Mercredi 23 avril 2008

Image Reuters

Dans l'attente de l'intervention télévisée qu'il tiendra demain, la côte de popularité du Chef de l'Etat ne cesse de chuter. Ainsi selon un sondage CSA, dont le Nouvel Observateur s'est fait le rapporteur, seulement 28% de nos concitoyens (contre 30% en mars) sont aujourd'hui satisfaits de l'action de Nicolas Sarkozy. Visiblement le miracle Carla, s'il a bien été enregistré outre-manche, n'a pas encore produit d'effets en France. La cause en est peut-être une différence de culture, la France demeurant un pays très terre-à-terre, dans lequel la "pipolisation" n'a pas encore trouvé sa place. Tant mieux oserais-je dire! Que celui qui n'a jamais lu Paris-Match (et pas seulement chez son coiffeur ou son médecin), Voici ou Gala, me jette néanmoins la pierre...

Nous sommes je crois tous intéressés par ces informations "people" qui font le succès de certains magazines. Mais je crois que nous Français possédons une particularité: celle de bien faire la distinction entre ce qui consiste en un divertissement de vacances, et la réalité pragmatique de la situation de notre pays. Profondément individualistes, ce qui n'est pas forcément qu'une qualité d'ailleurs, nous regardons avant tout devant notre porte. Nous aimons le show, le spectacle, mais tant que celui-ci ne nous touche pas directement. Et en ce sens, la majorité d'entre nous condamne aujourd'hui la 1ère année de présidence d'un Nicolas Sarkozy qui a voulu assumer un "règne" par trop "bling bling", bien trop éloigné de la réalité de la vie de nos compatriotes. Il faut en effet savoir que le salaire médian des Français est de l'ordre de 1500 euros mensuels, pas de quoi se confectionner une collection de Rolex...

Nicolas Sarkozy a cru qu'il pouvait diriger notre pays à "l'américaine" - avec peut-être 10 ans de retard d'ailleurs -, grave erreur selon moi. L'Histoire française est trop riche pour que cette stratégie ait un quelconque espoir de réussite dans notre pays. Bien sûr, suite à la défaite des municipales, ce dernier "a changé": je crois pour le coup qu'il ne s'agit pas seulement d'une déclaration de bonnes intentions, mais que Nicolas Sarkozy a réellement décidé de changer son mode de gouvernance de notre République. Changement obligé, car la révolte gronde de toutes parts: l'opinion publique en premier lieu, qui de mémoire n'a jamais autant désavoué de la sorte un Président sous la Vème République au bout d'une année de mandat. Les élus de la nation ensuite, en particulier nos députés qui se considèrent mis à l'écart de toute décision politique. Et qui ont sans doute grand peine à expliquer à leurs administrés des décisions auxquelles ils ne sont nullement associés.

Nicolas Sarkozy est probablement l'un des hommes politiques les plus fascinants de ces cinquante dernières années: en ce sens je crois que seuls le Général de Gaulle et à un certain degré François Mitterrand peuvent lui faire concurrence. Fascinant, en ce sens qu'il a su grâce à une campagne présidentielle exemplaire et tactiquement quasi-parfaite, s'assurer une large victoire en mai 2007. Il a su susciter l'espoir, râtisser très large au niveau des électeurs (quitte à ramener à lui des électeurs du Front National, non pas en les ramenant dans le "rang", mais en les attirant à lui par le biais de thèmes tout à fait discutables tels que celui de l'Identité Nationale). Un merveilleux tacticien donc, mais un piètre stratège selon moi.

La stratégie affichée qui se voulait de gouverner la France de la même façon qu'un PDG exerce sa direction autocratique sur une entreprise était je crois de toute façon vouée à l'échec. Comment un homme aussi intelligent n'a t-il pas su s'en rendre compte? Aveuglement de la quête du pouvoir? Manque de conseillers capables autour de lui de "le remettre dans le droit chemin"? Il est vrai que le caractère autoritaire de notre Président doit désespérer nombre de ses collaborateurs...

Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy est à l'orée d'un chemin: ça passe ou ça casse. Preuve à lui de nous démontrer demain soir qu'il est réellement capable de changement, une bonne foi (non, je n'ai pas fait de faute d'orthographe...) pour toutes. Qu'il n'aspire plus à être le monarque qu'il rêvait peut-être de devenir. Je ne doute aucunement que l'homme a les compétences rhétoriques pour convaincre. Mais si j'avais personnellement un seul conseil à lui donner, ce serait de se rappeler d'une date ô combien
importante et fondatrice dans notre Histoire: le 14 juillet 1789... Une date symbolique que les Français n'oublieront jamais.
par JF le démocrate publié dans : Paysage politique
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Lundi 21 avril 2008

Photo: Le Monde

Chacun aura pu le constater, les relations entre la France et la Chine se sont tendues depuis le désastre qu'a constitué le passage de la flamme olympique à Paris. D'un côté, il y a eu des excès: l'athlète chinoise handicapée Jin Jing a été malmenée dans notre capitale. Et en ce sens, il est normal que le Chef de l'Etat lui ait adressé une lettre de solidarité. De l'autre côté, il y a encore des excès: ainsi ces manifestations anti-françaises menées par la population chinoise devant les enseignes Carrefour. Comme quoi, le droit de manifestation existe bien en Chine, ... tant qu'il est orienté dans un sens qui convient à son gouvernement.

La
décision que vient de prendre Bertrand Delanoë et le conseil de Paris, décision qui consiste à faire du Dalaï Lama un "citoyen d'honneur" de la ville de Paris, ne me semble pas aller dans le sens de l'appaisement, et d'ailleurs ne me semble pas aller dans le bon sens tout court.

Il faut en effet savoir ce que nous voulons: nous savons tous et ce depuis longtemps que la Chine est placée sous le régime d'une dictature. Le monde occidental essaie, pas à pas, de faire évoluer les choses dans ce pays qui pourrait se révéler être une véritable bombe vis-à-vis de l'équilibre géopolitique du monde. Ne nous leurrons-pas, la Chine, ce n'est ni l'Irak, ni l'Iran. Ce pays ne "boxe" pas dans la même catégorie.

Alors que voulons-nous aujourd'hui, nous Français? Entrer dans un conflit, une espèce de guerre froide avec un pays qui démographiquement pèse 20 fois plus que nous, ou calmer un peu un jeu qui s'est trop emballé ces derniers temps? La pression française sur le gouvernement chinois doit être graduée, le gouvernement assurant - je l'ai déjà écrit dans un précédent billet - le rôle de "garde-fou" vis-à-vis de l'opinion publique. Le garant de la REAL POLITIK.

Comme je l'ai déjà affirmé, si boycott des jeux olympiques il devait y avoir, il serait infiniment préférable que ce boycott soit le fruit de la volonté des athlètes français, et non pas du gouvernement. Mais ce scénario s'oppose pour une grande part à la loi du "sport-business".

Car les risques sont grands à vouloir s'opposer à tout prix à la Chine:

- risque pour notre économie nationale en premier lieu,
- risque d'engendrer une nouvelle période de guerre froide si l'ensemble de l'occident se positionnait contre le gouvernement chinois.

On peut bien sûr regretter la décision prise par le CIO en 2001 de confier l'organisation des J.O de 2008 à une dictature. Lorsqu'au niveau mondial, on sera enfin capable d'anticipation, ce sera assurément un progrès majeur pour l'humanité.

Peu importe quelque part le chemin qui sera emprunté. Entre la quête de l'idéal du respect des Droits de l'Homme et la Real-Politik, je ne voudrais personnellement pas avoir à trancher. Mais je crois qu'il faut que tout un chacun soit bien conscient des enjeux relevant de tel ou tel comportement. La Chine est le pays le plus peuplé au monde (20 à 25% de la population mondiale), placé sous un régime dictatorial, et possédant l'arme nucléaire. N'oublions jamais ça. On ne peut pas jouer avec la Chine...
par JF le démocrate publié dans : International
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Dimanche 20 avril 2008
En attendant la prochaine intervention du Chef de l'Etat, et en espérant qu'elle soit consacrée principalement au grand sujet d'actualité qui "fâche" - la baisse du pouvoir d'achat -, voici quelques conseils, que certains pourront parfois considérer comme immoraux, afin d'optimiser le pouvoir d'achat des plus pauvres. Ces conseils ne concernent bien évidemment pas les personnes aisées financièrement, qui je l'espère se feront un point d'honneur à faire tourner l'économie française en ces temps difficiles. Pour ce qui concerne les personnes démunies en revanche (retraités, chômeurs, smicards, ...), la logique qui m'anime va totalement à l'encontre du slogan présidentiel "Travailler plus pour gagner plus", en se rapprochant davantage du "Consommer moins pour dépenser moins". En ce sens, cette logique s'oppose radicalement à l'idée qui consiste à vouloir relancer la croissance par la consommation, donc n'est aucunement compatible de la politique économique du gouvernement actuel, qui chacun aura pu le constater aujourd'hui n'est guère, hors promesses électorales non tenues à ce jour (par exemple l'augmentation de 25% du minimum retraite, et cela touche en particulier mes parents), orientée vers les couches les plus défavorisées de notre société. Certains pourraient vouloir m'accuser de cynisme, voire me conseiller de retourner habiter chez mes parents, selon eux bobos dans "l'ouest parisien": libre à eux. Certains autres en revanche savent qu'aujourd'hui je suis particulièrement concerné par le problème du pouvoir d'achat, en attendant des jours meilleurs.

Je crois profondément que le fonctionnement de notre société, l'amélioration de la croissance dans notre pays - outre le contexte international -, passe par une simple exigence: celle de concilier les intérêts individuels avec l'intérêt collectif. La mise en place de mesures telles que le bouclier fiscal ou l'exonération des droits de succession, deux composantes du désormais trop célèbre "Paquet fiscal", ont considérablement amélioré le sort de certaines de ces individualités. J'espère que ces dernières, généralement aisées financièrement, sauront prouver leur reconnaissance, en consommant à tout va. Pour ce qui concerne les autres, je ne peux que préconiser de suivre les quelques règles de consommation édictées ci-après.

1. Le logement

Part importante, souvent prépondérante dans le budget des familles, il est très difficile de lutter contre ce poste de dépenses. Que l'on soit locataire ou en cours d'accession à la propriété, je décourage en effet fortement d'arrêter de payer ses traites ou son loyer. Les bénéfices seront sûrement importants à court terme, mais rapidement ils devraient vous occasionner de gros ennuis... Il est en revanche un domaine vis-à-vis duquel il est possible de faire des économies: c'est celui des fournitures énergétiques afférentes à votre logement. Une bonne gestion de votre chauffage (surtout s'il est électrique) vous permettra par exemple de réaliser des économies substantielles. En outre par ce geste, vous contribuerez à votre niveau à la sauvegarde écologique de notre planète.

2. La voiture

La voiture est devenue un luxe aujourd'hui. Pour ceux qui peuvent s'en passer (je pense en particulier aux habitants des grandes aglomérations et tout particulièrement aux franciliens), ce poste peut constituer l'objet d'économies considérables. Pour les autres, ceux qui ont absolument besoin d'une voiture, je préconise devant la hausse du prix du pétrole, de suivre la doctrine suivante - autant que c'est possible naturellement -: "la meilleure place pour une voiture, c'est de rester garée sur un parking". Là encore, non seulement vous ferez des économies, mais en plus vous contribuerez à la sauvegarde de notre planète. Bref, c'est du gagnant-gagnant, ... sauf bien entendu pour les industries pétrolières qui enregistrent des profits records (12 milliards d'euros en 2007 pour Total).

Si vous devez vous déplacer à tout prix en voiture, voici 3 conseils que je préconise:

- Faire la chasse au prix minimum des carburants. Eviter d'en prendre sur les autoroutes. Certaines enseignes de grande distribution (Carrefour et surtout Leclerc pour ne pas les nommer) se sont faits une spécialité dans le "discount" des carburants.

- Eviter tant que faire se peut les autoroutes: les prix des péages sont aujourd'hui particulièrement dissuasifs. Certes il est très commode d'utiliser l'A14 en région parisienne, souvent déserte d'ailleurs, mais n'oublions pas qu'elle comporte le péage probablement le plus cher de France. L'autoroute présente néanmoins des avantages en matière de sécurité, avantages qui ne sont pas conférés par les routes nationales. Ainsi, si vous décidez quand même de prendre cette dernière, je vous recommande d'adopter une vitesse limitée: vous verrez qu'en roulant à 110-120 km/h, plutôt que les 130-140 km/h enregistrés en moyenne, vous ferez des économies importantes en carburant pour une perte de temps somme toute assez faible. En outre, vous éviterez le piège des radars, ceux qui vous sanctionnent souvent parce que vous avez dépassé de 2 ou 3 km/h la vitesse maximale autorisée...

- Les huiles moteurs sont aujourd'hui d'une qualité et d'une longévité incomparables avec ce qui pouvait exister en la matière il y a une vingtaine d'années. A chacun de se forger sa propre politique d'entretien de son véhicule, mais ce fait mérite d'être noté.

3. L'alimentation

Les prix flambent aujourd'hui. Ce n'est un secret pour personne et aucunement un phénomène national mais mondial. Inutile de revenir en arrière, même si l'on peut regretter le manque absolu d'anticipation de notre monde en la matière (le développement des bio-carburants en constitue la caricature), il faut savoir s'adapter. Les pâtes et le riz ont considérablement augmenté? Peu importe, ces produits sont encore la base d'une alimentation saine et économique. Gare aux fruits et légumes en revanche: quand je vois que dans ma ville, malgré la fréquentation de 3 super/hypermarchés, il est impossible de trouver des tomates sans aucun goût à moins de 2 euros 10 le kg...

Une sélection drastique est à faire. Les carottes constituent je crois en ce sens un bon investissement. En plus, il paraît que ça rend aimable... Au niveau viande, les volailles et le porc restent abordables. Mais quand je parle de volailles, je pense aux premiers prix, c'est à dire à celles qui sont élevées en batterie. Il faut parfois, par nécessité, savoir jeter un voile pudique sur ses propres convictions. Il s'agit là d'une question de survie.

3 conseils me paraissent essentiels si vous voulez minimiser votre budget alimentaire:

- Faites l'essentiel de vos courses en hypermarché, attardez-vous sur les rayonnages qui se trouvent tout en bas, ceux qui nécessitent que vous vous baissiez pour pouvoir les atteindre: non seulement cela vous fera faire un peu d'exercice physique, mais vous y découvrirez des produits nettement moins chers que les produits de marque. Selon moi, la différence gustative ne justifie la plupart du temps aucunement la différence de prix. Entre l'excellence du goût et les économies il faut savoir choisir. Personnellement, hormis certains produits, j'ai fait ce choix depuis longtemps déjà. A chacun de se forger, en fonction de ses exigences de goût et de ses capacités financières, sa propre opinion en la matière. Mais si vous faîtes partie des démunis, je vous déconseille fortement d'aller faire vos courses chez
Fauchon ou chez Lenôtre (dont les pâtisseries sont par ailleurs excellentes, j'ai déjà testé pour vous, ... mais pas vraiment données...)

- Faites la chasse aux promotions, si toutefois votre emploi du temps le permet (ce qui n'est pas forcément compatible avec le "Travailler plus pour gagner plus"). Si vous pouvez fréquenter régulièrement des super/hypermarchés, vous vous rendrez compte que des produits qui sont très proches de leur date limite de consommation sont bradés: le rabais étant très souvent de 50%.

- N'hésitez pas à faire la cuisine et sourtout à éviter le gaspillage! Pour cela un peu de créativité s'impose, parfois au risque d'aller droit au devant de l'échec gustatif. Mais c'est un tel gâchis que de devoir mettre à la poubelle des produits alimentaires... Veillez simplement à ce que votre nourriture soit équilibrée. C'est l'essentiel pour votre santé et celle de vos enfants.

4. L'équipement de la maison

Voici un sujet ô combien délicat! Très souvent en effet, les appareils de marque totalement inconnue, importés de je ne sais où, se montrent peu fiables à l'usage. Dans ce domaine, je crois qu'il faut savoir suivre l'adage: "le moins cher n'est pas forcément le meilleur marché". Peu importe, les équipements de marque sont trop chers? N'allez surtout pas vous engager dans les désormais trop célèbres "crédits à la consommation", qui peuvent rapidement devenir une source de surendettement. Des magasins de vente d'occasion se développent à tour de bras. Autant, en tant que vendeur vous ne gagnerez pas grand chose à aller "brader" les ustensiles dont vous n'avez plus besoin, autant en tant qu'acheteur vous pourrez souvent y trouver votre compte. Et ce d'autant que souvent ces équipement de seconde main sont assortis d'une garantie.

En ce qui concerne la garantie, s'il vous prenait l'envie d'acheter un appareil neuf, je déconseille (mais cela n'est qu'un avis personnel) de succomber aux charmes de l'extension de garantie à 5 ans, souvent fort onéreuse. Il faut savoir en effet que la loi française, et c'est une de ses particuliarités, présente une garantie automatique contre "le vice caché". Ce qui signifie que si votre appareil devient défaillant avant sa date limite normale de vie (qui doit être déterminée par le constructeur), vous pouvez faire valoir vos droits. Bien entendu, il vous faudra mener un rude combat juridique pour cela... A vous de voir quelles sont vos priorités.

5. Les cigarettes

Si tout comme moi, vous êtes accros à la "cloppe", et que vous ne vous sentez pas l'âme de décrocher définitivement, il existe un seul moyen pour ménager votre budget: réduire le plus que possible votre consommation. Non seulement vous ferez des économies, mais en plus vous hypothèquerez moins votre santé.
Pour ceux qui apprécient de fumer le cigare: laissez donc cela aux riches et aux parvenus! (j'ai bien un exemple qui me vient en tête depuis la lecture d'un certain livre, mais autant ne pas le citer...)

6. L'habillement

Bien sûr, si vous avez les moyens, vous pouvez vous habiller en Cerruti (je l'ai déjà fait) ou autres grandes marques... Vous pouvez aussi porter des Rolex, voire les collectionner. Mais il faut savoir à ce propos que nombre d'autres marques de montres, à des prix bien plus abordables, donnent l'heure aussi précisément, sans pour autant sembler ringardes. A vous de choisir, en fonction de votre volonté de "paraître".
Je ne conseillerais pas de magasins en particulier, mais nous savons tous que l'on peut se procurer des "fringues" ou des chaussures correctes à telle ou telle enseigne, sans pour autant arborer cet horrible crocodile "Lacoste" (encore une opinion très personnelle), ou se présenter avec des chaussures aux pieds signées "Berlutti".

7. Les équipements de loisir

Par équipements de loisir, j'entends essentiellement parler des CD audio, des DVD et des livres. Il est clair que leur prix aujourd'hui est démesuré par rapport à leur coût de revient. Sauf à vouloir faire la fortune de nombreux intermédiaires marketing ou publicitaires, je vous recommande les conseils suivants:

- Les CD audios sont beaucoup trop chers. Autant s'en priver! La radio peut efficacement les remplacer. Je vous déconseille formellement de télécharger en revanche des MP3 sur internet, vous risquez en effet de voir suspendre votre connection internet, depuis le récent accord conclu entre les "Majors", les opérateurs FAI et ... l'Elysée. Bien entendu, si vous voulez contribuer à faire la fortune de J. Halliday, à subventionner des fêtes tropéziennes auxquelles vous ne participerez probablement jamais, libre à vous.

- Pour les amoureux du cinéma dont je fais partie, il faut noter que le prix des places de cinéma est également de plus en plus cher. 8 euros 90, c'est ce que m'a coûté le visionnage en salle du dernier film en vogue "Bienvenue chez les Ch'tis", un film largement surévalué selon moi. Alors quelles parades face à cette inflation galopante? En premier lieu, vous pouvez faire la chasse aux DVD anciens, ceux dont les frais de marketing ont été amortis depuis longtemps. En fonction des stocks, vous pourrez souvent trouver des chefs d'oeuvre, pour la modique somme de 9 euros 90. En second lieu, une fréquentation assidue d'un vidéo club vous permettra de louer des DVD récents pour le prix moyen de 2 euros. Outre un simple visionnage, si vous poussez le vice jusqu'à aller vouloir vous faire une copie de tel ou tel DVD pour vos soins, il faut savoir qu'il existe des logiciels disponibles en libre téléchargement sur Internet, capables de briser toutes les protections modernes anti-copie. Il va de soi que c'est une pratique que je ne recommande pas et que je ne mets pas en pratique non plus (tant pis pour ceux qui me traiteront d'hypocrithe!)

- Pour ce qui est des livres, il n'existe pas à ce jour de combine pour contourner le prix (assez cher) des nouveautés. Pour voir le prix baisser, il faut forcément attendre que tel ou tel best-seller soit édité en collection de poche...

8. Les week-ends et les vacances

Je n'ai pas spécialement de conseil à donner en la matière. Tout au plus, je voudrais rappeler que le ski, c'est un peu comme le vélo, ça ne s'oublie pas. Alors, il vaut souvent mieux attendre simplement des jours meilleurs... En attendant, le roller peut faire l'affaire, à condition de ne pas habiter une ville emplie de pavés!

Pour le cas particulier des week-ends, pourquoi ne pas prendre pour référence le film à l'énorme succès "Bienvenue chez les Ch'tis". Le film se déroule dans la ville de Bergues. Quand on habite à Bergues, on peut soit décider d'aller passer le week-end à Juan-les-Pins ou à Ramatuelle, soit se contenter de rejoindre les plages du Nord, à Malo-les-Bains (dont, entre parenthèses, mon arrière grand-père fut maire pendant près de 40 ans), à Zuydcoote ou Bray-Dunes (où il y a de très belles plages et beaucoup d'histoire à découvrir), à moins de faire carrément une excursion en Belgique flamande. Le tout n'étant éloigné que de 10 à 30 km... C'est juste une question de choix, en fonction de ses moyens, de ses ambitions aussi.

9. Conclusion

J'ai essayé lors de ce billet de vous démontrer que par des pratiques appropriées, on peut survivre, du moins momentanément, à la société de consommation. Je me rappelle que lorsque j'habitais à Paris, alors tout jeune ingénieur, j'avais un jour donné une pièce de 10 francs à un SDF. Celui-ci m'avait dit qu'à moins de gagner 30.000 francs par mois, on ne pouvait pas décemment vivre à Paris. C'était en 1992... Je me rappellerai toujours de ces propos, car il est vrai que malgré mon salaire de cadre débutant, j'avais parfois du mal à joindre les deux bouts...

Nous sommes entrés dans une société de consommation à outrance; non seulement celle-ci laisse nombre de nos compatriotes au bord de la route, mais de plus à y réfléchir un peu plus profondément, on se rend compte à quel point elle est futile. Elle s'immisce parmi nous, tel le rêve américain a pu submerger les Etats-Unis. Aujourd'hui, je crois que ces derniers sont en train d'en revenir d'ailleurs, ou du moins de prendre certaines distances avec celle-ci. A ce titre, en tant que cinéphile, je ne peux que conseiller à mes lecteurs le visionnage du film "
American Beauty". American Beauty, ou la fin du rêve américain... Il est simplement dommage que ce soit ce modèle déjà périmé, qu'avec 10 ans de retard on essaye aujourd'hui de nous imposer en France.
par JF le démocrate publié dans : Témoignages personnels
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Jeudi 17 avril 2008
Ci-après un texte transmis pas Eric Lafond, candidat aux municipales à Lyon, texte cosigné par 23 candidats MoDem aux municipales dans des villes de plus de 100.000 habitants.


Non, François Bayrou n’est pas seul.

A l’aune de certains commentaires ou aux vues des déclarations de quelques nostalgiques de l’UDF,
les français pourraient croire François Bayrou isolé. Il serait barricadé avec quelques irréductibles
dans la forteresse de ses convictions et de son ambition.

L’image est plaisante mais nous voulons dire combien elle est fausse. Nous qui avons conduit des listes Modem dans 24 villes de France de plus de 100 000 habitants affirmons ici combien les convictions et les ambitions portées par le président du Mouvement Démocrate sont partagées. Nous incarnons la nouvelle génération annoncée pendant la campagne présidentielle.

Nous sortons du clivage gauche-droite, nous n’acceptons pas les vieilles recettes qui usent la foi de nos concitoyens en la démocratie, nous proposons un modèle de développement économique mieux partagé, nous choisissons le développement durable et l’Europe est notre horizon politique.

Nous avons montré, dans cet exercice politique fondateur que sont les élections municipales, notre
capacité à rassembler des équipes et à porter un projet différent de ceux du PS et de l’UMP. Certes
les résultats sont parfois en deçà des objectifs mais nous sommes tous conscients d’avoir posé les
fondations.

Le Mouvement Démocrate est une organisation naissante, encore dans la transition avec la structure
héritée de l’UDF et son fonctionnement n’est pas exempt d’erreurs et de ratés. Pour autant, grâce à
l’enthousiasme des militants, notre mouvement s’est installé dans le paysage politique à l’occasion
de ces élections et nous comptons aujourd’hui un bon nombre élus, reconduits ou nouveaux. Aussi sommes nous prêts à prendre nos responsabilités et notre part dans l’organisation à construire pour demain.
Notre engagement politique n’est en effet pas éphémère et nous sommes aux côtés de François Bayrou. Il a eu la lucidité d’ouvrir un nouvel espace politique et de dessiner les contours d’une France apaisée, ambitieuse et respectueuse de ses idéaux. Nous la bâtirons avec lui.

Eric Lafond (Lyon), Philippe Berta (Nîmes), Christophe Hénocq (Argenteuil), Jean-Jacques Belezy
(Limoges), Mireille Alphonse (Montreuil), Sylvain Canet (Boulogne-Billancourt), Yannick Leflot-
Savain (Amiens), Philippe Gonon (Besançon), Gilles Artigues (St Etienne), Benoit Blineau (Nantes),
Philippe Lailler (Caen), Hervé Cael (Nice), Chantal Cutajar (Strasbourg), Caroline Ollivro (Rennes),
Bruno Ravaz (Toulon), Dominique Fanal (Le Mans), Clotilde Ripoull (Perpignan), Richard Morales
(Villeurbanne), Mickael Cabon (Brest), François-Xavier de Peretti (Aix-en-Provence), Georges Fandos
(Montpellier), Guillaume Lapaque (Tours), Michel Fanget (Clermont-Ferrand)
par JF le démocrate publié dans : Mouvement Démocrate
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Mercredi 16 avril 2008
J'ai testé pour vous le dernier livre de Bruno Le Maire, ancien conseiller puis Directeur de Cabinet de Dominique de Villepin, actuel député de l'Eure, intitulé Des hommes d'Etat.

Cet ouvrage se présente sous la forme d'un journal tenu par l'auteur depuis 2005, avant que D. de Villepin ne devienne premier ministre, jusqu'aux élections présidentielles. Journal assez lourd (450 pages) dont la lecture s'avère parfois assez fastidieuse. En effet, si le livre s'articule essentiellement autour des 3 personnages en photo sur la couverture, ce dernier est alourdi par de nombreux passages relatifs à la famille de l'auteur, sa femme Pauline et ses deux fils Adrien et Louis. Personnellement, je conseillerais au lecteur de zapper la plupart de ces passages, qui n'apportent pas grand chose au livre si ce n'est de démontrer, peut-être en utilisant une ficelle un peu grosse, que plus l'investissement en politique est grand, plus la vie de famille est délaissée. Mais cela, je crois que tout le monde le savait déjà. Pour le reste, la vie de la famille Le Maire, ses vacances et ses week-end, les sourires du petit dernier, ... c'est bien gentil tout ça mais ce n'est pas forcément ce qui intéresse le plus le lecteur. En tout cas, personnellement cela ne m'a pas vraiment captivé (eh oui, je suis sans coeur). Le livre eut été raccourci de 100 pages que je n'en aurais pas été franchement frustré pour tout dire.

Venons-en maintenant à l'essentiel, c'est à dire aux trois personnages centraux du livre. Au fur et à mesure de ce journal, leur portrait respectif est plus suggéré que dépeint, forcément sous un angle subjectif, même si l'ouvrage s'articule autour de faits, de discussions dont l'auteur a été personnellement le témoin. Ainsi, on y découvre un Jacques Chirac visiblement usé par le pouvoir, au fonctionnement très patriarcal, ayant des difficultés pour prendre des décisions, se contentant la plupart du temps de promulguer des conseils ou de faire des bons mots. Un Jacques Chirac qui déteste Nicolas Sarkozy, tout comme d'ailleurs un Nicolas Sarkozy qui déteste Jacques Chirac. A ce titre une phrase attribuée à Nicolas Sarkozy est assez parlante: "je suis méchant mais lui il est très méchant".

Entre ces deux hommes se trouve un Dominique de Villepin, presqu'angélique selon la vision de l'auteur, obsédé par le service de la France et ne nourrissant aucune ambition personnelle. Un Dominique de Villepin à la personnalité très forte (ce dont je ne doute pas), incompatible de celle de Nicolas Sarkozy. Querelle d'égos quand tu nous tiens...

Il ne faut pas s'attendre à des révélations extraordinaires dans ce livre: l'affaire
Clearstream par exemple est tout juste abordée, mais aucunement développée. Aucun secret d'état en vue, tout juste le récit de banales rencontres, parfois assez intéressantes quand même: ainsi les petits déjeuners à Matignon du mardi matin constituent des morceaux de choix, démontrant - mais à mots couverts et probablement avec une certaine forme de censure - les antagonismes entre Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy, leur différence de style également.

Finalement, on apprend quand même quelque chose d'inédit dans ce livre, ou tout du moins dont je n'avais pas connaissance: Nicolas Sarkozy, s'il ne boit pas de vin, passe son temps à bouffer du chocolat et des pistaches, ... et fume le cigare.

Bref, un ouvrage dont la lecture peut être recommandée, à condition de lire vite ou en diagonale. Promis, juré, un jour je testerai pour vous "la femme fatale", afin de pouvoir "pipoliser" un peu plus.
par JF le démocrate publié dans : Paysage politique
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Profil

  • : JF le démocrate
  • : Homme
  • : Normandie
  • : Ingénieur en aéronautique, CV disponible sur demande. Centres d'intérêts très variés, dont la politique: sur ce point, je me définis en tant qu'adhérent "exigeant" au Mouvement Démocrate.

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