Mardi 9 octobre 2007
Tout le monde connaît l'échelle de Richter, qui permet d'évaluer la magnitude d'un séisme. En revanche, bien moins connue est l'échelle MSK, graduée de I à XII, qui permet d'en déterminer l'intensité, chaque degré correspondant dans la pratique à un niveau "d'évolution" de l'environnement. Ainsi, le degré maximal dans cette échelle est le niveau XII, qui correspond à une modification profonde du paysage géographique.

J'ai personnellement la conviction que depuis quelques mois le paysage politique français a subi et est toujours en train de subir les effets de deux séismes politiques de niveau XII sur l'échelle MSK. Ces deux séismes sont à mettre au compte de deux hommes: Nicolas Sarkozy et François Bayrou.

Avant de voir quel a été le rôle de ces deux hommes, rappelons-nous quel était le paysage politique début 2007:

- une extrême-droite, potentiellement forte, qui pouvait légitimement espérer faire au moins 15% aux présidentielles,

- une UMP un peu moribonde, car "plombée" par l'usure du pouvoir,

- une UDF, qui sous la houlette de François Bayrou avait pris une certaine indépendance par rapport au gouvernement, mais qui électoralement ne dépassait guère 5 à 6% dans les sondages,

- un parti socialiste, qui s'il avait eu un projet politique digne de ce nom plutôt que de s'enfoncer dans une guerre des "éléphants" était donné favori pour les présidentielles,

- enfin des verts et une extrême gauche en très nette perte de vitesse, hors performance médiatique d'un Olivier Besancenot qui pouvait parvenir à cristalliser sur sa personne le vote contestataire de gauche.

Ce paysage, on le connaissait depuis longtemps, le poids de chaque parti dans la vie politique évoluant lentement au cours du temps. Et puis il y a eu ces deux séismes...

1er séisme: François Bayrou

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Du fait d'un programme présidentiel équilibré, de la dénonciation des collusions entre mondes politique, industriel et médiatique, et plus spécifiquement par la mise en évidence du caractère purement artificiel de la bipolarisation de la vie politique française, l'homme a su convaincre sans doute bien au-delà de ses espérances initiales. Dépassant les 18% lors des dernières élections présidentielles, créant la surprise dans l'entre-deux tours en affirmant qu'il ne voterait pas pour le candidat UMP, annonçant la création d'un nouveau mouvement politique complètement indépendant, capable de travailler aussi bien avec la gauche qu'avec la droite, il est très probablement le principal initiateur du bouleversement du paysage politique français.



2ème séisme: Nicolas Sarkozy

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La campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy aura été originale à plus d'un titre. Alors que son prédecesseur n'avait jamais voulu composer avec l'électorat du Front National, Sarkozy lui a tout fait pour amener à lui certaines des personnes qui habituellement votaient pour Jean-Marie Le Pen. Par des appels du pied que l'on connaît tous, telle la fameuse phrase "en France on n'égorge pas le mouton dans la baignoire", telle l'assimilation entre immigration et identité nationale (rappelons-nous l'embarras de Simone Veil devant un tel projet!), tels des propos sur la génétique que beaucoup ont pu trouver douteux, Nicolas Sarkozy a réussi à concentrer sur sa personne au bas mot 5% des électeurs traditionnels du Front National. Menant sa campagne au gré des sondages, dans une optique d'efficacité électorale maximale, quitte à tomber dans un certain cynisme (n'est-ce pas Claude Guéant qui avait déclaré qu'il fallait que Jean-Marie Le Pen soit présent au premier tour des présidentielles sans quoi le report des voix sur Sarkozy au second tour se ferait moins bien?!), dénonçant la démarche de François Bayrou comme risquant de nuire à la démocratie, il a finalement obtenu ce qu'il voulait et ce à quoi il pensait depuis si longtemps tous les matins en se rasant: la Présidence de la République.

Sitôt élu, notre Président a visiblement oublié son combat pour la bipolarisation de la vie politique française, et donc pour la démocratie comme il avait pu le suggérer, en pratiquant une politique d'ouverture à tout va. Allez donc chercher la cohérence, personnellement j'y ai renoncé depuis bien longtemps... Oserais-je écrire que cette cohérence se situe dans le fait de vouloir détruire toute opposition, en profitant d'une tendance hélas inhérente à la nature humaine qui consiste à facilement "aller à la soupe"?

Ainsi il en a été de la création du Nouveau Centre, arme "anti-Bayrou" pour les législatives. Ainsi il en a été du ralliement de personnalités du parti socialiste, Bernard Kouchner en tête, mais aussi Martin Hirsch, Fadela Amara, Jean-Marie Bockel, sans compter les autres à venir... Pour ceux qui ne voulaient pas entrer ou alors pour lesquelles il n'y avait peut-être plus de place au gouvernement, il y a eu les accessits: Dominique Strauss-Kahn au Fonds Monétaire International (un adversaire de moins pendant quelques temps...), Jack Lang au sein d'une commission destinée à moderniser les institutions...

La contrepartie de tout cela, c'est bien évidemment que Nicolas Sarkozy est constamment obligé de faire le grand écart: comment ne pas perdre des électeurs extrêmistes tout en faisant l'ouverture à gauche? Heureusement, son fidèle lieutenant Brice Hortefeux, aidé de personnages comme le député UMP Thierry Mariani est là pour encourager ce type d'électeurs à demeurer au bercail (la partie du projet de loi sur l'immigration portant sur le regroupement familial en constitue un exemple frappant, la méthode des "quotas" un autre, etc...). Bien sûr, il y a des couacs dans ce gouvernement tellement hétérogène et composé de personnalités qui pour certaines ont des valeurs radicalement opposées. Des noms d'oiseaux fusent ces derniers temps, j'ai personnellement entendu le mot "dégueulasse" de la part de Fadela Amara. Le grand écart à ses limites, passé un certain stade, on risque de se rompre un ligament...

Le paysage politique français actuel

Je souscris pleinement à l'analyse du Mouvement Démocrate du Calvados, lorsque son porte-parole indique qu'aujourd'hui, hors partis extrêmistes, il existe trois principales composantes dans le nouveau paysage politique français:

- les conservateurs qui constituent le pouvoir en place,
- les démocrates,
- les socialistes.

Mon avis personnel est que les conservateurs sont devenus les grands experts de la cuisine et de la tactique politicienne.

Les socialistes, pillés d'une partie de leurs élites, doivent se reconstruire, et entre Bertrand Delanoë (dont des mauvaises langues disent qu'il serait le poulain de Sarkozy pour 2012), Ségolène Royal, François Hollande, voire Manuel Valls ou qui sait même peut-être des Laurent Fabius ou Lionel Jospin qui n'ont pas encore dit leur dernier mot, je pense que le PS est loin d'être sorti de ses guerres intestines...

Le Mouvement Démocrate, qui lui normalement ne devrait pas faire dans la cuisine politicienne mais reposer sur des valeurs, a du mal à se construire. C'est un fait. Si seulement il n'y avait pas les prochaines élections municipales, et les tentations carriéristes de certains élus qui semblent un peu "gripper" les mécanismes... Sarkozy y serait-il pour quelque chose? C'est une question que l'on peut légitimement se poser puique l'homme est partout...

Je viens par ailleurs d'apprendre la création par Jean-Marie Bockel d'un nouveau parti qui se dénomme la Gauche Moderne, et qui a pour vocation d'incarner la gauche de l'UMP. Soudain, une question me taraude l'esprit: à quand un parti unique en France? Au moins, machine à voter électronique ou pas, il n'y aurait plus de contestation possible.

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Jeudi 27 septembre 2007
Le budget 2008 a été présenté hier à l'Assemblée Nationale. Le moins que l'on puisse dire est qu'il est décevant.

En premier lieu, parce qu'il ne présente aucune amélioration en terme de déficit public par rapport à celui de 2007. Le déficit prévisionnel est ainsi de 41,7 milliards d'euros (alors que le déficit affiché par l'Allemagne pour 2008 n'est que de 13 milliards d'euros). Ceci plaira à coup sûr à Bruxelles. Ce ne sont pas les quelques 29.000 emplois dans la fonction publique dont le non renouvellement est prévu qui vont permettre de faire des économies: seulement 400 millions d'euros environ, ... pour 29.000 chômeurs de plus? En revanche, le paquet fiscal vient largement plomber ce budget pour près de 10 milliards d'euros, ... tout comme il plombera les budgets des années prochaines, au moins jusqu'en 2012. Si les 35 heures resteront à jamais gravées comme le "coup" (fabuleux pour certains, catastrophique pour d'autres) de Lionel Jospin, j'ai de plus en plus en plus l'intuition que le paquet fiscal restera à tout jamais associé à Nicolas Sarkozy. La mesure "phare" destinée pour les plus croyants à relancer la croissance et la consommation, en revanche à donner un peu plus à une certaine partie de la population déjà favorisée pour les plus pragmatiques d'entre nous...

Travailler plus pour gagner plus !
Merveilleux slogan de campagne, que le Président du Groupe UMP à l'Assemblée Nationale, Jean-François Copé, est sur le point d'illustrer à merveille, jusqu'à créer le trouble parmi ses propres rangs. En plus d'être maire de Meaux, président de communauté urbaine, député et président du groupe UMP à l'Assemblée, ce dernier compte en effet ajouter une activité professionnelle privée à son arc, à temps partiel dans un cabinet d'avocats d'affaires (source: Le Nouvel Observateur). Tout un symbole... J'ai personnellement toujours été hostile au partage du temps de travail tel que prôné par les 35 heures, mais de là à encourager le cumul des postes - et par là-même l'accumulation par une même personne des richesses au détriment des autres -, il me semble qu'il existe quand même un juste milieu. Les émoluments issus des fonctions publiques assurées par Jean-François Copé ne lui suffiraient-elles pas? Aurait-il, ce qui me paraîtrait surprenant, encore du temps libre à consacrer à d'autres activités?! Ce comportement me paraitrait indigne vis-à-vis des personnes qui vivent d'une petite retraite, du SMIC voire du RMI. Indigne également vis-à-vis de ses électeurs qui ne le verraient plus le voir se consacrer qu'à temps partiel à la ou plutôt aux fonctions pour lesquelles ils l'ont élu.


Le budget 2008 me paraît décevant en second lieu, parce qu'il repose sur une hypothèse de croissance (entre 2 et 2,5 %) qui paraît bien optimiste pour de nombreux économistes. Quand on y regarde de plus près, on se rend compte que tout le programme économique de Nicolas Sarkozy repose en un pari sur la croissance. Tout comme reposait celui de Ségolène Royal, faisant constamment allusion à des "cercles vertueux". Il est d'ailleurs à ce titre intéressant, voire amusant - si la situation économique de la France n'était pas aussi préoccupante, et ce n'est pas moi qui l'affirme, mais le Premier Ministre! -, de constater que Christine Lagarde, invitée hier soir au JT de France 2 a justement évoqué ce mot "vertueux". Là encore, tout un symbole... Alors que dans une précédente note, j'ai pu conseiller au Mouvement Démocrate pour se structurer d'appliquer certaines des méthodes prônées par Carlos Ghosn, il me semble de plus en plus que la politique économique de Nicolas Sarkozy se rapproche de l'enthousiasme aventureux d'un Jean-Marie Messier. Bien sûr, nul ne pouvait prévoir la crise immobilière américaine qui toucherait les marchés financiers, attaquant par là-même la croissance. Mais est-ce le rôle d'un Président de la République de gérer l'économie d'un état comme certains gèrent leur patrimoine en bourse? N'est-ce pas son rôle au contraire de prendre en compte les aléas qui pourraient venir gréver le "scénario idéal" et d'assurer en conséquence une gestion des finances publiques "en bon père de famille"?

Je suis persuadé que très bientôt on s'apercevra que seule la politique économique qu'avait préconisée François Bayrou était viable pour la France. Un peu trop tard hélas. Espérons toutefois que cette prise de conscience de la part de nos concitoyens se fasse quand même avant les élections municipales. Que ceux-ci ne se leurrent pas: le budget 2008 est aujourd'hui bâti sur des hypothèses de croissance très optimistes. Un plan d'austérité est plus que jamais d'actualité après les municipales. D'ailleurs, hier, poussée dans ses derniers retranchements par le journaliste David Pujadas, Christine Lagarde n'a pas voulu s'engager sur le fait qu'il n'y aurait pas de plan de rigueur après les municipales. A méditer.
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Mercredi 26 septembre 2007
Il est un évènement dans l'actualité qui m'amuse beaucoup: la charge de Lionel Jospin contre Ségolène Royal via livre interposé. Je suis très loin d'être un inconditionnel de Ségolène Royal. Mais sincèrement, quand j'observe le bilan "présidentiel" de Lionel Jospin (battu au second tour en 1995 et comme chacun le sait au premier tour en 2002), n'est-ce pas un peu l'hôpital qui se fout de la charité?
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Mercredi 26 septembre 2007

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Vous vous souvenez de la série culte Amicalement Votre?

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www.lequotidienducinema.com/seriestv/amicalementvotre/seriestv_amicalementvotre_dordain.htm

Ne trouvez-vous pas une certaine ressemblance avec les deux personnalités dont les photographies sont affichées un peu plus haut?

Certes, l'analogie s'arrête presque là. Si Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin ont en quelque sorte "grandi" en parallèle, dans la mouvance de Jacques Chirac, ils ne sont pas apparemment restés amis - si tant est qu'il l'aient été un jour - contrairement à nos deux héros Danny Wilde et Lord Brett Sinclair. L'inimitié, et c'est un faible mot, entre les deux hommes semble avoir atteint aujourd'hui un sommet, bien que ces deux là me donnent l'impression chaque jour que tout sommet peut être allègrement dépassé...

En tout cas, force est de constater que ce sont eux qui font en ce moment l'actualité. Au départ, il y a eu comme chacun le sait cette terrible bataille au sein même de l'UMP, bataille qu'on pourrait qualifier de particulièrement déplorable dans la mesure où il me semble qu'elle a paralysé les deux dernières années du quinquennat de Jacques Chirac. Bataille qui se poursuit aujourd'hui dans le cadre judiciaire de la ténébreuse affaire Clearstream, Danny Wilde (pardon, Nicolas Sarkozy) ayant refusé la demande de "paix" formulée par Brett Sinclair (pardon, Dominique de Villepin).

Du coup, ce dernier a visiblement décidé de contre-attaquer sur le plan politique: critique à tout-va à l'encontre de Nicolas Sarkozy, de sa "cour", de sa "frénésie"... Au point que Dominique de Villepin est aujourd'hui considéré par certains médias comme le leader de l'opposition. Un comble quand même, sachant que l'un a appelé (certes du bout des lèvres) à voter pour l'autre. Un exemple aussi assurément, exemple de ce qu'il ne faut pas faire dans un parti politique, exemple de ce à quoi peut mener la notion de clans. Après l'expérience de la guerre des "éléphants" au sein du Parti Socialiste, le Mouvement Démocrate ferait bien de tirer les leçons de ces deux phénomènes avant d'envisager de se structurer en confédération UDF-MoDem-Cap21 et non pas en parti unitaire avec un leader unique (des rumeurs, pour le moins "abracadabrantesques" circulent actuellement sur le net indiquant que Didier Bariani envisagerait de chiper l'UDF à François Bayrou).

En tout cas, il est quand même réconfortant de constater que nos "frères ennemis" s'accordent au moins sur un point: quand François Fillon déclare que "la France est en faillite", ils s'entendent tous les deux pour en atténuer très largement la portée. Comme quoi, on peut toujours garder des intérêts communs...

 

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Vendredi 14 septembre 2007

Tout Président de la République nouvellement élu dispose d'une période dite "de grâce", généralement estimée à une durée de cent jours, au cours de laquelle tout lui est permis ou presque, et en conséquence propice pour faire passer le plus grand nombre des réformes promises lors des élections. Ne dérogeant pas à cette tradition, c'est ce que N. Sarkozy a mis en oeuvre, peut-être avec plus d'empressement encore que nos précédents Présidents, si bien que certaines réformes ont pu paraître en partie "bâclées": il en est ainsi de la réforme sur les universités, pourtant jugée nécessaire et souhaitée par tous.

Mais certains éléments annonciateurs de la fin de cette période de grâce commencent à poindre en cette mi-septembre. Il y a des signes qui ne trompent pas:

- les sondages tout d'abord: s'il ne faut guère leur attribuer une trop grande importance en valeur absolue, leurs variations sont elles indiscutablement intéressantes à analyser. Et sur ce point, force est de constater que la côte de N. Sarkozy est en train de perdre de la valeur. Et ce pour la première fois depuis son élection. D'après deux sondages réalisés par l'institut IFOP, le Président de la République perdrait ainsi 5 points d'opinions favorable.

- une prise d'assurance de la part de certains médias écrits français ensuite. Si depuis longtemps déjà, la politique de notre Gouvernement et de son Président (le Premier Ministre n'ayant comme chacun a pu le constater qu'un rôle très secondaire dans la gestion des affaires de l'Etat) est largement critiquée dans la presse internationale, je constate aujourd'hui que certains médias français de presse écrite tels que le quotidien Le Monde commencent à se "lâcher" un peu et n'hésitent plus par exemple à mettre en exergue les problèmes relationnels croissants entre d'une part N. Sarkozy et son homologue allemand, la Chancelière A. Merckel. Pourtant, ces problèmes remontent à déjà pas mal de temps... La réunion des Ministres des Finances européens à laquelle N. Sarkozy s'était invité pour justifier de son "paquet fiscal", le rôle ambigu joué par l'épouse du Chef de l'Etat dans la libération des infirmières bulgares - donnant l'impression que N. Sarkozy voulait tirer la couverture à lui, alors que le Gouvernement allemand avait préalablement beaucoup oeuvré pour cette libération - en ont été des éléments fortement contributeurs. Aujourd'hui, il est clairement affiché dans la presse écrite que les relations entre N. Sarkozy et A. Merckel se sont officieusement dégradées, ce qui est tout à fait regrettable au vu de tout ce qui avait pu être construit par nos deux Chefs d'Etat précédents. Espérons que cette crise ne sera que passagère et que l'amitié franco-allemande restera le "moteur" de l'Europe.

- la montée de la contestation ensuite: contestation devant les réformes judiciaires engagées, devant la diminution du nombre de fonctionnaires, et plus récemment devant le projet d'uniformisation du baccalauréat.

- un facteur qui trouve peut-être son origine dans une cause exogène enfin: la revue à la baisse de la croissance du Produit Intérieur Brut. Même si ce problème est sans doute plus ou moins lié aux incertitudes boursières du moment, il n'en demeure pas moins extrêmement préoccupant. Parce que la politique économique du Gouvernement repose en un pari sur la croissance. Sauf à creuser la dette de façon abyssale, si cette tendance à la baisse de la croissance perdure, le Gouvernement devra trouver de l'argent, et chacun sait qu'il n'existe pas de miracle en ce domaine. Depuis l'apparition de l'Euro, il n'est plus question de "faire tourner la planche à billets" par des mécanismes inflationnistes. Sitôt les élections municipales passées, je crains que la TVA dite "sociale" ne refasse très vite son apparition, voire d'autres mesures éventuellement plus pénalisantes encore pour le consommateur, voire le contribuable...

Bref, comme l'a tout récemment affirmé JM. Ayrault (source: le quotidien Le Monde): "Plus le temps passe, plus on s'aperçoit que les problèmes demeurent, voire s'aggravent. Le temps de la réalité arrive."

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L'esprit démocrate

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Profil

  • : JF le démocrate
  • : Normandie
  • : Ingénieur en aéronautique, CV disponible sur demande. Centres d'intérêts très variés, dont la politique: sur ce point, je me définis en tant qu'adhérent "exigeant" au Mouvement Démocrate.

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