Comme ça, on n'a plus le droit de manger des frites?

Publié le par JF le démocrate

Je viens de prendre connaissance des nouvelles règles de nutrition, imposées par décret dès ce lundi dans toutes les cantines scolaires de France. Au passage, désolé si je ne parle pas de "restauration scolaire" comme l'usage le veut, mais de "cantine", parce que vue la qualité des plats servis, j'ai du mal à voir le lien avec la "restauration".

 

Les frites? Une fois par semaine pas plus. Le Ketchup et ... même le sel ne seront plus à disposition systématique.

 

Eh ben, ça va être bon tout ça!

 

J'ai déjà bouffé du riz totalement cramé dans un soit-disant "restaurant universitaire", et quand j'étais lycéen je mangeais de l'immondice, pour ne pas dire de la "m..." dans des cantines de lycée.

 

Ah, je me souviendrai toujours de ce merveilleux carré de poisson (quel poisson au fait?) sans aucun goût accomodé de pommes de terre vapeur seulement décorées par quelques brins de persil (mais au moins le sel était sur la table pour donner un peu de goût). Ca donne envie non?

 

Les jours de fête, c'était frites pour tout le monde, ... et pas plus d'une fois par semaine. Et là, tout le monde voulait du rab', parce que c'était justement comme un repas de fêtes. C'était un peu comme la hotte du père-noël, le repas de la semaine qu'il ne fallait rater à aucun prix tellement le reste était presque immangeable (et pourtant, croyez-moi, je ne suis pas difficile...).

 

Tout cela s'est passé à "un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître", comme dirait Aznavour.

 

Ce qui prouve qu'il n'y a rien de nouveau sous le soleil. Et que ce décret est totalement inutile, puisque rien ne semble avoir changé depuis 20 ou 25 ans, les enfants se plaignant toujours autant des cantines scolaires et ne mangeant pas plus de frites qu'avant. Il n'y a que le sel qui leur est interdit désormais.

 

La seule fois où j'ai mangé pire qu'en cantine scolaire, c'était au Service Militaire. Là, c'était clair, il n'y avait quasiment rien. Hormis le pain, pas à discrétion (mais en pleurnichant un peu on pouvait en avoir un peu plus) et l'eau, tant le repas était confectionné pour un anorexique voire un Ethiopien débarquant en France dans une phase de transition entre "pas de bouffe du tout" et "vraie nutrition".

 

De ce fait je m'inquiète du fait que le pain va être donné à volonté dans les cantines (tout comme l'eau, ce qui est heureux parce que sinon il y aurait de quoi être franchement alarmé). Parce que chacun le sait, le pain pour lutter contre l'obésité, ce n'est pas l'idéal. Et le pain, on le mange en quantité quand on n'a rien d'autre à manger. Alors, volonté de nutrition équilibrée ou volonté d'économie surtout? J'espère que les fédérations de parents d'élèves ne se sont pas fait avoir sur le coup. Et que les gamins ne mangeront pas surtout du pain et de l'eau, faute de réelles denrées alimentaires dans leurs assiettes. Et là bien évidemment, je ne parle pas de frites.

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