Faut-il défendre les PME de moins de 50 salariés?

Publié le par JF le démocrate

Les PME c'est le créneau de tous. Il faut permettre leur développement, car il y a dans les PME le remède au chômage. C'est le discours de tout le monde: Sarkozy, Bayrou, Hollande et même je crois Le Pen.

 

Est-ce que ces hommes ou femmes politiques savent véritablement ce qu'est une PME, et surtout une PME de moins de 50 salariés? Parce qu'au dela de 50 salariés, il peut y avoir des syndicats mais jamais en dessous de 50 salariés.

 

Est-ce que, tiens je m'en prends directement à mon "champion" F. Bayrou, mais je pourrais aussi m'en prendre à tous, est-ce qu'il sait ou de façon plus générale est-ce qu'ils savent comment fonctionnent les PME de moins de 50 salariés?

 

Pourtant, il y a même certains groupes qui savent très bien, sous forme de holding, décomposer leurs activités en une nébuleuses de PME de moins de 50 salariés voire moins, échappant de ce fait à l'élection de délégués du personnel (ceci est vrai à partir de 11 salariés), et surtout à l'immiscion de syndicats parmi ces "sous-sociétés" (à partir de 50 salariés).

 

Apparemment, ça ne choque personne, puisque ce thème je ne l'ai encore jamais entendu, de la part de quelque politique que ce soit, en vue de nos prochaines élections présidentielles. Au point que j'en ai même envie de déposer un copyright sur mes réflexions...

 

Alors, les PME de 10 à 49 personnes, qui font abstraction des syndicats, c'est quoi?

 

- d'après nos candidats, c'est la source de l'avenir. Ce sont les boîtes dynamiques qui peuvent embaucher. Des entreprises en pleine croissance, fruit d'une volonté entrepeunariale quasiment sans précédent, ce sont les sauveurs de notre galaxie...

 

- et dans la pratique, c'est quoi ces boîtes? Soit des créations, auquel cas elles aspirent à devenir plus grosses, et très rapidement ce ne seront plus des PME. Sauf volonté manifeste de contourner le droit du travail et constituer une Holding qui gère multitudes de PME d'au plus 49 salariés ( vous l'aurez bien compris, à 50 salariés, les ennuis commencent).

 

Soit des créations, soit des héritages. Parce que si on ne le vante pas trop dans notre pays, qui manque peut-être parfois de transparence, les PME sont aussi - souvent - des dynasties familiales. Ce que le père ou le grand-père a créé, les héritiers en bénéficient. Et leur compétence, très honnêtement on s'en fout, c'est juste le principe de l'héritage qui prévaut. C'est ici, notez-le bien quelque part le pire défaut du capitalisme que je pointe du doigt.

 

Remarquez que ce système, s'il est parfaitement cohérent du fonctionnement de certaines (je ne dis pas toutes) PME aujourd'hui, l'est aussi pour un certain nombre de "grosses" entreprises françaises: Lagardère (Arnaud fils de Jean-Luc), Bouygues (Martin fils de Francis), Dassault (Serge, fils de Marcel), etc...

 

Parfois, on s'est interrogé sur les compétences du fils (en général, c'est le fils et pas la fille, désolé pour les féministes, mais je ne fais qu'un constat...) à reprendre les affaires que le père a créées, et on peut aujourd'hui s'interroger si la compétence est héréditaire ou non.

 

Inutile de rappeler que notre actuel P.R a voulu jouer en ce sens en favorisant (il faudrait être de mauvaise foi pour dire le contraire), l'accession du "prince" Jean à la tête de l'EPAD, alors que ce dernier n'avait même pas validé sa deuxième année de droit et n'avait aucune expérience professionnelle.

 

Moi, je dis que la question se pose à plus d'entreprises qu'on ne voudrait le croire. Ce que j'appellerais le "verrouillage dynastique" est une authentique plaie pour notre société, et même pour notre économie. Combien de liquidations d'entreprises "familiales"? Les salariés sont des cibles collatérales de beaucoup de ces liquidations, qui parfois ne sont que le fruit de l'incompétence totale de leurs dirigeants héréditaires. Il y a fortement réflexion à matière sur ce point je crois et sur surtout comment y remédier.

Publié dans Société

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