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Lundi 27 août 1 27 /08 /Août 13:22

En 1999, Lance Armstrong arrive sur le Tour de France pour le gagner. Auréolé de l'exploit d'avoir vaincu le cancer, ce coureur exceptionnel (je n'ai jamais vu un coup de pédales aussi fluide) dominera, de la tête et des épaules, 7 tours de France consécutifs de 1999 à 2005. Du jamais vu.

 

Rapidement, des controverses vont naître. En effet, les performances réalisées notamment en montagne, aussi bien par Armstrong que par ses suivants au classement général d'ailleurs, ne seront pas en baisse par rapport à celles qui avaient été réalisées au milieu des années 90, lors de la grande époque de l'EPO, comme je l'ai décrit dans mon billet précédent. D'où des suspicions légitimes de dopage, qui seront confirmées bien plus tard. D'où aussi une espèce de compétition installée entre un dopage devenu clairement "scientifique" et des moyens de contrôle qui ont toujours 2 ou 3 ans de retard. Peut-être qu'il eut fallu relâcher un peu la pression sur les contrôles et admettre dès le début des années 2000 que le cyclisme professionnel, bien trop médiatisé, n'échapperait jamais plus à du dopage organisé et systématique. Le cyclisme en tant que sport, plus ou moins exemplaire, était de toute façon déjà clairement mort à cette époque.

 

Le problème spécifique avec Armstrong, c'est qu'il a apporté au Tour de France bien plus que des performances inouies qui forcément engendrent la suspicion. Lance Armstrong est en effet devenu rapidement bien plus qu'un simple champion cycliste: en mélangeant sport, business et politique Armstrong a fait sortir le Tour de France des rails dans lesquels il aurait dû toujours resté cantonné, à savoir la plus grande compétition d'un sport de haut niveau (hélas trop) médiatisé.

 

Considéré au début comme le nouveau patron du peloton, il en est progressivement devenu le "parrain", faisant de la lutte contre le dopage un ennemi qu'il faut vaincre à tout prix. Blacklistage des journalistes (même le gentil G. Holz a reconnu en juillet dernier qu'après avoir été blacklisté pendant 2 ans par L. Armstrong pour avoir osé lui poser une question sur le dopage, il s'était ensuite en quelque sorte "couché" pour pouvoir continuer à faire son travail), intimidation des coureurs qui osaient témoigner dans des affaires de dopage. Tout comme  en a témoigné l'épouse d'un ancien coéquipier repenti.

 

Il est probable que l'amitié qu'Armstrong s'est toujours revendiqué d'entretenir avec GW Bush l'a poussé trop loin dans la "décomplexion", au point d'arriver à cet ultime dérapage en 2005, qui normalement aurait dû mettre un terme à la relation particulière qu'il entretenait avec le Tour de France: quand en effet on commet l'irréparable en déclarant qu'on va revenir sur le Tour de France  "pour emmerder les Français", il faut dès lors s'abstenir de tout retour.

 

C'est pourtant ce qui se passera en 2009 et en 2010, beaucoup plus  dans une ambiance de business et de politique que dans une ambiance sportive, le bon Michel Drucker ayant même été sollicité pour préparer le terrain.

 

Alors que vient faire N. Sarkozy dans tout ça, me demanderez-vous. Eh bien moi aussi je me demande bien ce qu'il viendrait faire là-dedans, et pourtant deux personnes l'ont clairement mis publiquement en cause ces derniers jours.

 

1) Un conseiller scientifique de l'AFLD (Association Française de Lutte contre le Dopage), qui vise explicitement l'Elysée dans le débarquement de l'ancien patron de l'AFLD, P. Bordry dont paraît-il L. Armstrong voulait la tête. D'ailleurs, P. Bordry avait également mis en cause l'Elysée en juin dernier sur France-Info.

 

2) L'avocat T. de Montbrial, n'y va pas de main morte en indiquant que lors du Tour de France 2005 une équipe d'enquêteurs dépéchée de Paris pour perquisitionner l'hôtel dans lequel était logé L. Armstrong et son équipe avait au tout dernier moment reçu un "feu rouge" et était rentrée à Paris sans procéder à aucune perquisition. En affirmant cela, T. de Montbrial sait très bien que tout le monde pensera au Ministre de l'Intérieur de l'époque, qui aurait pu bloquer une telle perquisition (ce n'est sûrement pas J. Chirac, qui ne s'est jamais intéressé au cyclisme, qui aurait agi de la sorte).

 

Vérités, demi-vérités, mensonges, calomnies? Peut-être qu'on ne le saura jamais. Mais la suspicion aujourd'hui ne porte plus seulement sur des pontes de l'UCI (Union Cycliste Internationale) qui auraient continuellement protégé L. Armstrong. Elle touche aussi notre ancien Président de la République, qu'on voit décidément partout en ce moment.

 

Je ne sais que penser de tout cela, d'où mon titre en forme de question. Ce qui est sûr, c'est qu'en tant que sport exemplaire, le cyclisme est mort depuis longtemps. Et que celui (Armstrong) qui se justifiait toujours en affirmant qu'il ne voulait pas que le cyclisme soit sali, en a été l'ultime liquidateur.

Par JF le démocrate - Publié dans : Sport
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Dimanche 26 août 7 26 /08 /Août 21:37

En préambule, autant dire que le vélo et plus particulièrement le vélo de route a toujours été un de mes sports préférés. C'était le sport que je pratiquais de façon intensive en club lorsque j'étais lycéen, avec un unique but, faire des courses à mon petit niveau. Ce qui m'a toujours été refusé par mes parents (faire des compétitions), sur les conseils d'un de mes oncles qui avait été coureur cycliste amateur et qui connaissait bien l'aspect chronophage de ce sport. Pour pouvoir décemment s'aligner tous les dimanches après-midi dans des courses même junior, il fallait en effet rouler au moins deux heures par jour. Ce qui n'était pas vraiment compatible avec faire des études, si bien que le veto de mes parents avait été clair et net. Je les en remercie aujourd'hui, car sinon plutôt que de partager mon année de Terminale entre faire du vélo pour le fun et préparer correctement un passage en classes préparatoires pour l'année suivante, je crois que vue la passion qui m'avait envahi, j'aurais surtout passé cette année là à rouler, rouler, rouler... et concourir tous les dimanches après-midi.

 

Enfin bon, tout ça pour dire que le vélo de route est en soi un très beau sport, très difficile et qu'il m'est impossible aujourd'hui de ne pas regarder avec un oeil bienveillant les exploits de ces forçats de la route. Mais qui dit oeil bienveillant n'est pas nécessairement synonyme d'être aveugle (ce serait bien d'ailleurs qu'un type comme L. Jalabert arrête de vouloir défendre l'indéfendable), et je crois même que lorsqu'on aime vraiment ce sport, on ne doit surtout pas tout laisser passer...

 

Indéniablement, du dopage il y en a toujours eu et il y en aura toujours dans le vélo, probablement comme dans tout sport qui demande peu de technique mais qui relève essentiellement de la performance physique pure.

 

D'ailleurs il est un fait aisément vérifiable: tous les grands héros de ce sport se sont un jour fait prendre la main dans le pot belge de confiture: Anquetil, Merckx, Hinault... Pas un n'y a échappé.

 

Qu'est-ce que ça peut faire quelque part? Chacun fait ce qu'il veut de sa vie après tout et si on prépare les bonhommes comme des Formule 1, eh bien on va dire que c'est le sport qui veut ça. D'ailleurs, je ne pense pas qu'un seul coureur cycliste puisse aujourd'hui évoluer dans un peloton professionnel sans disons... une préparation spécifique.

 

Alors pourquoi interdire le dopage, ou du moins certains types de dopage? Tout simplement parce qu'un homme n'est pas un moteur de Formule 1 qui doit juste tenir le temps d'une course après quoi on le change...

 

La véritable plaie au niveau dopage, même s'il y avait déjà eu des accidents précédemment, remonte au début des années 90 lorsqu'a été découvert le dopage sanguin. Afin d'avoir un taux d'hématocrites qui permet une oxygénation maximale des tissus musculaires (c'est à dire le plus de globules rouges possible), il y a en effet 3 possibilités:

 

- faire des stages en altitude, mais ça c'est du passé...

- passer des heures et des heures dans ce qu'on appelle des caissons hyperbare (ce qui est toléré) mais ce qui est je trouve très limite dopage,

- prendre de l'EPO.

 

L'EPO est donc apparu dans le cyclisme professionnel au début des années 90. Et pour ceux qui ont observé à l'époque les performances de nos chouchous de la route, un gap considérable a alors été franchi en termes de performances. Des Virenque, des Pantani (décédé) se sont mis soudainement à monter des cols quasiment au sprint... Il n'y avait plus aucune défaillance de la part des ténors, et ces exploits surhumains ont permis, notamment à France Télévision, de médiatiser à outrance des évènements comme le Tour de France.

 

Bref rien de bien gênant sur le fond, hormis pour la santé des coureurs. C'est en effet au début des années 90 que la face obscure de ce dopage sanguin est également apparue. Les taux d'hématocrites chez certains coureurs étaient tellement élevés que la nuit il était nécessaire de les réveiller à 3 heures du matin pour les faires rouler pendant une heure sur ce qu'on appelle un "home-trainer", ou de simples rouleaux, car il y avait risque de formation de cailleaux sanguins en cas d'inactivité. Ces héros de la route n'étaient plus des compétiteurs, mais des hommes en constant danger de mort. Cette époque a été je crois la pire de toute l'histoire du cyclisme.

 

Les autorités de contrôle ont trouvé une parade pour que certains coureurs ne mettent plus délibérément leur vie en danger: fixer un taux maximal d'hématocrites au-delà duquel le coureur est déclaré inapte à la pratique sportive. D'ailleurs, à ma connaissance, ces mesures perdurent encore aujourd'hui.

 

En parallèle en 1998, l'affaire Festina a éclaté. Des gens se sont mis à parler. De mémoire un seul, notre R. Virenque national, peut-être mal conseillé par son avocat, Me G. Collard, a décidé de tout contester en bloc, déclarant cette fameuse phrase tant de fois reprise par les Guignols: "j'ai été dopé à l'insu de mon plein gré". Cette défense bien évidemment n'a pas tenu plus d'un an me semble t-il...

 

Et puis en 1999, un certain Lance Armstrong est arrivé sur le Tour de France... Mais ça, c'est pour la 2ème partie du billet.

Par JF le démocrate - Publié dans : Sport
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Vendredi 6 janvier 5 06 /01 /Jan 22:58

En ce moment particulier, vous connaissez sans doute toutes et tous nos bonnes banques "à la française": celles qui nationalisent leurs pertes et privatisent leurs bénéfices, en gros.

 

Vous connaissiez les Formules 1 mises au point par Renault, et il n'y a d'ailleurs rien d'étrange au fait qu'un constructeur automobile veuille se constituer une vitrine commerciale, un nom dans la compétition automobile de haut niveau. C'est juste une preuve de sa capacité à maîtriser les technologies les plus pointues dans un domaine technique qui lui est propre.

 

En revanche, peut-être ne saviez-vous pas que le trimaran, qui se nomme - en toute sobriété - Banque Populaire V est en passe, si ce n'est déjà fait à l'heure où j'écris ce billet, de battre le record du tour du monde à la voile.

 

Il y a plusieurs choses qui me paraissent indécentes dans toute cette histoire:

 

1) Qu'un trimaran de haut vol, de 40 mètres de long, fruit d'une technologie qui n'est sûrement pas l'apannage de la Banque Populaire (ou alors cette dernière aurait-elle deux métiers distincts, banque le jour, entreprise de high tech. la nuit?), porte le seul nom du commanditaire de l'opération, celui qui amène le "fric". Sans même penser qu'il faut un équipage pour manoeuvrer et conduire une telle Formule 1 des mers: en l'occurrence L. Peyron et son équipe.

 

2) Qu'alors que beaucoup, dont je fais partie, considèrent que les banques devraient déjà savoir faire la distinction entre les activités de banque de dépôt et celles de banque d'affaires, la Banque Populaire en soit réduit, par ces temps plus que moribonds, à sponsoriser (pour combien de dizaines voire probablement de centaines de millions d'euros?) un tel exploit sportif... Mais où va t-on comme ça? Car j'ai vraiment l'impression qu'on marche sur la tête...

 

Certaines banques (de dépôt, comme l'est "normalement" la Banque Populaire) sont apparemment intéressées par tout, mais vraiment tout, et surtout par tout ce qui ne concerne pas leur métier premier. A quand une grande banque qui concevra, développera et produira, tiens au hasard... le futur char de l'Armée française, le successeur du char Leclerc? Puisqu'elles savent tout faire lorsqu'il s'agit de fournir du "fric" sauf à ceux qui en ont besoin (particuliers, PME,...), et que  quand il y a des pertes lourdes, elles ne les encaissent pas en propre...

Par JF le démocrate - Publié dans : Sport
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Samedi 23 juillet 6 23 /07 /Juil 22:17

Les cyclistes français qui ont participé au Tour de France seront reçus demain soir à l'Elysée, et j'imagine grandement félicités par notre Président de la République.

 

On a déjà connu ça du temps de Chirac avec le foot, aujourd'hui c'est Sarkozy avec le cyclisme. Ca s'appelle de la récupération en grande pompe, mais ce n'est toujours que de la récupération. Il est fort à parier que s'il n'y avait pas eu selon les dires de G. Holtz, quasiment tous les jours 7 à 8 millions de téléspectateurs, il n'y aurait pas une telle récupération, où alors elle se serait faite plus discrète. Mais là, c'est bon, on peut lâcher les chevaux!

 

Personnellement, j'ai pu suivre - quasiment en entier -, l'étape qui s'est déroulée hier, celle qui amenait les coureurs de Modane à l'Alpe d'Huez. Et comment dire, j'ai été littéralement effaré par la mise en scène médiatique autour de cette étape.

 

1) T. Voeckler a fait un grand Tour de France, va finir quatrième au classement général, ce qui est mérité du fait de son courage et de sa pugnacité. Maintenant, on peut quand même s'interroger sur l'influence des médias sur le destin de ce coureur dans le Tour de France cette année. Chaque jour en effet, on a voulu faire croire qu'il était en mesure de gagner le Tour. Des spécialistes avaient bien averti pourtant qu'il ne possédait pas les qualités requises en haute montagne pour gagner le Tour de France (B. Hinault, L. Jalabert, ...). Mais ce n'est pas ça qui a arrêté T. Adam, G. Holtz et plus généralement le service des sports de France Télévision: quand il y a de l'audimat à trouver, on est prêt à faire n'importe quoi...

 

Alors le pauvre T. Voeckler, il semble bien que hier il ait craqué totalement. Tactiquement: nul. Il n'y a pas d'autre mot, il s'est enflammé comme un cadet, visiblement même pas bridé par son directeur sportif. Il fallait du spectacle et on en a eu! T. Voeckler démarrant à quoi, à 40 km/h?, dans le col du télégraphe pour aller rejoindre d'authentiques grimpeurs, qui sont juste les meilleurs au monde.

 

Au bout de 20 km, n'importe qui qui a déjà fait du vélo pouvait se rendre compte que T. Voeckler était déjà totalement cuit, fini. Il n'y avait qu'à voir son visage pour se rendre compte qu'il s'était irrémédiablement "mis dans le rouge", que ses muscles n'étaient désormais plus remplis que d'acide lactique. Un Fignon hélas regretté aurait dit ce qu'il en pensait. Un Jalabert, pourtant généralement très franc, ne s'est contenté que d'émettre quelques doutes. Quant à T. Adam, le présentateur cycliste de France-Télévision, il a juste voulu assurer le spectacle... Parce qu'il s'agit bien d'un spectacle aujourd'hui le Tour de France. Un spectacle de chutes, de blessures, de défaillances, d'espoir et de désespoir.

 

Et le grand tour de force de T. Adam aura été de nous faire croire, jusqu'au pied de l'Alpe d'Huez, que T. Voeckler pouvait encore gagner le Tour de France, malgré cette faute tactique irréparable initiée quasiment dès le départ de l'étape.

 

Je pense qu'en courant intelligemment, T. Voeckler aurait pu finir au moins sur le podium. Mais la pression médiatique a été trop forte, au risque de voir un cycliste qui n'est pourtant pas un tout jeune (32 ans), qui a d'habitude les pieds bien sur terre, se griller lamentablement, tout ça probablement parce qu'on n'avait pas arrêté de lui dire qu'il pouvait gagner. Ce qui est juste ridicule dans l'absolu.

 

2) J'ai sursauté de mon canapé, lorsque dans la montée de l'Alpe d'Huez, T. Adam s'est (comme d'habitude) enflammé - mais bon remarquez il est payé pour ça - en indiquant qu'il s'agissait d'une montée incroyablement rapide, aussitôt repris par L. Jalabert qui a dit - en gros, dans une bourde tout juste énorme - qu'il ne fallait pas s'exprimer comme ça, parce que des scientifiques (les ennemis apparemment...) allaient scruter cette montée.

 

Je fais partie de ces scientifiques "ennemis" de L. Jalabert. Et d'ailleurs, je voudrais dire à un type comme L. Jalabert qu'il n'y a même pas besoin d'être un vrai scientifique pour calculer la puissance développée par les cyclistes lors d'une montée telle que celle de l'Alpe d'Huez, dont tous les pourcentages sont parfaitement connus. Un niveau de Terminale S est bien suffisant dans ce cas; il suffit juste de connaître les pourcentages, les temps de passage (avec la télé, c'est facile), le poids du vélo (6,8 kg en général) et celui du coureur. Et après cela, le calcul devient très simple à effectuer, car en montagne quand il y a des forts pourcentages, la force aérodynamique (ce qu'on appelle dans le jargon la trainée ou "résistance de l'air") devient négligeable devant la force nécessaire pour vaincre la pente.

 

Il est dès lors très facile de calculer la puissance développée par un coureur lors d'une telle montée. Dans la montée de l'Alpe d'Huez, avec un simple tableur et deux ou trois formules toutes faites, vous pouvez facilement déterminer la puissance développée kilomètre par kilomètre...

 

C'est ce qui gêne d'ailleurs beaucoup certains cyclistes, qu'on puisse ainsi calculer facilement la puissance développée en montagne. C'est ce qui gêne visiblement L. Jalabert, lui qui a réalisé ses plus grands exploits du temps où le dopage généralisé et organisé était de mise dans le sport cycliste. Aurait-il peur que certains "scientifiques" se penchent sur ses performances passées, lui qui n'a toujours tourné qu'à l'eau minérale?

 

Tout ça parce que d'autres experts scientifiques ont unanimement estimé qu'une puissance de plus de 400 W ne pouvait être développée par un être humain "normal" durant plus de quelques minutes. Et forcément se sont inquiétés de voir qu'à une certaine époque, l'intégralité de la montée de l'Alpe d'Huez se faisait à plus de 400 watts, et ce par plusieurs coureurs...

 

Marco Pantani, qui détient le record de la montée la plus rapide de l'Alpe d'Huez est mort à l'âge de 34 ans, après avoir succombé à une overdose de cocaïne. Cela faisait plusieurs années qu'il était mis en cause dans des affaires de dopage, et il est mort seul dans une chambre d'hôtel après avoir été lynché littéralement par les médias...

 

Est-ce cela que L. Jalabert, T. Adam, G. Holtz, ou plus généralement le service des sports de France Télévision veulent à tout prix nous vendre, parce que "business is business and show must go on"? En attendant, je me demande bien ce que N. Sarkozy va récupérer demain soir... Même s'il faut le reconnaître, cette année, les performances ont été moins impressionnantes visuellement - moins inquiétantes en apparence, même s'il faudrait regarder les fameuses données concernant la montée vers l'Alpe d'Huez - que durant d'autres années passées. Ce qui prouve qu'il faut continuer à étudier la puissance développée par les coureurs dans les montées archi-connues telles que l'Alpe d'Huez. N'en déplaise à L. Jalabert.

Par JF le démocrate - Publié dans : Sport
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Dimanche 1 mai 7 01 /05 /Mai 20:33

J'ai mal à mon pays quand je lis M.G Buffet dire qu'elle a mal au foot... J'ai aussi mal à mon pays quand j'entends un L. Thuram, aux bonnes intentions toujours dégoulinantes, créer des faux problèmes.

 

Car si on parle de scandale à la FFF, qu'en est-il exactement? Qu'est-ce qui s'est dit lors de cette fameuse réunion de la DTN qui met les Buffet, les Thuram, les Médiapart bien sûr, dans un tel état?

 

Pour ce qui concerne Mediapart, je comprends, parce que chaque affaire ou pseudo-affaire sortie est synonyme de business... C'est en sortant des affaires comme celles-là que Médiapart va faire du pognon. Qu'on se le dise!

 

Pour les autres, je ne comprends pas pourquoi tant d'exagération, tant d'étalage de bonnes intentions - dégoulinantes comme je l'ai déjà écrit -, tellement dégoulinantes d'ailleurs qu'elles sont aptes à créer l'écoeurement.

 

Ecoutons 3 minutes un Thuram sur Téléfoot ce matin. C'est merveilleux son discours: admirez à quel point le personnage (qui a peut-être un déficit de notoriété ces derniers temps, qui ne sait peut-être plus comment exister?), peut passer subitement du problème de la double-nationalité à celui de la couleur de peau...  Ca y est, par un amalgame totalement vaseux, le racisme, la religion sont tout de suite au coeur du problème! Et Thuram de faire le lien entre: "les blacks courrent plus vite" ce qui selon lui serait un préjugé (bah il n'a jamais dû regarder une finale des championnats du monde du 100 m...) et bien entendu "les Blacks ont un petit cerveau". Ca, c'est l'appréciation personnelle de Thuram. Dans le cas présent, Thuram ne nous démontre pas que les Blacks ont un petit cerveau, il nous démontre seulement la petitesse de son propre cerveau... Dégoulinant je vous dis.

 

Le Verbatim de cette réunion de la DTN, qui selon certains semble être pire que tout ce qui a pu se dire entre Hitler et ses Etats-Majors durant la seconde guerre mondiale, est en ligne sur Mediapart (payant, bien sûr). Je n'ai pas trouvé ce verbatim ailleurs. C'est bien dommage, car plutôt que d'écouter les propos démagos et peut-être un peu ... paranoïaques de L. Thuram, je préférerais personnellement avoir accès gratuitement à ce verbatim. Mais ce n'est pas possible.

 

Alors il faut se contenter des "on dit" de ceux qui l'ont lu: apparemment, seul le problème de la double-nationalité a été abordé et mot interdit, le terme "quota" a été employé afin de limiter à 30% dans les centres de formation (financés par la FFF, autant le rappeler), la part de joueurs ayant une double-nationalité.

 

Mais le pire, c'est sans doute pour L. Blanc, car il semble qu'il ait dit un truc terrible qui heurte les bien-pensances "dégoulinantes": il paraît en effet qu'il a parlé des qualités athlétiques des Blacks. Et Thuram ensuite en a fait des "petits cerveaux"... Qui incite à la haine raciale: Blanc ou Thuram?!

Par JF le démocrate - Publié dans : Sport
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L'esprit démocrate

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