Suite à la défaite sévère enregistrées lors des dernières élections européennes, de nombreuses initiatives
d'adhérents ont vu le jour pour proposer des corrections au "logiciel" du MoDem. Selon la plus médiatisée d'entre elles, celle des promoteurs, plusieurs dizaines de contributions militantes ont été adressées au Siège du
Mouvement Démocrate - dixit F. Bayrou -. Il est probable que la majorité d'entre elles ont de nombreux points communs. Si ce n'est pas le cas, j'espère qu'elles sont au moins complémentaires.
J'ai moi-même adressé la mienne, je ne sais pas si elle a été lue ni même parcourue, mais elle fait sûrement partie des moins complaisantes vis-à-vis de F. Bayrou et de son entourage (trop)
proche.
La grande problématique quand on mène ce genre d'action est de savoir si on a été écouté mais surtout entendu.
La grande question qui se pose dans l'instant présent est de savoir ce qui ressortira du Conseil National de demain. Sans être Madame Soleil, je crois pouvoir affirmer qu'il n'en ressortira pas
grand chose. Suffisamment pour contenter ou du moins essayer de contenter un maximum de personnes, mais il ne faut pas espérer que certains points cruciaux de blocage soient abordés demain
lors de ce Conseil National. Ce serait en effet politiquement suicidaire.
Que dirait-on d'un homme politique qui vise les présidentielles en 2012, s'il faisait un grand méa culpa sur deux années un peu (restons dans la mesure) gâchées, sachant que les
compte-rendus de ce Conseil National fleuriront dès demain sur les blogs, et que la presse sera présente?! Soyons sérieux deux minutes...
C'est au changement éventuel de pratiques, subtilement enclenché dans les semaines et les mois à venir, que l'on saura si certains messages auront été pris en compte. Mais pas avant.
Croire que le Conseil National de demain débouchera sur des décisions radicales constitue tout simplement une utopie. Et comme toute utopie, il faut savoir la dépasser, il faut savoir être
patient dans le cas présent. C'est dans le temps et non pas dans une instantanéité incompatible de la communication politique qu'on pourra juger des vrais changements. S'il y en a.
Alors un seul mot vaut aujourd'hui: patience. En plus, c'est parait-il la mère des vertus.
Beaucoup publient leurs statistiques, alors moi aussi, même si elle sont faibles, je vais le faire.
Voici donc mes statistiques pour le mois de juin 2009:
Nombre de visiteurs uniques: 1.322
Nombre de pages vues: 3.795
Celui qui m'a fourni (et de très loin) le plus grand nombre de visiteurs: l'Hérétique (209 visites), suivi de Mirabelle (36 visites).
Voilà, c'est tout, y a pas de quoi fouetter un âne (je n'aime pas l'expression "fouetter un chat").Et je m'en fous complètement. Plus précisément, j'aimerais arriver à 2.000 visiteurs uniques par mois (visiteurs comptabilisés par période de 24 heures,
soit une moyenne de 60 à 70 visiteurs uniques par jour, ce que j'enregistrais à une certaine époque). Petit objectif? A chacun ses ambitions.
Je ne sais pas si je dois classer ce billet dans la rubrique "sport", ou dans une rubrique "politique". Pour le
moment, je vais le mettre dans "sport".
On a effectivement à faire à deux personnages, qui chacun dans leur spécificité ont été des sportifs (plus connu en tant qu'entraîneur pour ce qui est de Bernard Laporte), et qui ont eu ou qui ont le souhait de tater à la politique.
Tous les deux ont un point commun: outre leur carrière dans le sport, ce sont aussi des hommes d'affaires, riches et médiatiques. L'un avec ses multiples participations dans des casinos ou dans le tourisme, l'autre avec - allez, je vais encore me faire mal voir de certains -, ce qui ressemble de mon point de vue
à de l'exploitation pure et simple de la lutte contre le cancer.
Mais la comparaison s'arrête là. Il y a une différence de temps entre ces deux hommes, sans doute aussi une différence de préparation, voire de moyens et d'influence.
Là où Bernard Laporte a visiblement échoué et ne possède désormais plus qu'un passé politique, ce qui le rend pour le moins amer aujourd'hui - tant il "balance" après sa sortie du gouvernement -, je crois
que Lance Armstrong a au contraire un vrai futur. Certes il ne faut bien sûr pas oublier que son ami G.W Bush n'est plus Président des Etats-Unis, mais il ne faudrait pas sous-estimer ses autres
réseaux par ailleurs, dont notre propre Président de la
République.
Mon sport préféré a toujours été le vélo. Quand j'avais 16 ans, je voulais faire de la compétition (en amateur bien sûr), mais mes parents m'en ont - avec raison - empêché, car il est difficile de
concilier 10 heures de vélo par semaine avec des études. Après, je me suis mis à fumer, à boire (raisonnablement quand même), et aujourd'hui même si j'ai du matériel assez haut de gamme, je ne peux
plus guère supporter la comparaison qu'avec un cyclotouriste. Mais je n'en garde pas moins une admiration extraordinaire pour ces forçats de la route, capables d'aller au bout de leurs limites. Car
le vélo est un sport extrêmement dur. Il faut être monté dessus pour se rendre compte à quel point la souffrance est insupportable parfois, quand vous êtes à la limite de la rupture, et que vous
finissez par avoir une très désagréable envie de vomir vos tripes et vos boyaux... C'est aussi un sport qui peut-être très agréable: même tourner en boucle autour d'un simple hippodrome comme
longchamps, ce que je faisais lorsque j'habitais en région parisienne (3,6 km seulement) dans un peloton, à bonne allure (37-38 km/h de moyenne), c'est parfois dur mais grisant...
Lance Armstrong, malgré ses détracteurs (dont clairement je fais partie), malgré toutes les suspicions de dopage dont il a fait preuve (qui me semblent personnellement avérées ou alors il vient
d'une autre planète), est un phénomène dans le genre: son coup de pédale est incroyable de souplesse, sa position aérodynamique sur un vélo a fait l'objet de multiples études en soufflerie, rien
n'est laissé au hasard dans sa préparation: il est probablement l'inventeur du cyclisme moderne, dans lequel au lieu de courir à tout va, on concentre sa préparation sur un et un seul
objectif, en l'occurrence le Tour de France. Lance Armstrong, c'est celui qui ne laisse rien au hasard: tout est méticuleusement préparé, des mois à l'avance, dans un seul et unique but: le succès.
C'est le compétiteur type des temps modernes. Et l'homme est très intelligent (ça nous change d'un Bernard Hinault..., je sais je suis très méchant), même si souvent il pêche par excès d'arrogance
et de supériorité manifeste et ... revendiquée.
Il va participer au prochain Tour de France, qui débutera samedi prochain à Monaco. Il n'était pas a priori le bienvenu dans cette épreuve, mais heureusement qu'il y a des serviteurs (oserai-je
écrire des serviles) tels que Michel Drucker pour tenter d'amortir le choc, en lui consacrant une interview bien complaisante dimanche dernier sur France 2 (vous savez l'une des chaines
devenues "hautement" culturelles depuis la suppression de la pub).
Lance Armstrong en "guest star", voulant s'imposer à tout prix, Laurent Fignon, atteint d'un cancer des voies digestives avec métastases (et là très franchement, je plains l'homme
qui mène un vrai combat, non pas uniquement pour un sport ou une carrière politique, mais pour la vie) comme consultant (si sa chimiothérapie et ses conséquences le lui permettent), je me dis que
vu le casting, quelle erreur d'avoir supprimé la pub sur France Télévision!!!
Car l'audience sera là. Audience peut-être parfois malsaine, parfois simplement compatissante, mais tous les éléments sont en place pour faire de ce Tour de France 2009 l'événement sportif de
l'année. Certains pourront dire ou écrire que je suis un véritable "salopard" à écrire ce genre de billet, mais je les invite à réfléchir simplement 2 secondes: est-ce que c'est moi qui ai
organisé tout ça?! Au fait, à ce jour, vous n'êtes toujours que 32 à avoir lu le témoignage de Miss Ingrid (et la plupart
de ces visites viennent de recherches Google), alors pour tous ceux qui passent leur temps à essayer de me dénigrer voire de m'insulter, parce que je m'exprime sur M. Jackson ou J. Dray, je n'ai
qu'un conseil à leur donner: commencez donc par vous regarder dans un miroir... Et qui plus est, mon blog n'est pas obligatoire de lecture.
Il y a des gens comme ça qui m'exaspèrent. Chacun aura pu le remarquer ces derniers temps. Je n'y peux rien,
c'est dans ma nature, et je n'ai pas envie d'en changer. Mais comme je n'ai aucune ambition politique, ce n'est pas bien grave; je ne suis pas tenu à un langage "politiquement correct".
S'il y en a un qui m'a exaspéré outre mesure ce week-end, c'est bien Julien Dray. Et dire qu'à une époque, j'avais acheté et même lu! (enfin c'est assez normal quand on achète) un de ses bouquins. J'avais même commenté, de façon assez critique cette "oeuvre", écrite par celui qui apparaissait à l'époque comme un des
plus grands supporters de Ségolène Royal. Soyons clairs, déjà à l'époque, de par sa "subtilité lourdaute", le personnage m'avait franchement déçu et même déplu.
Mais ceci n'est rien en comparaison de ce que j'ai pu entendre lors de l'interview de Julien Dray sur Europe 1 dimanche dernier. Extrait.
A mettre en relation avec cet article entre autres, qui relate que Julien Dray revendique que certains de ses amis lui ont fait
des prêts, (ajout personnel mais aisément vérifiable: sans aucune trace écrite, car entre amis ça ne se fait pas).
Franchement, moi j'aimerais bien avoir des amis comme Julien Dray, surtout qu'apparemment il en a beaucoup. L'homme doit vraiment être exceptionnel pour mériter de telles sympathies.
Mais plus sérieusement, et sans renier la présomption d'innocence qui est de mise en France (et encore heureux):
- Moi, les dépenses de Julien Dray, je m'en contrefous. Qu'il ait une passion pour l'horlogerie ancienne, les stylos-plume (oh je l'avoue, j'ai un Mont-Blanc, mais quelle merveille d'écrire
avec...), pour ce qu'il veut d'ailleurs, c'est son droit, et il n'y a rien à redire là-dessus. Ce qui m'intéresse en revanche, et dont il aime visiblement moins parler, tant il focalise ses
interventions médiatiques sur son train de vie, ce sont ses recettes. Il n'y a que cela qui compte, surtout lorsque des associations comme SOS Racisme et peut-être la FIDL (je n'ai
pas vérifié) sont partiellement subventionnées par l'Etat.
- Je m'étonne néanmoins qu'un député qui a des revenus, qui sans être mirobolants, sont tout de même conséquents - surtout si l'on tient compte des avantages en nature - en soit réduit à
emprunter de l'argent à des amis, pour de gros montants, mais toujours par petites sommes. Chacun a son train de vie après tout! Mais pourquoi ne pas faire un gros emprunt une bonne fois pour
toutes?
Quand on veut jouer au grand "moralisateur", après il faut savoir assumer, et de plein gré. C'est me semble t-il la moindre des choses. Il ne se rend plus à l'Assemblée Nationale depuis
qu'il est suspecté d'abus de confiance? Qu'il démissionne donc, pour nous montrer une bonne fois pour toutes qu'il a de l'honneur et pas seulement du verbe. Je ne suis d'ailleurs
pas le seul à montrer une défiance certaine envers le personnage, il ne suffit qu'à lire les commentaires laissés sur son blog.
Enfin, une machination dirigée contre lui? Julien Dray n'est pas et ne sera jamais un présidentiable. Alors arrêtons de crier au loup. A ce point, c'en devient ridicule.
Pas moins de 5 listes de gauche, tel était le menu proposé hier aux habitants d'Hénin-Beaumont lors des
nouvelles élections municipales organisées suite à la révocation de l'ancien maire PS, G. Dallongeville. En face, l'UMP ayant décidé depuis bien longtemps d'abandonner cette ville, le tandem Steeve
Briois / Marine Le Pen.
Que résulte t-il de cette cacophonie absurde, de cette querelle d'ambitieux? Pourquoi le PS a t-il investi Pierre Ferrari, un "gamin" de 27 ans, qui avait participé à la précédente mandature? Pourquoi le MoDem local, qui me semblait présenter un vrai
projet pour la ville, s'est-il rallié à notre jeune homme? A moins que ce ne soit la simple conséquence du résultats des européennes... Mais, je trouve qu'il y a beaucoup de questions et peu de
réponses.
Résultat: le "gamin" (en politique, il faut de nouvelles têtes, mais franchement 27 ans ça me parait quand même jeune...), malgré tous ses soutiens n'a fait que 17% et va devoir laisser la place à
un divers gauche Daniel Duquenne (20 %).
En revanche, on enregistre un score de près de 40% pour le FN au premier tour et aujourd'hui une vague impression que la gauche souhaite sauver les meubles en voulant faire barrage au Front National.
"Faire barrage", voilà l'expression type que j'aurais souhaitée voir disparaitre définitivement du langage politique quand on parle du FN. On en revient toujours à ce thème de la diabolisation,
sur lequel JM. Le Pen a toujours su surfer tel un virtuose.
Quand comprendra t-on enfin que d'une part on est en démocratie, et que quand on veut faire barrage à, on insulte des électeurs, et que d'autre part les idées du Front National doivent être
combattues sur le fond et non pas sur la base de simples postures?
Il y a aujourd'hui deux scénarios possibles à Hénin-Beaumont:
1) Soit le FN gagne, et alors Marine Le Pen gagne, car elle pourra alors se prévaloir d'une victoire personnelle qui lui permettra de prendre la succession de son père malgré ses détracteurs
au sein même du FN.
2) Soit le "barrage" fonctionne, et dans ce cas le FN (on peut imaginer en la personne même de JM. Le Pen très bientôt), pourra entonner son refrain traditionnel de victimisation et de
diabolisation. Avec des conséquences qui pourraient être nationalement positives sur son électorat. D'ailleurs, Marine Le Pen a déjà commencé à chanter le premier couplet.
Personnellement, je préférerais encore la première solution, même si aucune des deux ne me donne vraiment appétit.
Et tout ça la faute à quoi? A des querelles stupides, à l'incapacité à s'allier avant le 1er tour d'une élection. Le MoDem est mal en point en ce moment, mais que dire du PS et de la gauche en
général?
Je n'aime pas parler publiquement de ma personne. Mais aujourd'hui, je crois qu'il est temps que je le fasse,
avant que sournoisement d'autres ne s'en chargent. N'espérez-pas, chers lecteurs, un déballage de ma vie privée dans cet article. Ce n'est clairement pas mon style. En revanche, au niveau
psychologique, je n'ai aucune honte à affirmer ce que je suis. J'ai un ego, je l'assume et je le revendique!
Mais parlons-plutôt de politique, de MoDem et d'influence. Antonin Moulart a eu la
gentillesse de m'intégrer dans une liste "incontournable" des - à la louche - 40 personnes les plus influentes sur le net dans la vie du Mouvement Démocrate. Est-ce un cadeau empoisonné?! En tout
cas, il parait que je fais partie de la liste des gens qu'il faut suivre sur Twitter. Pour tout dire, cela me surprend et me dépasse. D'autant plus que je n'utilise quasiment jamais Twitter.
Alors autant dire les choses telles qu'elles sont:
- oui, je suis adhérent au Mouvement Démocrate, et je le resterai normalement jusqu'au moins en 2012,
- ce statut de simple adhérent-blogueur, qui ne vise rien de particulier au MoDem (la politique, l'écriture, ce ne sont que des loisirs), si ce n'est de faire triompher F. Bayrou en 2012, peut
m'amener à avoir des positions critiques, aussi bien à l'égard de F. Bayrou - auquel cas je lui transmets directement mes observations (j'ai horreur des sous-chefs qui font du filtrage), libre
après à lui de les lire ou pas (ma série de billets intitulée "Idées pour le MoDem", je lui ai transmise, mais très honnêtement, je ne sais même pas s'il l'a lue...) -, qu'à l'égard d'autres
blogueurs ou personnalités du MoDem: c'est ainsi et ce n'est pas passé les 40 ans que mon caractère changera,
- je ne suis qu'un simple blogueur politique insignifiant. Les statistiques que j'ai pu enregistrer depuis la création de ce blog il y a plus de 2 ans équivalent à peine à ce qu'un
"blogueur-vedette" engrange en un mois. Inutile donc de dire que mes pieds ne "gonflent pas dans mes sandales", même si une fois encore j'ai mon ego (je me crois assez intelligent, je connais des
gens bien plus intelligents que moi, mais je ne me prends pas pour le dernier des "cons", n'en déplaise à certains),
- j'ai souvent des opinions tranchées, et je suis plutôt du style "hargneux". Alors quand on m'emmerde, je ne me laisse pas faire. Et en plus j'ai je crois de l'endurance. De la même façon, je
n'hésite pas à donner en toute franchise et sans langue de bois mes opinions sur d'autres blogs (je ne prends pas le temps de formuler tout ça en politiquement correct),
- je suis surpris de voir des individus tels qu'Alain Soral (si toutefois c'est le vrai, car je ne suis pas les adresses IP de mes commentateurs, et très honnêtement je m'en contrefous) venir
m'insulter sur ce blog dernièrement. Peut-être grâce à l'Hérétique, un gros blog que j'apprécie et qui a fait un lien vers mon blog "artisanal".
Si c'est le cas, Alain Soral perd son temps: nous ne jouons pas dans la même cour... Mais dans tous les cas je n'aurai jamais de complexe face à un "pseudo-intellectuel" qui ne propage que haine et
antisémitisme..., tout comme je pense je n'aurai jamais de complexe envers personne (tant pis si l'on me taxe d'arrogant, ça ne sera pas la 1ère fois au demeurant), sauf peut-être parfois les
femmes intelligentes et charmantes qui me plaisent, ou encore les chirurgiens qui décident de me taillader... Mais ceci est une autre histoire,
- je n'ai jamais rencontré F. Bayrou en tête-à-tête ou en comité restreint: pour tout dire, la seule fois où je l'ai vu, c'était lors du congrès de Villepinte. Et il m'a impressionné par son
intelligence, comme à une certaine époque plus lointaine j'avais pu être impressionné par V. Giscard d'Estaing donnant une conférence sur le thème de l'Europe,
- j'ai un passé sur le forum e-soutiens.Bayrou.fr, où avec quelques autres je me suis évertué à combattre les anti-Bayrouistes qui s'y étaient installés et qui me semblaient souvent en
surnombre,
- Et enfin, j'aime bien le style provoc' façon Ardisson dont j'étais et je suis toujours fan.
Voilà, j'espère que certaines choses sont aujourd'hui clarifiées. Je ne changerai pas dans mon caractère, je ne changerai pas dans ma façon d'agir. Et il est inutile de me donner trop
d'importance, ni des leçons...
Je ne suis pas un "politique", je ne cherche pas à attirer le lecteur coûte que que coûte, même si quand on écrit publiquement (ce n'est pas un journal intime que je tiens), forcément on a envie
d'être lu, ce qui semble assez naturel. Mais renier mon naturel pour de l'audience, ... jamais!
Ce n'est pas pour rien que j'adore les chats: parce qu'ils sont indépendants, insaisissables et relativement ... non apprivoisables. Ce sont eux qui vous choisissent et non pas l'inverse. De la
même façon, jamais je ne m'enfermerai dans un carcan de pensée unique, jamais je n'admettrai sur ce blog une quelconque influence externe. Autant l'affirmer en toute franchise.
Désolé pour les fans décérébrés dont je me contrefiche, désolé pour le politiquement incorrect, mais à
la suite de l'article du Nouvel Obs de ce jour, je tiens à en rajouter une couche sur
la mort de M. Jackson, suite à mon précédent billet.
Car il y a vraiment des choses qui m'écoeurent...
Le talent artistique, je le lui reconnais volontiers, et d'ailleurs moi aussi j'étais fan dans les années 80.
Mais je voudrais quand même rappeler certaines choses et certains faits à propos de cet homme (ou de cet extra-terrestre, car je ne sais pas vraiment comment le définir en fait):
- "En 1993, son image de doux excentrique réfugié dans un ranch californien baptisé "Neverland" (en hommage à Peter Pan), avait volé en éclats avec une première plainte, celle d'un adolescent de 13
ans l'accusant d'attouchements. L'affaire s'était réglée à l'amiable contre versement de 23,3 millions de dollars." (source AOL).
- "Depuis son acquittement en Californie en 2005 au terme d'un retentissant procès pour attouchements sexuels sur mineur, Michael Jackson avait vécu quasiment retiré du monde." (Source AOL).
Et je ne parle même pas du port du masque, du bébé projeté tel un baigneur au-dessus du vide par-dessus un balcon, du blanchiment de la peau dans l'hypothèse où il serait dû à des
interventions chirurgicales...
Mais dans quel monde vit-on?! On adule ce qui ressemble vraiment à un "taré" dangereux pour les enfants parce qu'il a fait de la bonne musique?!
Arrêtons les conneries, tout cela m'écoeure.
La seule réaction décente que j'ai pu lire est sans doute celle de F. Fillon, emprunte de subtilité et de sobriété: "S'il a affirmé ressentir "une grande émotion", François Fillon est resté plus prosaïque dans son hommage."J'étais surtout un admirateur de son succès. Quelqu'un qui a vendu 750 millions de disques, c'est unique dans l'histoire de la musique, dans l'histoire
de la variété, de la diffusion de l'art.""(source le Monde).
J'ai de plus en plus tendance à croire que l'on est en train de banaliser la pédophilie, et ceci m'est tout bonnement insupportable.
Edit du 27/06/09: Je tiens à préciser que je n'affirme pas dans ce billet
que M. Jackson était un pédophile. Car s'il y a eu procès retentissant, il n'y a pas eu condamnation. Mais chacun est en droit de se forger sa propre idée sur la personne. Pour ceux qui voudraient
en savoir plus sur les raisons du procès et plus généralement sur la fache cachée de l'artiste, sur les sommes conséquentes offertes à des parents d'enfants ayant séjourné à Neverland, je
conseille fortement la lecture de cet article de l'Express, datant de janvier
2005. Cette lecture change radicalement de l'angélisme qu'on veut attribuer au personnage aujourd'hui.
On n'entend que ça, on ne voit que ça à la TV, et sur les blogs c'est un peu pareil (OK, je me fais moi aussi
prendre au piège, mais j'écris dans mon style ... plus personnel on va dire). Et ben oui, il est mort. Ca peut paraître incroyable, mais ce sont des choses qui arrivent.
Il aimait beaucoup les enfants, sans doute un peu trop même, et combien d'enfants meurent chaque jour, dans l'indifférence médiatique la plus totale?
Moi aussi, j'ai écouté "Thriller" en 1982, mais ce n'est pas cette facette du personnage qui m'aura le plus marqué.
Alors Farewell Michael, et please passons à autre chose...
Michael est mort, et je n'en ai rien à battre. Mais sur le coup, les médias me font pitié.
Je reprends aujourd'hui le titre d'un article du Journal Libération. Je ne sais pas s'il faut prendre ce sujet du baccalauréat au premier (ce qu'a fait
Libé apparemment) ou au second degré, mais comme moi je suis notoirement connu comme étant extrêmement méchant (je vous rappelle mon billet sur l'Empereur Palpatine, mon seul vrai et unique héros), j'ai envie de proposer et d'apporter des réponses à un autre sujet de
baccalauréat (une idée pour le Bac 2010?):
Comment faire quand on est employeur pour se débarrasser à moindre coût d'un salarié, soit parce qu'on le juge improductif, soit parce qu'il vous gêne?
1) Surtout, et c'est la règle essentielle, il faut éviter les Prud'hommes. Il y a hélas un droit du travail en France, et souvent les Prud'hommes se prononcent en faveur des
employés au détriment de leurs employeurs. Je sais, c'est injuste, mais c'est comme ça et il faut s'y faire, tant que la législation en vigueur n'aura pas - dans l'intérêt des entrepreneurs et de
leurs éventuels actionnaires - évolué (je désespère de constater que Nicolas Ier n'a guère fait évoluer ce dossier depuis son avènement, mais il lui reste encore un peu de temps pour bien faire,
donc ne nous décourageons-pas. Vous verrez, un jour, on arrivera bien à les manier à la baguette comme des petits Pakistanais ces maudits Français rebelles à tout).
2) Etant donnée la première règle citée, celle qui coûte le plus cher, il faut avant tout être capable de dresser un profil psychologique et social complet de votre employé
indésirable. Psychologique, en ce sens qu'il faut être capable de déterminer ses forces et ses faiblesses. Social, car il faut évaluer sa volonté de "survie" dans votre entreprise: s'il
est marié, a 5 momes, et vous a naïvement confié que son épouse est femme au foyer par exemple, on peut légitimement supposer que le bougre risque de s'accrocher tel un véritable "morpion" (il n'y
a pas de mot assez fort pour qualifier ce type d'individu hautement nuisible) à son emploi, surtout si on est en situation de crise comme c'est le cas aujourd'hui. S'il est célibataire, mobile,
facilement reclassable, on peut en revanche considérer que sauf hargne particulière, il doit être normalement plus facile de se débarrasser de cet encombrant.
Mais je crois que l'essentiel, c'est avant tout de bien cerner les faiblesses psychologiques de la personne, car ce sont celles-ci qui seront vraiment déterminantes dans le succès de votre
démarche.
3) Une fois ces faiblesses bien identifiées, il faut maintenant passer à l'action.
Le personnage a peu de résistance nerveuse? Fastoche dans ce cas, mettez-le (mais de façon subtile encore une fois, car règle numéro 1, il faut éviter les Prud'Hommes!) sous pression,
progressivement, mais surtout méticuleusement. Faites-en sorte qu'il se sente mal à l'aise, qu'il se sente coupable de ses mauvais résultats (qu'ils soient réels ou simplement parce que vous
n'arrivez pas à le supporter, peu importe, on s'en fout après tout...). Essayez subtilement de lui faire prendre conscience que par rapport à ses collègues de travail, il est nul, il est une simple
"merde". Ne le harcelez-pas, ce serait une grave erreur, mais mettez-lui une légère pression, mais de façon continue. Vous verrez, ça sera payant. En général, avec ce type d'individu, la
dépression sera vite au rendez-vous, et après des arrêts-maladie qui n'en finissent plus, l'abandon de poste se fera tout naturellement. Cette méthode demande un peu de temps, mais elle
est très efficace et juridiquement non condamnable, ce qui est bien l'essentiel. Mais il y a quand même une énorme précaution à prendre: ne poussez surtout pas votre collaborateur au suicide! Car
ça, c'est vraiment le pire des cas: ça remontera dans la presse et c'est l'image de votre société qui en sera irrémédiablement ternie.
A l'opposé, si le personnage est plutôt du genre "guerrier", alors il faut essayer de le pousser à la faute, mais toujours sans harcèlement juridiquement condamnable (quelle pitié le code
du travail décidément...). Provoquez-le en douceur, faites en sorte qu'il devienne un véritable rebelle. L'idéal, c'est qu'il finisse par pêter les plombs et éventuellement vous insulte, auquel cas
cas vous aurez gagné "le licenciement pour faute grave". Ca, c'est le top, même s'il n'est pas facile à obtenir... Dans cette stratégie, c'est bien de s'y mettre à plusieurs (pour du moins
les sociétés qui sont suffisament conséquentes). Comme dans toute négociation commerciale, l'idéal, c'est de travailler par paire: un gentil (enfin un faux gentil dans le cas présent) et un
méchant. Le rôle du "faux gentil" (oui, il y a des gens qui acceptent ce rôle, ne nous faisons pas d'illusion sur la nature humaine, du moins sur celle de certains d'entre nous) sera d'être à
l'écoute du "mauvais élément", de compâtir avec lui, de lui proposer une aide, une oreille attentive (c'est en général le rôle de certains DRH dans les grands groupes, je dis bien de certains car
je ne veux pas généraliser non plus à outrance), tout en se coordonnant parfaitement avec le "méchant", celui qui assène la pression, celui avec qui il y a conflit naissant. Le but ultime n'est
bien sûr pas de trouver une solution, mais encore une fois de faire en sorte que "le hargneux" se lasse de tout ce cirque et finisse enfin par pêter un plomb...
Après, il y a les personnes qui se situent entre ces deux extrêmes, et ce sont sûrement les plus délicates à gérer. Parfois, il va falloir être capable de faire des concessions
financières, d'accepter de signer un accord transactionnel dans l'intérêt des deux parties. C'est sûr, c'est vraiment dommage d'en arriver là - car ça coûte -, mais bon il faut aussi savoir être
raisonnable parfois... De toute façon, ça coûtera moins cher qu'une condamnation aux Prud'Hommes, alors tant qu'à faire, autant se comporter de façon intelligente, sensée et rationnelle.
4) Enfin, un dernier conseil, si vous êtes décidé à engager des licenciements massifs, il ne faut surtout pas hésiter. Embauchez un Directeur Général qui est avocat, et de préférence,
spécialisé dans le code du travail. Là, ça devient absolument indispensable. Certes, il ne servira à rien dans votre stratégie entrepeunariale, mais au moins il risque de vous éviter de
fortes déconfitures en Justice. Et c'est bien l'essentiel, non?! Car sinon, c'est votre propre patrimoine qui risque d'être touché. Et ça, c'est franchement inacceptable...
PS pour revenir au 1er degré: compétitivité oblige, exigence des clients oblige, il m'est déjà arrivé de me retrouver dans la situation de devoir "jeter" du jour au lendemain des
prestataires de service qui étaient employés par une des entreprises dans lesquelles j'ai pu travailler. Il y a en particulier un cas dont je me souviendrai toujours. Un concepteur Bureau
d'Etudes prestataire, embauché à ma demande. Il est arrivé un jeudi matin. Etant en déplacement toute la journée, je n'ai pu le voir que le jeudi soir pour lui souhaiter la bienvenue. Le lendemain
matin, vers 10h00 un des responsables du bureau d'études vient me voir et m'explique que le type en question, que je ne connaissais ni d'Eve ni d'Adam - il m'avait simplement paru sympa au premier
contact -, ne fait pas l'affaire, car ne connaissant rien au logiciel de CFAO utilisé par l'entreprise. A 11h00, je prends contact avec le responsable de service de l'entreprise prestataire, et
nous convenons d'un "remplacement" dès le lundi suivant. A 14h00, j'invite le responsable du bureau d'études et le prestataire à venir discuter dans mon bureau. Et j'annonce au prestataire qu'il
fait sa dernière après-midi dans la boîte, et que dès le lundi suivant, quelqu'un va le remplacer. Sans savoir ce qu'il adviendra de lui dans sa société mère... C'est dur, mais c'est comme ça.
Inutile de dire que j'ai eu beaucoup de mal à digérer mon repas ce jour là. Compétitivité versus humanisme: qui l'emportera? En tout cas, je m'en souviendrai toujours, car j'ai eu l'impression ce
jour-là de détruire un bonhomme qui au moins humainement ne semblait pas le mériter (il semblait perdu lors de cet "entretien"). Et si certains "prennent leur pied" dans ce genre de pratique, ce
n'est clairement pas mon cas. Mais dès le lundi, la page était tournée, compétitivité oblige...
Dernier volet de la série de billets que je souhaitais écrire, suite au mauvais score enregistré par le MoDem
lors des élections européennes.
C'est peut-être à la fois le billet le plus important et le plus délicat à écrire par ailleurs. Il y a des tabous dans notre société. Et dès qu'on ose parler de ces choses interdites, on risque de
se voir taxer de doux surnoms, d'être accusé de vouloir créer des clivages, pour le coup des oppositions inter-générationnelles qui n'ont pas lieu d'être. Et je suis bien en total accord
avec ce constat: il n'y a pas lieu en France pour qu'il y ait des conflits entre générations. Il n'y a pas non plus de raison objective pour qu'il y ait une disparité importante des
opinions politiques entre les différentes générations d'électeurs. Et pourtant il semblerait qu'il y ait un gap important, comme si quelqu'un avait - un très habile marionnettiste - cherché et
réussi à créer artificiellement des clivages qui ne devraient pas exister dans une société apaisée.
Quand on aborde un tabou, il est extrêmement difficile de trouver des informations "ouvertes" sur le sujet. Avez-vous remarqué que la quasi-totalité des sondages pré-électoraux, s'ils décortiquent
parfaitement les intentions de vote en fonction du sexe, des catégories sociaux-professionnelles, des opinions politiques, etc..., ne donnent en général jamais d'information sur les
intentions de vote par catégorie d'âge?
Les seules statistiques que j'ai réussies à trouver concernent les élections présidentielles de 2007. Il y a eu quand même certaines études sur le sujet. En particulier, je n'ai pas acheté le livre
que j'indique en lien, un livre qui paraît très intéressant, mais son résumé est déjà très parlant... Les
ainés se rendent aux urnes beaucoup plus facilement que les plus jeunes. Et leur vote a fait basculer l'élection présidentielle de 2007 en faveur de N. Sarkozy.
J'avais en son temps déniché un sondage réalisé par l'IFOP les 26 et 27 avril 2007. Ce sondage n'est malheureusement plus disponible en ligne. Mais à l'époque, j'en avais pris note des résultats pour le moins
effarants:
18-24 ans: Sarkozy 47 / Royal 53
25-34 ans: Sarkozy 46 / Royal 54
35-49 ans: Sarkozy 44 / Royal 56
50-64 ans: Sarkozy 49 / Royal 51
65 ans et +: Sarkozy 75 / Royal 25
Certes il s'agissait d'un seul sondage, concernant 2 personnalités politiques seulement, mais il préfigure une telle tendance qu'elle ne peut être ignorée. Surtout si l'on met cette
tendance en conjonction avec le fait que les séniors se rendent plus facilement aux urnes.
C'est en s'adressant aux jeunes en 1981 que F. Mitterrand a remporté l'élection présidentielle, c'est visiblement en s'adressant aux séniors que N. Sarkozy a remporté celle de 2007. Changement
d'époque, changement de société, changement de démographie.
Bien que gaucher, je suis prêt à parier ma main gauche que le vote des séniors sera à nouveau la clé du scrutin présidentiel de 2012. A nous MoDem d'en tenir compte, et de tenir un discours
adapté pour convaincre cet électorat.
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