Récemment, nous avons eu droit à la TV à une ènième rediffusion du film "Les aventuriers de l'arche perdue". Un pure délice par
ailleurs pour tout cinéphile qui se respecte.
Mais au cours de cette dernière semaine, nous avons aussi pu constater la diffusion d'un autre film, forcément moins jouissif: "Les aventuriers de l'Arche de Zoé", avec pour réalisateur et
acteur principal Eric
Breteau.
Pour tout dire, je n'ai guère lu ou écouté ce qui a pu se dire sur Eric Breteau et l'association "L'Arche de Zoé" en particulier. Aussi, en aucun cas je n'aurai la prétention de me
considérer comme un fin connaisseur du dossier. Mais je crois que devant le battage médiatique actuel organisé par et pour Eric Breteau, il convient simplement de rappeler certaines vérités incontournables:
- Les ONG font un travail absolument remarquable dans certains pays où la plupart d'entre nous n'oserait même pas mettre les pieds.
- Il y a une demande très forte d'adoption en France, demande qui hélas n'est pas accompagnée de l'offre qui pourrait l'équilibrer.
- "Voler" des enfants dont on sait qu'ils ont d'ores et déjà une famille est un crime. Et aucune déclaration de bonne intention quant à
l'avenir de ces enfants ne me fera changer d'opinion.
Mes parents ont eux suivi d'un plus près cette affaire, et suite à la libération des différents acteurs de l'Arche de Zoé, leur premier réflexe a été de dire: "mais qu'on les laisse donc au
Tchad!"
Sans tomber dans un radicalisme aussi manifeste, je suis un peu outré par les apparitions sur-médiatisées d'Eric Breteau (et auparavant d'un de ses sbires, qui ne m'avait personnellement
guère convaincu...).
Laissons aujourd'hui la place à la Justice, pour les dernières instructions en cours: mais inutile de dire que je ne lirai pas le dernier livre d'Eric Breteau...
Selon un récent sondage, dont
le quotidienLe Mondes'est fait le rapporteur, près de 4 Fançais sur 5 estiment queNathalie Kosciosku-Morizet(NKM pour les intimes) a pris la bonne décision en se positionnant de façon "restrictive" vis-à-vis de la culture des OGM.
Peu importe l'imbroglio politicien au sein de la majorité qui s'en est suivi, hormis les deux points suivants que je voudrais souligner:
- Je ne suis guère surpris que le ministre de tutelle de notre secrétaire d'Etat à l'écologie, Jean-Louis Borloo, ait sagement évité de prendre part au débat parlementaire. Pourquoi en
effet prendre des risques inutiles quand il est possible de louvoyer? Pourquoi risquer de sacrifier sa carrière personnelle, d'écorner son image, quand il est tellement plus simple de botter en
touche?
- Que signifie cette "punition", à savoir la privation prononcée par François Fillon de voyage au Japon à l'encontre de NKM? Soit cette dernière avait un rôle à jouer lors dudit
voyage, auquel cas il n'y avait aucune raison de l'en priver, soit NKM était inutile lors de ce déplacement, auquel cas il n'y avait aucune raison de l'y inviter... Je suis personnellement déçu
par l'attitude de François Fillon, un homme politique que par ailleurs je respecte (et qui au passage je l'espère ne sera pas remplacé par le "gentil" Xavier Bertrand, comme les
Guignols de l'Info n'ont de cesse de surnommer ce dernier), un homme que je croyais plus enclin à l'esprit de responsabilité. Car ce n'est pas en se conduisant tel le maître d'école
d'une classe de CP, envoyant un mauvais élève au coin ou le privant de dessert, qu'il sert notre République. Tel est en tout cas mon point de vue.
Mais revenons-en au problème de fond, à savoir les OGM. Je ne suis pas ingénieur agronome, et pour tout dire je n'y connais rien, mais vraiment rien de rien. D'ailleurs, même les notions les plus
élémentaires de jardinage me sont complètement étrangères. Ma spécialité initiale, c'est l'aéronautique. Autant dire que je suis à 100.000 lieus des compétences requises pour pouvoir parler
sérieusement d'OGM. Mais je n'en suis pas moins de formation scientifique, même si depuis la fin de mes études, je me suis ouvert à beaucoup d'autres domaines. Alors, de ce fait je voudrais
seulement vous faire part de quelques éléments de réflexion qui me passent par la tête:
- En premier lieu, une anecdote. Avant de faire mes études en aéronautique, je n'avais aucunement peur en avion. Je faisais confiance tout simplement en quelque chose que je ne comprenais pas.
Mais dès ma première année d'école d'ingénieur, beaucoup de choses ont changé. Je me suis alors souvenu des propos d'un professeur de sciences physiques qui enseignait en "mathématiques
spéciales" dans le lycée où j'ai effectué mes classes préparatoires. Ce dernier avait une peur bleue de prendre l'avion et avait pour leitmotiv: "les oiseaux volent et c'est naturel, pour ce
qui est des avions ce n'est pas naturel". Sans aller jusqu'à la phobie qui sans doute avait envahi cet homme, je dois bien reconnaître qu'il avait parfaitement raison dans son jugement. Car
le vol d'un avion n'est absolument pas "naturel". Celui-ci n'est assuré que par la vitesse qui lui est conférée (au moins 250 km/h pour qu'un avion de ligne puisse à peu près tenir en l'air). Il
faut ainsi savoir qu'un avion de ligne n'est aucunement capable de planer tel un oiseau. D'ailleurs au niveau de leur capacité à planer, dans le monde de l'aéronautique, les avions de ligne sont
souvent considérés comme des "fers à repasser". Tout un programme, et tout cela pour dire qu'il vaut mieux parfois ne pas trop en connaître sur la chose. Mais néanmoins loin de moi
l'idée de décourager les utilisateurs des transports aériens: à ce jour, il s'agit d'un moyen de transport infiniment plus fiable que l'automobile par exemple. Toutefois, il faut bien avoir
conscience qu'il s'agit d'un défi humain contre la nature.
- Ensuite, et d'ailleurs aussi enfin, avec le recul sans doute dû à l'âge - bien que je ne me considère pas encore comme un grand-père cramoisi -, j'ai pu constater une chose qui me consterne:
les scientifiques sont souvent des gens bornés, qui pensent détenir la vérité ultime. Hors, malgré il est vrai de grands progrès accomplis depuis
que l'on sait que la Terre n'est pas le centre du monde, où en est notre compréhension de la nature? Je pense personnellement que nous n'en sommes qu'au prémice du commencement de la
compréhension de choses qui nous dépassent encore très largement. Et même, j'ai l'impression d'être gentil en affirmant cela...
Tout cela pour dire que nous devons à tout moment rester humbles devant la nature. Est-ce que je suis
pour la culture des OGM? Clairement, non. Mon avis est que le principe de précaution doit être respecté à tout prix. Qui avait prédit la maladie de la vache folle?!
En ce sens, je fais partie des quelques 80% de la population française qui ne souhaitent pas voir appliquées des modifications génétiques aux produits qu'ils consomment. Et pas uniquement parce
que NKM a de beaux cheveux...
Ajout du 14 avril 2008: ce qui est vraiment très regrettable, c'est qu'aujourd'hui que l'on soit pro ou anti-OGM, on a quand même "droit" à ces derniers. En effet, les animaux que nous
consommons sont nourris avec des OGM. Et pas d'obligation d'affichage sur la viande en question, du fait d'une norme européenne à mon sens inconsistante. Donc pas de choix possible. Au fait,
comment s'appelle un monde où l'on exclut toute possibilité de choix?
Le moins que l'on
puisse dire est que le rapport annuel de laMIVILUDES(la Mission Interministérielle de VIgilance et LUtte contre les DErives
Sectaires) est tombé à point, suite aux déclarations de la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy,Emmanuelle Mignon. Rappelons-nous en effet de ses propos:
"les sectes sont un non-problème".
Le rapport de la MIVILUDES n'a visiblement pas la même opinion. Heureusement, oserais-je dire... Car une simple intuition permet de penser qu'en ces temps difficiles pour nos
compatriotes, la quête de spiritualité voire d'ésotérisme est forcément tentante. C'est une évidence, forcément propice soit au développement des religions (ce qui n'est pas un mal en soi, même
si je me revendique en tant qu'agnostique), soit à celui d'organisations sectaires dont le but in fine n'est pas forcément
l'aboutissement d'une quête spirituelle... Il est également à noter que les voyants ou voyantes en toute sorte, les marabouts ou mages, trouvent aujourd'hui un terrain de chasse de prédilection devant la misère d'autrui.
Je ne peux qu'encourager les personnes qui le souhaitent à lirele rapport 2007de la MIVILUDES. Personnellement, je ne l'ai lu qu'en diagonale, épaisseur oblige (plus de 250 pages). Mais j'ai
quand même noté des choses fort intéressantes par ailleurs.
En premier lieu, le fait qu'il était très difficile de lutter contre les mouvements sectaires. Et ce pour une raison très simple: du fait du principe de laïcité dont nous sommes je crois
majoritairement fiers en France, il n'existe pas de définition juridique de la notion de "secte". Aussi, est-ce par des moyens détournés qu'il
convient d'identifier celles-ci.
En second lieu, le rapport met en évidence certains dangers liés au coaching, une habitude de plus en plus répandue dans nos entreprises, et qui
serait dans certains cas infiltrée par certaines sectes.
En troisième lieu, sur un plan plus "technique", la mise en oeuvre volontaire de "faux souvenirs induits", par le biais de l'hypnose ou de la
suggestion notamment, visant à asservir le "sujet"...
Enfin, je dois avouer qu'après une lecture certes très rapide de ce rapport, je n'y ai vu aucune préconisation digne de ce nom apte à lutter contre ces sectes qui sont pourtant
régulièrement citées: la Scientologie, les Témoins de Jehovah et les Raëliens.
Fruit des difficultés de notre temps, les sectes semblent aussi difficiles à combattre que la misère humaine. Que certains pays les reconnaissent en tant "qu'Eglise" ne facilite évidemment pas
notre tâche. Qu'un ancien ministre de l'économie et des finances, devenu depuis chef d'état, ait reçu à Bercy celui qui est aujourd'hui considéré comme l'ambassadeur mondial de la Scientologie
n'aide pas non plus... Tout comme il en va des propos récents d'Emmanuelle Mignon. A quand le siècle des lumières?
Retour sur cette ténébreuse histoire de "caisse noire" au sein de l'UIMM, la plus puissante fédération
patronale, celle en charge des des industries de la métallurgie. Et chacun de savoir combien d'entreprises en France dépendent de cette organisation! C'est dire son pouvoir, ses moyens financiers
aussi...
Denis Gautier-Sauvagnac, ex-président de cette fédération aurait en l'espace de 7 ans effectué des retraits en
liquide pour un montant total de 17 M€ des caisses de l'UIMM, soit plus de 1.400 ans de la rémunération de quelqu'un qui est au SMIC!
Nul ne sait où est allé cet argent, officiellement destiné selon D. Gautier-Sauvagnac "à fluidifier les relations sociales". Fluidifier les relations sociales, voici un concept
pour le moins intéressant, mais comme beaucoup je crois, je m'interroge sur la signification de cette expression. Qu'est-ce que ça veut dire dans la pratique "fluidifier les relations sociales"?!
On se doute bien que cela induit que lorsqu'il y a conflit social, des enveloppes sont versées. Probablement aux syndicats. Mais à qui exactement? A ses leaders sans doute... Et que font-ils de cet
argent? Y a t-il de l'enrichissement personnel?
Avec cette affaire, on se rend bien vite compte qu'on est là en face de ce que je qualifierai une "poupée russe". Dès qu'une boîte est ouverte, il en apparaît une seconde,
etc...
Si cette version s'avère exacte, on se rend bien évidemment compte également des effets pervers que peut entretenir un tel système:
"- Tiens, on a besoin d'un peu d'argent
- Pas de problèmes, il n'y a qu'à lancer une grève..."
Selon certaines rumeurs, cet argent aurait également pu servir à financer certains partis politiques.
On doit bien le reconnaître, on se trouve là en plein coeur d'une affaire qui pourrait être une affaire d'Etat.
Je suis personnellement surpris que depuis la sortie des informations concernant ces retraits en liquide, on n'ait visiblement pas progressé d'un iota
dans son instruction. Et pourtant, contrairement à l'affaire des frégates de Taïwan, il n'y a pas possibilité dans le cas précis de se réfugier derrière le "Secret-Défense".
Je suis personnellement outré que D. Gautier-Sauvagnac ait réclamé et semble t-il obtenu - du moins dans un premier temps - une indemnité de départ de 1,5 M€, pour quitter la présidence
de l'UIMM. Ce montant ne représente sans doute pas grand chose par rapport au trésor récolté chaque année par l'UIMM. Mais il s'agit d'un symbole, et il ne faudrait, je crois, jamais perdre de vue
que nos concitoyens sont - et c'est assez légitime - très sensibles aux symboles, d'autant plus quand le pouvoir d'achat des plus démunis ne cesse de diminuer.
Laurence Parisot, la patronne du MeDef, a décidé de s'ériger en "redresseuse de troubles", bien qu'elle même soit mise
en cause par l'UIMM, qui lui reproche d'avoir eu connaissance de certaines informations bien plus tôt qu'elle ne l'affirme.
Je pense personnellement que les enjeux de cette affaire sont immenses. J'espère que la vérité pourra émerger, quitte à remettre s'il le faut complètement à plat le
système "Patronnat-Syndicats" tel qu'il se pratique à la française. Le modèle allemand serait peut-être le bienvenu...
Voici une question qui m'a étonamment surpris.
Pourtant, le problème est soulevé dans un article de l'hebdomadaire Marianne. Il est vrai que la dernière fois que j'ai pu regarder -
et cela remonte à plusieurs semaines, et encore en faisant du zapping - TF1, ce fut pour tomber sur l'un de ses plus fins animateurs, Cauet, ce
dernier relevant un défi consistant à boire du jus de raisin écrasé à pieds nus... Quelle finesse! Quelle classe!
Entre Star'Ac, séries américaines "à la con", Julien Courbet le défenseur de la veuve et l'orphelin, il est vrai que la
chaîne ne fait guère dans la qualité des programmes... De mon point de vue, Canal plus et M6, toutes deux également privées font beaucoup mieux dans le registre. Et j'en oubliais presque le JT de
13 heures de Jean-Pierre Pernaut, destiné aux ménagères de plus de 110 70 ans...
Alors la question se pose: si à mon âge relativement avancé, quoique je ne me considère pas encore comme complètement décrépi, je suis capable de me rendre compte de l'inutilité absolue d'une
chaîne telle que TF1, qu'en est-il des enfants voire des adolescents? Peut-être que ces derniers accrochés aux propos et effets d'annonce ineptes d'un Nikos Aliagas, présentateur vedette de la Star'Ac, restent scotchés devant leur téléviseur...
Toutefois, la mise en cause par Emmanuel Todd de l'effet pervers que pourrait avoir TF1 sur la dégradation de
l'éducation de nos enfants me laisse pour le moins perplexe. Il s'agit probablement d'un facteur "d'imbécilisation" parmi d'autres. Mais est-ce le seul? Qu'en est-il du langage SMS utilisé
non seulement lors d'envois de SMS mais aussi sur certains forum Internet? Qu'en est-il du rôle de l'Education Nationale - et à ce titre je me réjouis que le gouvernement Fillon
veuille en revenir à un enseignement plus traditionnaliste privilégiant le Français et le calcul à l'école primaire -? Qu'en est-il des jeux vidéos qui occupent les enfants bien plus qu'ils ne le
devraient? Qu'en est-il enfin tout simplement d'Internet, qui représente à la fois une mine d'or pour qui veut se cultiver mais aussi un puits sans fond pour qui veut tomber dans
"l'underground"?
Je ne pense pas personnellement que le fait qu'une partie des élèves de 6ème ne savent ni lire ni écrire relève de la seule responsabilité de TF1. Je pense qu'il s'agit de la conséquence d'une
problématique multi-factorielle. A combattre, c'est sûr, mais sous tous ses aspects...
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Ingénieur en aéronautique, CV disponible sur demande. Centres d'intérêts très variés, dont la politique: sur ce point, je me définis en tant qu'adhérent "exigeant" au Mouvement Démocrate.
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