Vendredi 20 juillet 2007

Enfin! Enfin, on parle au sein de l'UMP avec franchise de la stratégie d'ouverture pratiquée par N. Sarkozy. Et force est de constater que ce n'est pas tout à fait la même ouverture que celle que prônait F. Bayrou...

Je me réfère pour cela à un article publié hier dans Le Nouvel Observateur, l'un des rares médias de presse écrite qui ne soit pas sous influence présidentielle. Ainsi, P. Lang, député de la Moselle a affirmé suite à une réunion organisée par N. Sarkozy afin de préparer les élections municipales: "Il a su faire passer le message de l'ouverture de façon parfaite", "quand on leur prend les meilleurs éléments (...) ça ne peut qu'affaiblir le Parti socialiste", "il nous a conseillé aux élections municipales d'avoir la même attitude, c'est-à-dire, dans nos équipes municipales, de pratiquer l'ouverture la plus large et le renouvellement le plus large possible, parce que nous devons occuper tout l'espace politique, de la gauche jusqu'à la droite".

De même, P. Devedjian en personne (vous vous rappelez, celui qui tient des propos publics/privés pour le moins limites...) a déclaré que "L'UMP va jouer naturellement très largement l'ouverture", avant d'affirmer que selon lui N. Sarkozy aurait lancé au sujet de B. Kouchner: "naturellement je l'ai pris parce qu'il était populaire! Pourquoi voulez-vous que je m'en prive? Je laisse au Parti socialiste ceux qui ne le sont pas".

Après ces différentes déclarations, peut-on encore croire à une stratégie d'ouverture dont le fondement serait de rassembler des compétences au-delà des clivages politiques?!

En moins de deux mois, N. Sarkozy a réussi la prouesse de désosser le parti socialiste: exit B. Kouchner, exit D. Strauss-Kahn, exit J. Lang. Et peut-être bientôt, exit H. Védrine. Les tentations carriéristes sont décidément bien trop fortes et doivent nous inciter à réfléchir sur les véritables motivations de nos politiques.

Heureusement, il reste un homme qui a su résister à la tentation court terme d'occuper un poste ministériel: il s'agit de F. Bayrou. Son avenir politique est certes plus incertain, mais aussi porteur d'espoir face à un monsieur triple-moi (je ne suis pas l'auteur de cette expression, mais je la trouve particulièrement pertinente), qui a visiblement décidé de tout écraser sur son passage, au risque de détruire la notion même de démocratie.

par Democratix publié dans : Paysage politique
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Samedi 14 juillet 2007

Puisque François Bayrou nous a demandé à chacun de réfléchir et de mettre sur le papier les valeurs auxquelles nous croyons, ceci afin d'élaborer une charte des valeurs pour le MoDem, j'ai décidé de m'acquitter au plus vite de cette tâche. Voici en substance le résultat de mes cogitations.


L'humanisme

L'Homme doit être au centre du projet politique, dont le but ultime doit être d'assurer son épanouissement et son bien-être. Cette notion sous-entend que s'il ne faut nullement entraver les réussites individuelles, il ne faut également que personne ne soit laissé au bord de la route. La lutte contre toute forme d'exclusion rentre donc dans ce cadre.

Le pragmatisme


Le projet politique doit être à même de s'adapter à la réalité du monde et aux contraintes ou opportunités qu'il offre: qu'il s'agisse de la mondialisation, de l'Europe. En ce sens, le projet politique ne doit être marqué par aucune idéologie préconçue (hors humanisme) qui entraverait son efficience.

La Responsabilité


Parce que nous sommes tous responsables de ce que nous lèguerons aux générations à venir, nous ne devons pas penser qu'à notre bien-être immédiat au risque d'hypothéquer celui de nos héritiers. Il en va ainsi de sujets tels que les grandes préoccupations écologiques, ou plus simplement la maîtrise de nos finances publique, ou encore le financement de nos retraites.

L'honnêteté


Parce que la politique ne peut plus exister sur la base de seules promesses "qui n'engagent que ceux qui les écoutent", parce qu'aucun des problèmes de la France ne doit être caché ou minimisé pour des raisons électoralistes, et tout simplement parce que nos concitoyens souhaitent et sont aptes à entendre la "vérité".

L'égalité


Parce que tous les citoyens ont les mêmes droits quelle que soit leur origine sociale, ethnique, voire leur orientation sexuelle (à un bémol près celui de l'homoparentalité, dont il faut encore débattre à mon sens). Les discriminations en tout genre doivent à ce titre être systématiquement combattues, qu'elles se disent positives ou négatives. De même, chacun à sa naissance doit avoir la même chance de réussir que son voisin, même si l'un est né à Paris 7ème et l'autre à Clichy-sous-Bois.

L'indépendance


Le projet politique et les femmes ou les hommes qui les animent doivent être indépendants de tout lobby, tout intérêt financier ou médiatique. C'est la condition sine qua non pour lutter contre toute forme de corruption du pouvoir et voir disparaître des pratiques si courantes par le passé, voire encore actuelles.

Le respect des autres


Parce qu'il s'agit de la condition indispensable pour pouvoir rassembler et travailler en commun, parfois au-delà des clivages politiques. Le Président est le président de tous les Français. Le Député est le député de tous les membres de sa circonscription. Le Maire est le maire de tous ses administrés. Sous cette même valeur, j'ajouterai que le citoyen ne doit pas être considéré que comme un électeur. Il est capable et bien souvent souhaite participer à la vie politique ("la vie de la cité" selon son sens étymologique).

La Liberté


Parce que c'est l'essentiel tout simplement... "Tant qu'elle ne nuit pas à autrui" comme l'affirme fort justement l'article 4 de la Déclaration des Droits de l'Homme.

par Democratix publié dans : Témoignages personnels
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Vendredi 13 juillet 2007

La "deuxième hypothèque indépassable" indiquée par François Bayrou le 3 juillet dernier pour justifier l'abstention des députés du MoDem dans le vote de la confiance au gouvernement concerne l'inquiétude légitime quand à la non maîtrise de la dette publique. Ce billet a pour objectif d'en faire un état des lieux et d'analyser les conséquences que pourront avoir les nouvelles dépenses entreprises ou à entreprendre par le gouvernement.

Etat des lieux

En premier lieu, il convient de rappeler la définition de la dette publique: La dette publique est l'ensemble des engagements financiers futurs sous formes d'emprunts de la part de l'Etat, des collectivités publiques et des organismes qui en dépendent directement (entreprises publiques, sécurité sociale…). Rappelons également que l'accroissement de la dette publique en France est directement lié au déficit budgétaire, du fait que l'Etat, depuis la création de l'Euro, ne contrôle plus l'émission de sa monnaie et n'a donc plus la possibilité de combler cette dette par des mécanismes inflationnistes. En général, le montant de la dette est exprimé en pourcentage par rapport au PIB (Produit Intérieur Brut): ainsi dans une phase de forte croissance, le montant de la dette en valeur absolue peut augmenter alors que son ratio par rapport au PIB reste constant. Aussi est-il intéressant de constater que sur la période 1997-2001, la dette est restée stable - et a même légèrement diminuée - pour atteindre un niveau d'environ 56% du PIB, malgré le surcroît de dépense publique engendré par la mise en place des 35 heures. Le problème de la dette devient donc prépondérant et inquiétant lorsque la croissance faiblit, ce qui est le cas depuis 2002.

Sans vouloir effrayer les âmes sensibles, voici les chiffres actuels: à fin mars 2007 le montant total de la dette publique s'élevait à 1176 milliards d'euros, soit environ 65% du PIB. Soit pour une population française dont on peut projeter le recensement en 2007 à environ 63,5 millions d'habitants, une "dette individuelle" égale à 18500 euros. Chaque enfant qui naît en 2007 se voit donc attribué dès sa naissance, un passif équivalent. Les seuls intérêt de remboursement de la dette coûtent à la France chaque année environ 40 milliards d'euros, soit environ 15 % du budget de l'Etat, ou encore plus de 70 % du montant collecté par l'Impôt sur le Revenu. Pour ces raisons, du fait de la responsabilité que nous portons vis-à-vis des générations futures et de notre engagement européen, François Bayrou avait lors du 1er tour des élections présidentielles placé la maîtrise de la dette au centre de son programme.

L'impact du programme présidentiel de N. Sarkozy

Alors que "le paquet fiscal" est en cours d'adoption à l'Assemblée Nationale, pour un coût projeté de 13 milliards d'euros (alors que des experts avaient initialement tablé sur une fourchette comprise entre 11 et 14 milliards d'euros), on peut raisonnablement penser que le coût total du programme présidentiel sera au minimum de 50 à 60 milliards d'euros. Inutile de dire que nos amis européens ont semble t-il très bien compris que l'objectif qui avait été établi en commun de ramener en 2010 le déficit public à 0 et la dette à 60% du PIB ne sera pas rempli par la France. N. Sarkozy s'est voulu rassurant devant nos partenaires il y a quelques temps, en fixant 2010 comme un objectif et 2012 comme une obligation de résultat...

Il est quand même stupéfiant de constater que par cette manie dépensière, non seulement la France renie l'engagement qu'elle avait pris il y a quelques mois devant l'Union Européenne par l'intermédiaire de T. Breton, mais en plus elle devient le seul pays à ne plus respecter cet engagement (il faut constater toutefois que la situation italienne suscite des incertitudes). Comment faire comprendre cela à d'autres partenaires européens, tels que les pays de l'Europe de l'est, qui pour certains ont réalisé ces dernières années des efforts drastiques pour répondre aux contraintes de l'Euro? Une fois de plus, la France fait cavalier seul...

Par ailleurs, toute la stratégie de N. Sarkozy repose sur une relance de l'économie qui devrait permettre à l'horizon 2012, les cotisations sociales rentrant en masse, d'augmenter considérablement les recettes de l'Etat. Que penser de cette stratégie? N'est-ce pas faire un pari sur la croissance dont hélas nous ne sommes pas les seuls déterminants puisque comme chacun le sait, dans un contexte de mondialisation, la croissance française est fortement liée à la croissance mondiale, et plus particulièrement à celle de la zone euro?

Bien sûr des parades existent, même si elles seront insuffisantes, pour faire rentrer de l'argent dans les caisses de l'Etat sans augmenter les impôts directs. Que n'a t-on et que ne risque t-on pas encore de parler de la TVA dite sociale? Mais est-il moralement juste de faire payer certains cadeaux fiscaux, ou encore une mauvaise gestion de la sécurité sociale, par les consommateurs lorsque l'on sait que la TVA est l'impôt le plus injuste qui soit, pénalisant plus particulièrement les foyers les plus défavorisés, ceux qui consacrent leur budget à la consommation plutôt qu'à l'investissement?

par Democratix publié dans : Paysage politique
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Dimanche 8 juillet 2007
Le 3 juillet dernier, à l'issue de la déclaration de politique générale du Premier Ministre, François Bayrou a dénoncé devant la représentatiton nationale "deux hypothèques indépassables" justifiant son abstention dans le vote de la confiance au gouvernement. Parmi ces deux hypothèques, figure la concentration des pouvoirs au sommet de l'exécutif, incompatible de la modernisation de nos institutions. De fait, comme chacun aura pu le constater, le Président de la République est aujourd'hui omni-présent dans la vie politique française, il s'occupe de tout, décide de tout. C'est une première, un nouveau style de "management" que l'on pourrait aisément comparer à celui d'une entreprise, dont certains jugeront qu'il favorise l'action au détriment de l'immobilisme, et d'autres - par sagesse - considèreront qu'il porte en lui de graves dangers. Pour analyser exhaustivement cette problématique, je pense qu'il faut successivement en étudier les causes profondes, la façon dont cet hyper-pouvoir s'est en pratique (très) rapidement mis en place, les conséquences qu'il pourrait avoir sur l'avenir de notre vie politique et enfin les remèdes envisageables.

Les causes profondes: il me semble qu'on touche là directement aux institutions de la Vème République, telles qu'elles ont été voulues par le Général de Gaulle, et telles qu'elles ont été amendées par la mise en place du quinquennat et l'inversion du calendrier électoral. Qui saurait-dire aujourd'hui, au regard de ses institutions, sous quel type de régime la France est placée? Un régime parlementaire, tel qu'est supposée être la Vème République suppose une séparation souple du pouvoir exécutif et du pouvoir législatif. Mais est-ce encore le cas depuis que les calendriers des élections présidentielles et législatives sont synchrones? De fait, il n'y a plus aujourd'hui de réelle séparation pratique entre pouvoirs exécutif et législatif. Alors quel nom donner à ce nouveau régime, unique en Europe?

Nicolas Sarkozy, l'hyper-Président: loin de se contenter de ce que certains avaient pu qualifier de "dérive monarchique" de nos institutions ces dernières années, N. Sarkozy, de par sa personnalité, a fortement amplifié le phénomène. En s'abstenant de respecter l'article 20 de la constitution qui stipule que "le gouvernement détermine et conduit la Politique de la Nation", en rabaissant le rôle du Premier Ministre à celui d'interlocuteur privilégié avec le Parlement, en mettant en place des structures Elyséennes destinées à contrôler et même diriger l'action du gouvernement, en diminuant le pouvoir intrinsèque de certains ministères régaliens tels que le Ministère de l'Economie et des Finances ou le Ministère de l'Intérieur. Pire encore, sous couvert d'une volonté d'ouverture qu'il avait pourtant fortement condamnée durant la campagne de premier tour des élections présidentielles, N. Sarkozy a fait en sorte de "tuer" toute opposition politique. Force est de constater que même au sein de l'UMP, la mise en place d'une direction collégiale poursuit ce même but, à savoir empêcher la naissance de toute opposition.

Les risques: les risques liés à de telles pratiques sont bien évidemment nombreux et hélas bien réels. En premier lieu, la concentration des pouvoirs entre les mains d'un seul homme laisse naturellement envisager la notion "d'abus de pouvoir", notamment lorsque ce dernier, du fait de ses nombreuses amitiés médiatico-financières, est soupçonné de "commander" à 90 % de la presse écrite ou audiovisuelle. En second lieu, il suffit d'observer le déroulement de la négociation sur la Réforme des Universités pour se rendre compte des effets pervers d'un tel système. L'intervention directe du Chef de l'Etat sur ce dossier laisse augurer que désormais, en cas de contestation lors de la mise en place de réformes, ni le Ministre en charge, ni le Premier Ministre ne seront plus considérés comme des interlocuteurs légitimes. Tout le monde voudra directement discuter avec le Président, celui qui a le vrai pouvoir de décision... En troisième lieu, il convient d'imaginer quel serait l'impact d'un blocage majeur sur un projet de Réforme dans le futur: le Président s'affichant en première ligne, il ne lui serait plus possible comme l'ont fait traditionnellement ses prédécesseurs d'utiliser son gouvernement comme un fusible. Enfin, et c'est me semble t-il le plus important, du fait du mélange des genres entre pouvoirs exécutif et législatif, le Parlement devenant une simple "Chambre d'Enregistrement", l'opposition ne disposera plus de moyen institutionnel pour s'exprimer. Dès lors, le seul moyen d'expression de son mécontentement restera celui de la Rue...

Les remèdes: la solution qui s'impose en toute logique consiste à ramener le débat législatif là où il doit naturellement avoir lieu, c'est à dire au Parlement. En ce sens, le rôle du Parlement doit être renforcé, sa représentativité doit être améliorée aussi. La mise en place d'une dose importante de proportionnelle, voire d'une proportionnelle intégrale à l'Allemande, doit être instaurée, afin que le Parlement redevienne un véritable lieu de débat. Des instances de contrôle de l'action gouvernementale doivent aussi être mises en place. Malheureusement, nombre de ces remèdes ne pourront être mis en oeuvre qu'à un horizon de 5 ans au plus tôt. Dans l'attente, une seule mesure me semble être réellement adéquate pour éviter un potentiel désastre: que le Président de la République prenne pleinement conscience de son rôle, à savoir servir la Nation et non pas promouvoir sa propre image ou "tuer" politiquement ses adversaires.
 
par Democratix publié dans : Paysage politique
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Mercredi 4 juillet 2007

Hier après-midi à l'Assemblée Nationale, F. Fillon a exposé lors d'un discours d'un peu plus d'une heure, sa déclaration de politique générale devant nos élus. Figure imposée de notre Vème République, cet exercice a de tout temps été considéré comme délicat pour chaque nouveau Premier Ministre investi. On nous avait annoncé des surprises, force est de constater que surprise il n'y eut pas, sauf à considérer comme telle la part importante dédiée à la politique extérieure de la France, rompant ainsi avec la tradition des dernières législatures: le Premier Ministre mène la politique intérieure du pays, sa politique extérieure restant un domaine réservé du Chef de l'Etat. Le porte-parole de l'Elysée, D. Martinon, l'avait annoncé dans un élan pour le moins maladroit: le Premier Ministre "n'aura pas à faire preuve de beaucoup d'imagination". Ce fut effectivement le cas.

Suite à la longue déclaration de F. Fillon, les Présidents de groupes parlementaires à l'Assemblée ont pu largement s'exprimer, avant qu'il ne soit procédé à une séance d'explication des votes. Du fait que le Mouvement Démocrate n'a pas de groupe parlementaire à l'Assemblée, ce n'est que de cinq minutes de temps de parole dont a disposé François Bayrou pour expliquer les raisons du vote abstentionniste des députés du MoDem. Non sans avoir rappelé au préalable que si le mode de scrutin des législatives avait été conforme à celui qui est pratiqué outre-Rhin, ce ne sont pas 4 députés MoDem qui auraient été élus, mais 61 au vu du score réalisé par ce dernier lors du premier tour des dernières législatives, mettant ainsi à nouveau le doigt sur le problème bien réel que pose ce qu'on qualifie habituellement, de façon bien trop optimiste voire aveugle, "la Représentation Nationale".

Alors que les deux groupes parlementaires de gauche (PRG et SRC) avaient, sans surprise, décidés de voter contre la confiance au Gouvernement et alors que les deux groupes parlementaires de droite ou ralliés à la droite présidentielle (UMP et Nouveau Centre) avaient, sans surprise non plus, décidé de voter la confiance au Gouvernement, François Bayrou, au nom du MoDem, s'est lui abstenu, démontrant ainsi, s'il est toutefois encore nécessaire de le rappeler, la totale indépendance du Mouvement Démocrate vis-à-vis des deux gros "blocs" politiques en place.

Quelles sont les raisons qui ont motivé cette abstention?

François Bayrou a rappelé qu'il jugeait constructifs et nécessaires nombre d'engagements pris par le Gouvernement, insistant tout particulièrement sur d'une part la Réforme des Universités - mais qui toutefois lui semble moins ambitieuse que promis -, et sur d'autre part le "Small Business Act à la Française" destiné à soutenir nos Petites et Moyennes Entreprises. Mais il a aussi noté que le discours du Premier Ministre souffrait de "deux grandes hypothèques indépassables":

- la contradiction entre le nombre pléthorique des mesures annoncées, leur coût et la volonté affichée par le Gouvernement de réduire la dette de la France,

- la concentration des pouvoirs au sommet de l'exécutif, incompatible avec la modernisation des institutions.

J'essaierai dans les jours qui viennent d'expliciter plus précisément dans deux billets séparés, quelles sont exactement ces deux "hypothèques", et quelles pourraient être leurs conséquences néfastes à terme pour la France.

par Democratix publié dans : Mouvement Démocrate
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Profil

  • : JF le démocrate
  • : Homme
  • : Normandie
  • : Ingénieur en aéronautique, CV disponible sur demande. Centres d'intérêts très variés, dont la politique: sur ce point, je me définis en tant qu'adhérent "exigeant" au Mouvement Démocrate.

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