Au diable le paquet fiscal, les franchises médicales, la baisse du pouvoir d'achat, la défense des droits de l'Homme ou autres
promesses électorales non tenues! Qu'à partir de minuit ce soir, les fâcheux en tout genre veuillent bien respecter 24 heures de silence...
C'est en effet demain que, dans une joie et une allégresse nationale qu'il sera sans doute difficile de contenir, notre Chef d'Etat fêtera sa première année de
règne sans partage sur la France.
Place à la fête, et parce que je suis persuadé que vous en avez toujours rêvé (et pas seulement en vous rasant), Mister President, voici rien que pour vous:
Récemment, nous avons eu droit à la TV à une ènième rediffusion du film "Les aventuriers de l'arche perdue". Un pure délice par
ailleurs pour tout cinéphile qui se respecte.
Mais au cours de cette dernière semaine, nous avons aussi pu constater la diffusion d'un autre film, forcément moins jouissif: "Les aventuriers de l'Arche de Zoé", avec pour réalisateur et
acteur principal Eric
Breteau.
Pour tout dire, je n'ai guère lu ou écouté ce qui a pu se dire sur Eric Breteau et l'association "L'Arche de Zoé" en particulier. Aussi, en aucun cas je n'aurai la prétention de me
considérer comme un fin connaisseur du dossier. Mais je crois que devant le battage médiatique actuel organisé par et pour Eric Breteau, il convient simplement de rappeler certaines vérités incontournables:
- Les ONG font un travail absolument remarquable dans certains pays où la plupart d'entre nous n'oserait même pas mettre les pieds.
- Il y a une demande très forte d'adoption en France, demande qui hélas n'est pas accompagnée de l'offre qui pourrait l'équilibrer.
- "Voler" des enfants dont on sait qu'ils ont d'ores et déjà une famille est un crime. Et aucune déclaration de bonne intention quant à
l'avenir de ces enfants ne me fera changer d'opinion.
Mes parents ont eux suivi d'un plus près cette affaire, et suite à la libération des différents acteurs de l'Arche de Zoé, leur premier réflexe a été de dire: "mais qu'on les laisse donc au
Tchad!"
Sans tomber dans un radicalisme aussi manifeste, je suis un peu outré par les apparitions sur-médiatisées d'Eric Breteau (et auparavant d'un de ses sbires, qui ne m'avait personnellement
guère convaincu...).
Laissons aujourd'hui la place à la Justice, pour les dernières instructions en cours: mais inutile de dire que je ne lirai pas le dernier livre d'Eric Breteau...
Recadrage nécessaire... Quel est l'objectif d'un blog? En premier lieu, et il ne faut pas se montrer hypocrithe, c'est d'être lu par
un maximum de personnes. Que celui ou celle qui réfute ce postulat me jette la première pierre... Il existe ainsi des blogs "vedettes", qu'ils soient MoDem ou pas, qui accumulent visites et
commentaires, des blogs qui parfois n'hésitent pas à se montrer volontairement exhibitionnistes. En présentant tel ou tel aspect de la vie de leur auteur, en montrant parfois des choses qui
normalement devraient rester du domaine de l'intime.
Telle n'est pas ma conception de ce que doit être un blog, en tout cas un blog dont la vocation est d'être "politique". J'ai écrit il y a peu un
article sur mes deux chats: celui-ci m'a valu nombre de commentaires, nombre de visites et a énormément amélioré mes statistiques! Que n'aurais-je écrit un article sur mes deux enfants (que je n'ai
pas par ailleurs, sauf erreur de ma part), pour simplement améliorer mon audience?!
Je crois qu'en aucun cas, sur ce qui est censé consister en un blog à vocation "publique", c'est à dire pour le cas politique, il ne faut
s'étendre sur sa vie privée. Telle est ma conviction. Je pense qu'au contraire, lorsque l'on tient un blog dans la lignée du "Mouvement Démocrate", tel que j'espère mes lecteurs le perçoivent
aujourd'hui, il faut savoir faire preuve d'un certain discernement et d'une certaine retenue. Point n'est en effet question de raconter ma vie sur ce blog. Quel intérêt y aurait-il à cela? Je ne
suis ni riche, ni pauvre pour le moment (on verra par la suite...). J'essaie simplement sur ce blog de donner mes impressions et mes réflexions vis-à-vis de l'actualité du moment. Impressions
forcément subjectives, mais qui me tiennent à coeur, d'une part parce que j'aime bien écrire (même si mon style n'est pas forcément "littéraire" - formation scientifique oblige -), d'autre part
parce que l'on a forcément des opinions, des convictions, et que je crois qu'il est assez naturel de vouloir les faire partager.
Le nombre de mes lecteurs augmente, lentement mais sûrement: de 70 en moyenne par jour je suis passé à 75. Augmentation dérisoire, comme pourraient la qualifier certains ou certaines, mais
augmentation tout de même. Je mise personnellement sur la pertinence, voire - c'est un grand mot - sur la qualité des articles édités, bien plus que sur le référencement sur d'autres blogs, c'est à
dire sur l'aspect "réseaux".
Un aspect "réseaux" que je n'ai pas l'habitude de privilégier. Aussi, pourrez-vous trouver dans ma "liste de liens recommandés" ou plus simplement "blogroll" (la langue anglaise a décidément
du bon...), des liens vers des sites que personnellement je considère comme particulièrement recommandables, cette liste n'étant nullement exhaustive loin de là, mais en aucun cas vous n'y
trouverez des liens "opportunistes".
Le principal, c'est je crois aussi d'avoir des lecteurs de qualité. Et en ce sens, la plupart du temps, ces derniers ne m'ont jamais déçu.
J'avais entendu cette information il y a quelques temps dans un média télévisé. Brice Hortefeux, ministre de l'immigration comptait
installer une partie de ses bureaux dans un immeuble très prisé du VIIème arrondissement de Paris (au 103 rue de Grenelle plus précisément), où le loyer se situe dans une fourchette entre ... 700
et 800 euros le mètre carré. Alors que d'autres possibilités, à des loyers entre guillemets plus raisonnables (de 250 à 400 euros le mètre carré tout de même) se présentaient à lui.
Malgré quelques recherches sur internet, je n'ai guère trouvé de référence à ce sujet, hors cet article déjà ancien publié sur lePost. Ainsi, aujourd'hui je ne sais pas où en sont les choses. Il est vrai qu'il vaut mieux parfois tirer un voile pudique sur certaines
informations... Et je suppose qu'en la matière, Brice Hortefeux ne doit guère être enclin à se montrer bavard.
Et puis après tout, c'est quoi 750 euros? Un peu plus de la moitié du salaire médian de nos concitoyens... Aussi, si le déménagement de Brice Hortefeux rue de Grenelle se confirmait (ce dont
je doute, car visiblement certains parlementaires tels que G. Tron ont déjà réagi à ce sujet, voir l'article précédent du "Post"), je propose qu'en France nous remplacions la notion de
"salaire médian" par celle de "deux mètres carrés Hortefeux", la notion de "RMI" par celle de "60 centimètres carrés Hortefeux". Et à ce petit jeu, de multiples variantes sont
possibles...
L'ami et peut-être le plus fidèle collaborateur du Chef de l'Etat, n'aurait-il pas eu lui aussi droit à sa dose de "Bling-Bling"? En tout cas, les personnes qui vivent avec le minimum vieillesse ou
en deça du seuil de pauvreté apprécieront. Ne serait-ce que l'intention... Mais il ne faut plus s'étonner de rien. Quand l'on apprend que les policiers qui raccompagnent des immigrés clandestins
dans des vols Air France se voientcrédités de "Miles", qui leur permettront via une carte de fidélité de s'offrir des voyages gratuits pour eux et leur famille... Qui a dit qu'il fallait se "serrer la ceinture"? Qui a dit qu'il
fallait rétablir de la morale dans notre pays?!
Comme environ
12 millions de nos compatriotes, j'ai suivi avec attention hier soir l'intervention du Chef de l'Etat, confronté pour l'occasion pendant un peu plus de 90 minutes à un panel de 5 journalistes,
dont on ne sait et l'on ne saura probablement jamais s'ils ont été sélectionnés par l'Elysée et agréés par leurs chaînes respectives, ... ou
l'inverse.
Ce détail a son importance, quoiqu'il puisse paraître au premier abord, car quelles que soient les compétences - probablement indéniables - de ces journalistes, il conviendrait de savoir en toute
transparence si interviewer le Chef de l'Etat constitue une fin en soi, c'est à dire une récompense professionnelle. Il peut en effet y avoir
conflit d'intérêt en ce domaine, et pour tout dire, c'est la première impression qui m'a été laissée hier lors de cette interview un peu particulière. Des journalistes dans leur ensemble sur leur
réserve, hors unYves Calvipugnace et en ce sens digne de sa réputation (je n'en attendais pas moins de la part de celui qui est un des plus brillants journalistes
politiques aujourd'hui, opinion complètement subjective naturellement). Et c'est bien regrettable, car Nicolas Sarkozy n'est pas un homme facile à déstabiliser, son débat face à
Ségolène Royal dans l'entre-deux tours des présidentielles l'a démontré. Je pense qu'il eût mérité un questionnement digne de ce nom, et mon
premier carton jaune, ira forcément, hors Yves Calvi, aux 4 autres journalistes qui étaient en charge de l'interview
présidentielle. Qui a osé par exemple aborder le problème de l'usine Arcelor de Gandrange et les promesses présidentielles non tenues?! Bref, y avait-il, hors Yves Calvi, un journaliste digne de
ce nom dans la salle hier? Une fois n'est pas coutume, j'aurais bien envie de reprendre une expression cèlèbre, attribuée à Dominique de Villepin lorsque ce dernier était premier ministre et se
trouvait en pleine crise du CPE: "Je ne suis pas comme Balladur, moi j'ai des c...". Pour interviewer correctement le Chef de l'Etat, je pense personnellement qu'il faut aussi savoir montrer
qu'on en a... Quitte à ne plus se voir accrédité lors de futures interviews présidentielles. Question de déontologie, d'amour-propre aussi, qu'hélas la majorité d'entre nous - un travers humain
bien connu - savent bien vite remiser au placard lorsque leur avenir personnel est en jeu.
Sur le fond, que retenir de cette interview présidentielle, au bout d'un an de gouvernance de Nicolas Sarkozy?
- Premier point, qui me semble extrêmement important, le Chef de l'Etat a su reconnaître des erreurs, et c'est tout à son honneur je trouve.
Peut-être du jamais vu d'ailleurs sous la Vème République... En tout cas, cela tranche nettement avec le discours post-élections municipales tenu par certains de ses sbires, oserais-je dire de
ses sous-fifres, Rachida Dati et Xavier Bertrand pour ne pas les nommer, discours illusoire et manifestement emprunt de mauvaise foi, que j'ai d'ailleurs vivement pointé du doigt
lors d'un précédentbillet.
- Ensuite, pour parler vraiment du fond, j'ai personnellement trouvé le Chef de l'Etat particulièrement convainquant sur les questions internationales,
hormis en ce qui concerne le sort d'Ingrid Bétancourt. "Une preuve de vie", est-ce cela le seul signe favorable dont on peut légitimement se contenter? Soyons sérieux tout de même... En
revanche, sur le problème afghan et les relations avec la Chine, Nicolas Sarkozy ne m'a pas déçu. Tant mieux.
- Sur le plan économique, et en particulier au regard du pouvoir d'achat, je n'ai en revanche pas été convaincu du tout. Suffit-il de dire que le
"paquet fiscal" a été l'objet d'une grosse erreur de communication? Que la situation qui nous est héritée aujourd'hui est la conséquence de l'instauration des 35 heures et de la crise financière
mondiale? Personnellement, ces explications ne me satisfont pas. Que les 35 heures aient plombé l'économie française, j'en suis intimement persuadé et à ce titre je l'ai déjà exprimé à plusieurs
reprises sur ce blog. Mais j'avais aussi dénoncé juste après les présidentielles que le pari de Nicolas Sarkozy reposait en un pari sur la croissance. Pari perdu aujourd'hui. Bien sûr, il y a eu
la crise des "sub-primes", mais est-ce le rôle d'un Chef d'Etat de faire ainsi des "paris", de jouer sur l'aléatoire, comme certains jouent en bourse voire au Casino? Le paquet fiscal
mérite un véritable carton rouge, et pas seulement en matière de communication. La politique économique équilibrée préconisée par
François Bayrou était la plus à même de satisfaire au redressement de notre pays. Aujourd'hui, cela apparaît presque comme une évidence. D'ailleurs un
dernier sondage CSA ne propulse t-il pas en tête François Bayrou parmi les "premiers ministrables" les plus souhaités par nos concitoyens? Il est
regrettable que cela n'ait pas paru aussi évident il y a un an... Car si Jérome Kerviel s'est retrouvé un nouvel emploi (tant mieux pour lui, bien que personnellement je me "fous" complètement de
cette information), Nicolas Sarkozy s'est lui trouvé un CDD qui durera jusqu'en 2012. Tant pis pour ces aberrations économiques, dont nous Français modestes, auront à subir les
conséquences. Revenir sur le paquet fiscal reviendrait presqu'à démissionner. Et cela est bien sûr impossible pour le Chef de l'Etat. Alors tant pis si le paquet fiscal figurera probablement un
jour au Panthéon des plus mauvaises mesures prises en matière de politique économique, aux côtés des 35 heures... Pour ce qui concerne la
réduction de la dette en 2012 et le retour à des normes compatibles avec les règles européennes en la matière, vous y croyez vous? A moins d'être naïf...
- Au niveau de l'éducation, je ne condamnerai pas la position du Chef de l'Etat. Même s'il a fallu l'insistance, voire la pugnacité d'un Yves Calvi pour lui faire reconnaître qu'il ne cèdera pas
face aux mouvements lycéens. Je ne peux à ce titre qu'encourager la lecture d'untémoignage(billet du 23 avril 2008) particulièrement courageux provenant
d'un enseignant du 93, témoignage qui va à l'encontre de la pensée unique, devenue hélas une habitude dans l'Education Nationale. Sans chercher comme un certain Claude Alègre à
"dégraisser le mamouth", je condamne en effet fermement ces attitudes démagogiques dont le PS s'est fait une spécialité: attitudes
manipulatoires vis-à-vis des lycéens, initiées par un certain François Mitterrand (n'est-ce pas le comble des combles, digne d'un véritable
gourou, que de se faire surnommer "Tonton" par les jeunes?!), aujourd'hui reprises avec une envergure il faut bien reconnaître certes bien moindre (et ce n'est probablement pas qu'une question de
volonté...) par Jack Lang? Certains me jugeront peut-être réactionnaires. Mais j'ai toujours personnellement considéré que la place des lycéens, c'était de se trouver en cours, au lycée.
Et non pas dans la rue, à manifester pour des tenants et des aboutissants, dont la majorité ne possèdent aucunement la maturité suffisante pour
juger.
- Concernant l'immigration, et en particulier les clandestins qui pour certains travaillent depuis 10 ans dans notre pays, notre Chef de l'Etat a commis une "bourde" (volontaire ou pas?) assimilant titre de séjour avec attribution de la nationalité française. Bourde, qui hélas n'a été corrigée par aucun des cinq
journalistes présents... On en est dès lors restés à des propos bien vagues, certes emprunts de bon sens, mais bien vagues tout de même, occultant la
complexité de la réalité actuelle.
Voilà mes quelques réflexions suite à l'intervention du Chef de l'Etat. J'ai volontairement passé sous silence certains sujets tel que celui des OGM, et des couacs gouvernementaux en la matière.
J'ai compris entre les lignes, tout comme un chacun je crois, que l'attitude rebelle d'une Nathalie Kosciusko-Morizet ne sera plus tolérée à l'avenir...
Globalement, j'ai surtout pris acte que cette interview a surtout consisté en une non-interview(2ème carton jaune tournant cette fois au carton rouge de la soirée): face à un Président "décomplexé", les journalistes doivent eux aussi savoir faire valoir un
comportement "décomplexé". Et ce ne fut pas le cas hier. Car hier, nous avons je crois fêté le "Beaujolais" ou le "Sarkozy" nouveau. Un vin de fête, qu'il est agréable de consommer une fois dans l'année, mais hélas un vin qui vieillit mal.
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Ingénieur en aéronautique, CV disponible sur demande. Centres d'intérêts très variés, dont la politique: sur ce point, je me définis en tant qu'adhérent "exigeant" au Mouvement Démocrate.