusqu'à présent aucune arme à feu n'a été utilisée contre les moines, contrairement aux autres civils "rebelles". S'il ne fait nul doute que la Junte n'hésitera pas à faire usage d'une violence extrême face aux manifestations des "civils", pourtant bien légitimes car malgré la richesse et la forte croissance du pays ceux-ci crèvent de faim, les moines ont en revanche une position particulière qui leur octroît une certaine "liberté d'action", ... bien qu'ils se fassent quand même arrêter...

La position de la France

La position de la France vis-à-vis de la révolte en cours a été clairement exprimée par le Président de la République: "La France qui préside le Conseil de Sécurité (de l'ONU: NDLR), demande une réunion d'urgence pour que des sanctions soient adoptées sans tarder". "La France demande que l'Union européenne prenne également des sanctions".

Sur ce point, on ne peut que saluer les propos et les intentions de Nicolas Sarkozy. Mais quelle portée peuvent-ils avoir? Comme rappelé plus haut, la présence de la Russie et de la Chine au Conseil de Sécurité de l'ONU ne pourra qu'entraîner un double-veto si des sanctions trop lourdes à l'égard de la Birmanie sont envisagées.

Plus que jamais, il me semble que la Birmanie est livrée à elle-même. Ce n'est que de l'intérieur du pays que la démocratie pourra naître, si tant est qu'une démocratie puisse un jour s'instaurer dans un pays présentant une telle diversité ethnique. Puissent les moines, du fait de leur statut particulier influencer le futur. C'est hélas je crois, tout ce que l'on peut espérer à court terme pour l'avenir démocratique de ce pays.

par Democratix publié dans : International
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Samedi 4 août 2007
Le couperet est tombé cette semaine. Le mirage tant espéré s'est brutalement évaporé. Ce n'est visiblement pas Cécilia Sarkozy qui a su convaincre, grâce à son charme, ses capacités de négociation et accessoirement le support de C. Guéant, le colonel lybien Khadafi de libérer les infirmières bulgares, emprisonnées depuis plus de 8 ans.

Qui l'eut cru? Moi, peut-être... Le soupçon d'un instant, entre deux émissions culturelles diffusées par TF1, bercé par la fraîcheur de cette information qui démontrait que la force de la volonté et de l'honnêteté pouvait venir à bout de tous les problèmes du monde. Mais la "Réal-Politik" a hélas repris le dessus sur la poésie.

Les conditions réelles de la libération des infirmières bulgares ne sont pas encore clairement connues. Une commission d'enquête parlementaire sera probablement très bientôt chargée d'apporter un éclairage sur les contreparties accordées. Car il y a bien eu contreparties, à la fois de la part de l'Union Européenne et unilatéralement de la part de la France, ... ou plutôt de son Président. On parle dès à présent de quatre points, soupçonnés ou avérés:

- le versement d'une "rançon" de la part de l'Union Européenne, à hauteur d'un peu plus de 450 millions de dollars, cette information étant pour le moment démentie par l'U.E,

- la libération par les autorités britanniques d'un Lybien impliqué dans les attentats de Lockerbee,

- la passation d'un accord sur le nucléaire civil entre la France et la Lybie, prévoyant notamment l'installation en Lybie d'une centrale nucléaire dite de 2ème génération (information confirmée),

- la passation d'un accord de Défense entre la France et la Lybie, ainsi que la signature de contrats pour la fourniture d'armements à la Lybie (information démentie puis confirmée).

Sur le premier point, que dire? Qu'on a cité le Qatar comme intermédiaire permettant le versement de cette rançon? La place que prend le Qatar aujourd'hui sur la scène géopolitique européenne me paraît stupéfiante. N'est-ce pas déjà un fonds qatari qui était récemment soupçonné de devoir intervenir dans le versement d'une indemnité de départ mirobolante (12 millions d'euros) réclamée par un cadre dirigeant d'EADS? N'est-ce pas le Qatar qui par ailleurs est vivement intéressé par une prise de participation à hauteur d'environ 10% dans cette même société EADS?

Il est bien connu que l'Arabie Saoudite "possède" 7 à 8% des entreprises américaines. Le Qatar aura t-il ce rôle à jouer vis-vis de l'Europe? On peut s'interroger au vu du rôle prépondérant, à savoir celui de banquier, qu'il semble jouer dans de nombreux dossiers.

Le second point concerne un problème anglo-anglais. Chacun ses problèmes après tout. Contentons-nous donc des notres...

Pour ce qui est de l'accord sur le nucléaire, je ne peux que renvoyer le lecteur vers l'article écrit par Corinne Lepage sur son blog: http://corinnelepage.hautetfort.com/archive/2007/07/26/ Je crois que tout est dit dans cet excellent article.

Enfin sur le dernier point, il me semble qu'aujourd'hui tout le monde, les médias, l'opposition, se focalise sur ces fameux contrats d'armement si peu populaires. Je pense personnellement qu'il ne s'agit que d'un écran de fumée destiné à nous faire oublier le problème du nucléaire, qui lui est vraiment crucial. La fourniture d'armements défensifs en contrepartie à la libération des infirmières bulgares? N'inverse t-on pas un peu trop vite les choses? Ne serait-ce pas plutôt la signature de ces contrats, en négociation pour certains depuis 18 mois qui serait une compensation lybienne à l'accord sur le nucléaire? Rappelons en effet, que d'une part l'embargo international sur la fourniture d'armes à la Lybie est levé depuis 2004, et que d'autre part l'autorisation d'exportation de certains matériels militaires français a été décidée au cours d'une commission inter-ministérielle qui s'est tenue en février 2007... Sur ce dernier point, il me semble qu'on peut seulement regretter le fait que le Parlement ne soit pas saisi lorsqu'il y a autorisation d'exportation d'armements, comme c'est le cas aux Etats-Unis par exemple.

Alors, Sarkozy roi de l'illusion et du mirage? Je ne saurais dire, mais je crois que David Copperfield s'est trouvé un sérieux concurrent.
 
par Democratix publié dans : International
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L'esprit démocrate

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Profil

  • : JF le démocrate
  • : Normandie
  • : Ingénieur en aéronautique, CV disponible sur demande. Centres d'intérêts très variés, dont la politique: sur ce point, je me définis en tant qu'adhérent "exigeant" au Mouvement Démocrate.

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