Le moins que l'on
puisse dire est que le rapport annuel de laMIVILUDES(la Mission Interministérielle de VIgilance et LUtte contre les DErives
Sectaires) est tombé à point, suite aux déclarations de la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy,Emmanuelle Mignon. Rappelons-nous en effet de ses propos:
"les sectes sont un non-problème".
Le rapport de la MIVILUDES n'a visiblement pas la même opinion. Heureusement, oserais-je dire... Car une simple intuition permet de penser qu'en ces temps difficiles pour nos
compatriotes, la quête de spiritualité voire d'ésotérisme est forcément tentante. C'est une évidence, forcément propice soit au développement des religions (ce qui n'est pas un mal en soi, même
si je me revendique en tant qu'agnostique), soit à celui d'organisations sectaires dont le but in fine n'est pas forcément
l'aboutissement d'une quête spirituelle... Il est également à noter que les voyants ou voyantes en toute sorte, les marabouts ou mages, trouvent aujourd'hui un terrain de chasse de prédilection devant la misère d'autrui.
Je ne peux qu'encourager les personnes qui le souhaitent à lirele rapport 2007de la MIVILUDES. Personnellement, je ne l'ai lu qu'en diagonale, épaisseur oblige (plus de 250 pages). Mais j'ai
quand même noté des choses fort intéressantes par ailleurs.
En premier lieu, le fait qu'il était très difficile de lutter contre les mouvements sectaires. Et ce pour une raison très simple: du fait du principe de laïcité dont nous sommes je crois
majoritairement fiers en France, il n'existe pas de définition juridique de la notion de "secte". Aussi, est-ce par des moyens détournés qu'il
convient d'identifier celles-ci.
En second lieu, le rapport met en évidence certains dangers liés au coaching, une habitude de plus en plus répandue dans nos entreprises, et qui
serait dans certains cas infiltrée par certaines sectes.
En troisième lieu, sur un plan plus "technique", la mise en oeuvre volontaire de "faux souvenirs induits", par le biais de l'hypnose ou de la
suggestion notamment, visant à asservir le "sujet"...
Enfin, je dois avouer qu'après une lecture certes très rapide de ce rapport, je n'y ai vu aucune préconisation digne de ce nom apte à lutter contre ces sectes qui sont pourtant
régulièrement citées: la Scientologie, les Témoins de Jehovah et les Raëliens.
Fruit des difficultés de notre temps, les sectes semblent aussi difficiles à combattre que la misère humaine. Que certains pays les reconnaissent en tant "qu'Eglise" ne facilite évidemment pas
notre tâche. Qu'un ancien ministre de l'économie et des finances, devenu depuis chef d'état, ait reçu à Bercy celui qui est aujourd'hui considéré comme l'ambassadeur mondial de la Scientologie
n'aide pas non plus... Tout comme il en va des propos récents d'Emmanuelle Mignon. A quand le siècle des lumières?
Retour sur cette ténébreuse histoire de "caisse noire" au sein de l'UIMM, la plus puissante fédération
patronale, celle en charge des des industries de la métallurgie. Et chacun de savoir combien d'entreprises en France dépendent de cette organisation! C'est dire son pouvoir, ses moyens financiers
aussi...
Denis Gautier-Sauvagnac, ex-président de cette fédération aurait en l'espace de 7 ans effectué des retraits en
liquide pour un montant total de 17 M€ des caisses de l'UIMM, soit plus de 1.400 ans de la rémunération de quelqu'un qui est au SMIC!
Nul ne sait où est allé cet argent, officiellement destiné selon D. Gautier-Sauvagnac "à fluidifier les relations sociales". Fluidifier les relations sociales, voici un concept
pour le moins intéressant, mais comme beaucoup je crois, je m'interroge sur la signification de cette expression. Qu'est-ce que ça veut dire dans la pratique "fluidifier les relations sociales"?!
On se doute bien que cela induit que lorsqu'il y a conflit social, des enveloppes sont versées. Probablement aux syndicats. Mais à qui exactement? A ses leaders sans doute... Et que font-ils de cet
argent? Y a t-il de l'enrichissement personnel?
Avec cette affaire, on se rend bien vite compte qu'on est là en face de ce que je qualifierai une "poupée russe". Dès qu'une boîte est ouverte, il en apparaît une seconde,
etc...
Si cette version s'avère exacte, on se rend bien évidemment compte également des effets pervers que peut entretenir un tel système:
"- Tiens, on a besoin d'un peu d'argent
- Pas de problèmes, il n'y a qu'à lancer une grève..."
Selon certaines rumeurs, cet argent aurait également pu servir à financer certains partis politiques.
On doit bien le reconnaître, on se trouve là en plein coeur d'une affaire qui pourrait être une affaire d'Etat.
Je suis personnellement surpris que depuis la sortie des informations concernant ces retraits en liquide, on n'ait visiblement pas progressé d'un iota
dans son instruction. Et pourtant, contrairement à l'affaire des frégates de Taïwan, il n'y a pas possibilité dans le cas précis de se réfugier derrière le "Secret-Défense".
Je suis personnellement outré que D. Gautier-Sauvagnac ait réclamé et semble t-il obtenu - du moins dans un premier temps - une indemnité de départ de 1,5 M€, pour quitter la présidence
de l'UIMM. Ce montant ne représente sans doute pas grand chose par rapport au trésor récolté chaque année par l'UIMM. Mais il s'agit d'un symbole, et il ne faudrait, je crois, jamais perdre de vue
que nos concitoyens sont - et c'est assez légitime - très sensibles aux symboles, d'autant plus quand le pouvoir d'achat des plus démunis ne cesse de diminuer.
Laurence Parisot, la patronne du MeDef, a décidé de s'ériger en "redresseuse de troubles", bien qu'elle même soit mise
en cause par l'UIMM, qui lui reproche d'avoir eu connaissance de certaines informations bien plus tôt qu'elle ne l'affirme.
Je pense personnellement que les enjeux de cette affaire sont immenses. J'espère que la vérité pourra émerger, quitte à remettre s'il le faut complètement à plat le
système "Patronnat-Syndicats" tel qu'il se pratique à la française. Le modèle allemand serait peut-être le bienvenu...
Voici une question qui m'a étonamment surpris.
Pourtant, le problème est soulevé dans un article de l'hebdomadaire Marianne. Il est vrai que la dernière fois que j'ai pu regarder -
et cela remonte à plusieurs semaines, et encore en faisant du zapping - TF1, ce fut pour tomber sur l'un de ses plus fins animateurs, Cauet, ce
dernier relevant un défi consistant à boire du jus de raisin écrasé à pieds nus... Quelle finesse! Quelle classe!
Entre Star'Ac, séries américaines "à la con", Julien Courbet le défenseur de la veuve et l'orphelin, il est vrai que la
chaîne ne fait guère dans la qualité des programmes... De mon point de vue, Canal plus et M6, toutes deux également privées font beaucoup mieux dans le registre. Et j'en oubliais presque le JT de
13 heures de Jean-Pierre Pernaut, destiné aux ménagères de plus de 110 70 ans...
Alors la question se pose: si à mon âge relativement avancé, quoique je ne me considère pas encore comme complètement décrépi, je suis capable de me rendre compte de l'inutilité absolue d'une
chaîne telle que TF1, qu'en est-il des enfants voire des adolescents? Peut-être que ces derniers accrochés aux propos et effets d'annonce ineptes d'un Nikos Aliagas, présentateur vedette de la Star'Ac, restent scotchés devant leur téléviseur...
Toutefois, la mise en cause par Emmanuel Todd de l'effet pervers que pourrait avoir TF1 sur la dégradation de
l'éducation de nos enfants me laisse pour le moins perplexe. Il s'agit probablement d'un facteur "d'imbécilisation" parmi d'autres. Mais est-ce le seul? Qu'en est-il du langage SMS utilisé
non seulement lors d'envois de SMS mais aussi sur certains forum Internet? Qu'en est-il du rôle de l'Education Nationale - et à ce titre je me réjouis que le gouvernement Fillon
veuille en revenir à un enseignement plus traditionnaliste privilégiant le Français et le calcul à l'école primaire -? Qu'en est-il des jeux vidéos qui occupent les enfants bien plus qu'ils ne le
devraient? Qu'en est-il enfin tout simplement d'Internet, qui représente à la fois une mine d'or pour qui veut se cultiver mais aussi un puits sans fond pour qui veut tomber dans
"l'underground"?
Je ne pense pas personnellement que le fait qu'une partie des élèves de 6ème ne savent ni lire ni écrire relève de la seule responsabilité de TF1. Je pense qu'il s'agit de la conséquence d'une
problématique multi-factorielle. A combattre, c'est sûr, mais sous tous ses aspects...
Hier, j'ai délibérément choisi de rire de la tragi-comédie qui s'est déroulée il y a peu à Neuilly sur Seine. Aujourd'hui, mon propos se veut autrement plus
sérieux et plus alarmiste. Il concerne le pouvoir d'achat de nos concitoyens, dans ce qu'il représente de plus indispensable, à savoir la capacité à se nourrir.
Une enquête menée par le magazine 30 millions de consommateurs a
démontré l'évidence dont tous s'étaient déjà aperçu. Un scandale humainement parlant! La hausse manifeste, allant de 5 à 48% au cours de ces 6 derniers mois des prix
des produits alimentaires de première nécessité.
Il n'y a même plus moyen pour les plus nécessiteux d'entre nous de se rabattre sur les pâtes, sur les oeufs, sur le lait. Pourtant ce ne sont guère des produits de consommation "haut de gamme". Il
s'agissait simplement des moins chers pour se nourrir décemment... A quand devra t-on faire, nous les moins fortunés, les poubelles pour pouvoir se nourrir?! Tels les chiens
et les chats ... et les SDF... Allons-nous vers une "SDiFication de notre société"? Une nouvelle étape dans l'évolution de Darwin peut-être?!
La faute en incombe paraît-il, du moins selon les défenseurs de l'industrie agro-alimentaire, à la hausse voire à la spéculation qui règne sur des matières premières telles que le blé...
Quelle hypocrisie entâchée de cynisme!!!!
Rappelons-nous en effet que la société TOTAL a réalisé en 2007 des profits records: 12 milliards d'euros, et ce uniquement grâce à l'augmentation du prix du pétrole... Devant cet exemple, faut-il
croire que la hausse des prix des matières premières premières (qui ne représente quasiment rien, peut-être pas plus de 10% du prix de vente final au consommateur), est la cause de tous ces
maux?
La vérité est toute autre. Je vous livre ci-après un commentaire que j'avais en juin 2007 (et pourtant je ne me considère pas comme devin) publié sur le site Bayrou.fr, dans le cadre des mesures destinées à l'amélioration du pouvoir d'achat:
"Pour donner un simple exemple de ce que je voulais expliciter dans mon point 2, il suffit de regarder ce qui s'est passé avec les CD audio depuis leur
apparition: leur prix de vente n'a pas bougé (20 euros en moyenne), alors que le prix usine de fabrication du CD n'a cessé de chuter. Je ne sais pas quel est le coût de revient d'un CD aujourd'hui:
sans doute moins d'un euro (beaucoup moins en tout cas que les anciens "vinyles"). Donc, il y a multiplication par au moins 20 entre prix de fabrication et prix de vente. Bien sûr, il y a les
droits d'auteur (légitimes). Mais il y a surtout eu augmentation des frais de marketing, de publicité, voire de distribution. Le fabricant se trouve tout en bas de la chaîne des prix: sur son coût
de fabrication viennent s'ajouter tout un cas de coefficients le plus souvent multiplicateurs qui mènent au prix de vente final au consommateur. Le problème me semble donc être
très souvent que si le coût de fabrication est 50% plus cher, alors du fait de l'application de la chaîne de prix, le prix de vente final sera également 50% plus élevé. Dans la plupart des domaines
(frais d'approvisionnement des centrales d'achat, marketing, distribution), on ne sait pas (ou plutôt on ne veut pas) faire des additions plutôt que des multiplications. Mais le
gros problème réside que dans cette chaîne d'établissement des prix, ce sont des acteurs économiques différents qui interviennent..."
Le problème économique majeur auquel semble vouloir s'attaquer le gouvernement Fillon - et c'est tant mieux - semble être la transparence dans la chaîne de l'établissement
des prix de vente. Devant l'opacité qui règne en ce domaine, je lui souhaite bien du courage. Mais il est plus que temps de s'attaquer à ce domaine, contre tous les lobbies possibles et
imaginables. Quitte à montrer du doigt les "mauvais élèves", quitte à les boycotter aussi...
Je lis dans la presse aujourd'hui que les avocats du Vaucluse manifestent contre le rapport du ministre au budget Eric Woerth qui envisage de
confier aux notaires les affaires de divorce par consentement mutuel.
Je ne suis en aucun cas un spécialiste juridique, et donc a fortiori aucunement en matière de divorce. Mais dès lors qu'il y a consentement mutuel, je crois qu'il faut néanmoins se poser la
question élémentaire: les tribunaux ont-ils un rôle à jouer dans ces cas-là? Ou alors n'y a t-il pas d'autres affaires, ô combien plus importantes, qui nécessitent leur intervention?!
Pour parler franchement, même le passage devant un notaire pour les cas de divorces par consentement mutuel me choque, ... vu les tarifs notariaux. Et ce pour simplement procéder à la lecture et à
l'interprétation d'un contrat. Et dire qu'il y a en France en moyenne un couple sur trois qui divorce... Je comprends bien le problème qui se matérialise en une perte importante de chiffre
d'affaires pour les avocats. Tout le monde d'ailleurs l'aura bien compris. Tout le monde aura bien compris que le sport national en France consiste à défendre coûte que coûte sa profession ou le
corporatisme auquel on appartient...
Mais personnellement, je préferais que les avocats exercent leur sens de la logique et leur talent rhétorique dans le cadre d'affaires un peu plus sérieuses. C'est ma propre opinion de citoyen bien
entendu, ... mais je la revendique!
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Ingénieur en aéronautique, CV disponible sur demande. Centres d'intérêts très variés, dont la politique: sur ce point, je me définis en tant qu'adhérent "exigeant" au Mouvement Démocrate.
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