Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 21:33

C'est avec il faut bien le dire satisfaction mais aussi inquiétude que j'ai appris la nouvelle: l'Inde est entrée en négociations exclusives avec Dassault Aviation pour l'acquisition de 126 avions Rafale.

 

Satisfaction, parce que cet avion multi-rôles formidable, se verrait enfin trouver un client à l'export, après des déconvenues en Corée du Sud et très récemment en Lybie (ce n'était peut-être pas le bon marché...) et au Brésil.

 

rafale1.jpg

 

Inquiétude, parce que politiser - pour des raisons simplement liées à la prochaine élection présidentielle - l'acquisition du Rafale par l'Inde est plus que dangereux.

 

Mettez-vous simplement à la place des négociateurs de chez Dassault. Et imaginez dans quelle situation ils doivent se trouver aujourd'hui, alors qu'ils doivent encore négocier les prix, et pire que tout, les contreparties industrielles liées à ce "potentiel" contrat.

 

Imaginez maintenant la position des négociateurs indiens: "ils en ont besoin politiquement, et en plus ils annoncent déjà que c'est gagné".

 

Je crois que vous avez tout compris: il y en a clairement un qui est en position de force, l'autre en position de faiblesse. La négociation qui va suivre, et qui va durer des mois, est clairement biaisée. Tout ça pour quoi? Parce qu'il faut à tout prix que Sarkozy et son "UMP proche" puissent annoncer de bonnes nouvelles pour les exportations de notre pays avant avril. Et dans le cas où tout cela foirerait, on ne le saura qu'après la présidentielle... Donc aucune perte pour Sarkozy, pour l'industrie française en revanche cela pourrait être toute autre chose.

 

Où se situe l'intérêt commun là-dedans? Essayer de faire réélire Sarkozy, c'est le seul sens qu'on peut donner à cette annonce. Et c'est dramatique, parce qu'il y a des milliers d'emplois en jeu. Et des milliers d'emploi, en tout cas pour moi personnellement, ça compte bien plus que la simple réélection d'un type qui refuse aujourd'hui - coûte que coûte - de lâcher le pouvoir malgré toutes ses erreurs passées.

 

Dassault, je parle de la famille Dassault, très fortement politisée à droite, pour ne pas dire fervente supportrice de l'UMP sarkozyste, plutôt que de laisser planer un "blackout" complet autour de ses négociations avec l'Inde, nous les offrent aujourd'hui sur un plateau médiatico-politique doré. L'expérience du Brésil n'aura donc servi à rien? On est très loin de la signature d'un contrat. Et dans ces conditions, la logique commerciale dit qu'il faut savoir fermer sa g... Apparemment, la famille Dassault est trop impliquée avec la Sarkozie pour le faire. Tant pis s'il y a (encore) échec au final ou s'il faut que l'Etat français subventionne un contrat signé financièrement à perte.

Par JF le démocrate - Publié dans : Paysage politique
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Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 23:50

J'ai écouté comme beaucoup les propos de notre actuel PR, clairement candidat à sa propre succession en avril prochain, qui pourrait aujourd'hui en douter?

 

Comme tous, j'ai entendu que N. Sarkozy nie avoir jamais parlé de "TVA sociale".

 

Malheureusement, les journalistes du Monde sont immédiatement aller creuser dans les archives. Et ça donne ça:

 

- un livre, signé N. Sarkozy en 2007  qui parle de façon favorable de TVA sociale,

- un discours qui date du 20 juin 2007 lors duquel le Président nouvellement élu parle toujours de façon très favorable de TVA sociale.

 

Autant diffuser cette vidéo succulente, publiée par le tout nouveau Huffington Post.

 

 

TVA sociale ou pas TVA sociale, tout se discute. En revanche la sincérité, ça ne se discute pas. Et soit N. Sarkozy est complètement amnésique, soit il a de gros problèmes de sincérité vis-à-vis du peuple français.

 

Parce que si ça continue comme ça, on va finir par croire que la TVA sociale, c'est une invention personnelle de JL. Borloo dans l'entre-deux tours des dernières législatives...

 

Ce comportement digne d'un gamin qui de toute façon se fera prendre les doigts dans le pot de confiture, n'est pas digne d'un Président de la République.

 

Tout comme il n'est pas digne d'un Président de la République de refuser de répondre sur la cohérence de sa politique fiscale depuis le début de son mandat. Evidemment, il n'y a aucune cohérence dans cette politique fiscale, il n'y a eu aucune vision en ce domaine, et aujourd'hui encore il n'y a aucune vision, il n'y a que de la vue à court terme.

 

C'est peut-être la plus grosse différence entre N. Sarkozy et F. Bayrou, en tant qu'hommes, car politiquement il y a bien d'autres différences. La cohérence, et aussi savoir assumer. Sans même parler de la vision.

Par JF le démocrate - Publié dans : Paysage politique
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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 00:25

Les PME c'est le créneau de tous. Il faut permettre leur développement, car il y a dans les PME le remède au chômage. C'est le discours de tout le monde: Sarkozy, Bayrou, Hollande et même je crois Le Pen.

 

Est-ce que ces hommes ou femmes politiques savent véritablement ce qu'est une PME, et surtout une PME de moins de 50 salariés? Parce qu'au dela de 50 salariés, il peut y avoir des syndicats mais jamais en dessous de 50 salariés.

 

Est-ce que, tiens je m'en prends directement à mon "champion" F. Bayrou, mais je pourrais aussi m'en prendre à tous, est-ce qu'il sait ou de façon plus générale est-ce qu'ils savent comment fonctionnent les PME de moins de 50 salariés?

 

Pourtant, il y a même certains groupes qui savent très bien, sous forme de holding, décomposer leurs activités en une nébuleuses de PME de moins de 50 salariés voire moins, échappant de ce fait à l'élection de délégués du personnel (ceci est vrai à partir de 11 salariés), et surtout à l'immiscion de syndicats parmi ces "sous-sociétés" (à partir de 50 salariés).

 

Apparemment, ça ne choque personne, puisque ce thème je ne l'ai encore jamais entendu, de la part de quelque politique que ce soit, en vue de nos prochaines élections présidentielles. Au point que j'en ai même envie de déposer un copyright sur mes réflexions...

 

Alors, les PME de 10 à 49 personnes, qui font abstraction des syndicats, c'est quoi?

 

- d'après nos candidats, c'est la source de l'avenir. Ce sont les boîtes dynamiques qui peuvent embaucher. Des entreprises en pleine croissance, fruit d'une volonté entrepeunariale quasiment sans précédent, ce sont les sauveurs de notre galaxie...

 

- et dans la pratique, c'est quoi ces boîtes? Soit des créations, auquel cas elles aspirent à devenir plus grosses, et très rapidement ce ne seront plus des PME. Sauf volonté manifeste de contourner le droit du travail et constituer une Holding qui gère multitudes de PME d'au plus 49 salariés ( vous l'aurez bien compris, à 50 salariés, les ennuis commencent).

 

Soit des créations, soit des héritages. Parce que si on ne le vante pas trop dans notre pays, qui manque peut-être parfois de transparence, les PME sont aussi - souvent - des dynasties familiales. Ce que le père ou le grand-père a créé, les héritiers en bénéficient. Et leur compétence, très honnêtement on s'en fout, c'est juste le principe de l'héritage qui prévaut. C'est ici, notez-le bien quelque part le pire défaut du capitalisme que je pointe du doigt.

 

Remarquez que ce système, s'il est parfaitement cohérent du fonctionnement de certaines (je ne dis pas toutes) PME aujourd'hui, l'est aussi pour un certain nombre de "grosses" entreprises françaises: Lagardère (Arnaud fils de Jean-Luc), Bouygues (Martin fils de Francis), Dassault (Serge, fils de Marcel), etc...

 

Parfois, on s'est interrogé sur les compétences du fils (en général, c'est le fils et pas la fille, désolé pour les féministes, mais je ne fais qu'un constat...) à reprendre les affaires que le père a créées, et on peut aujourd'hui s'interroger si la compétence est héréditaire ou non.

 

Inutile de rappeler que notre actuel P.R a voulu jouer en ce sens en favorisant (il faudrait être de mauvaise foi pour dire le contraire), l'accession du "prince" Jean à la tête de l'EPAD, alors que ce dernier n'avait même pas validé sa deuxième année de droit et n'avait aucune expérience professionnelle.

 

Moi, je dis que la question se pose à plus d'entreprises qu'on ne voudrait le croire. Ce que j'appellerais le "verrouillage dynastique" est une authentique plaie pour notre société, et même pour notre économie. Combien de liquidations d'entreprises "familiales"? Les salariés sont des cibles collatérales de beaucoup de ces liquidations, qui parfois ne sont que le fruit de l'incompétence totale de leurs dirigeants héréditaires. Il y a fortement réflexion à matière sur ce point je crois et sur surtout comment y remédier.

Par JF le démocrate - Publié dans : Société
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Mercredi 25 janvier 2012 3 25 /01 /Jan /2012 07:23

Vous ne trouvez pas qu'un second tour Hollande-Bayrou ça aurait de la gueule? Cela nous permettrait de faire un vrai choix, probablement très serré, idées contre idées, dans un climat républicain, et surtout un climat de renouveau et d'espérance, sans aucune volonté de clivage entre citoyens.

 

Je ne crois pas comme JL. Mélenchon que N. Sarkozy est dans une spirale dépressive. Je crois au contraire qu'il surjoue en ce moment le Caliméro maltraité, pour mieux rebondir ensuite. Je crois surtout que N. Sarkozy compte beaucoup sur A. Juppé, une personnalité globalement très respectée, pour faire ce début de campagne à sa place... Il a compté sur N. Morano (devenue "miss Twitter"), mais cela n'a pas marché. Il a compté sur C. Guéant (celui qui vire des immigrés qui font des études supérieures en France), mais encore une fois cela n'a pas marché. Ce dernier n'a fait que renforcer le Front National. Alors maintenant, c'est la grosse artillerie qu'on sort, le "meilleur de nous tous" comme disait J. Chirac.

 

L'accord entre les deux hommes semble presque explicite: "tu me fais gagner et moi je te fais premier ministre. Et comme Fillon, tu y auras droit pendant 5 ans". En filigrane, on peut même lire: "mais avec plus d'autonomie et de pouvoir que Fillon, parce que toi, je sais que tu n'accepterais pas d'être traité de simple collaborateur".

 

Est-ce ainsi, de façon aussi détournée, qu'on aborde en toute authenticité une campagne présidentielle? Est-ce ainsi qu'on aborde une rencontre entre un homme (ou une femme) et un peuple?

 

La question que tout le monde devrait se poser c'est pourquoi Sarkozy, malgré un bilan calamiteux, malgré des sondages qui sont quasiment stables depuis au moins 3 ans - mais hélas touchant continuellement le fond - a décidé de représenter, sans même aucune consultation de ses adhérents (ou alors je ne l'ai pas vue) l'UMP lors de la prochaine présidentielle, et ce alors même qu'il est contesté au sein de son propre camp politique.

 

Pourquoi ne pas avoir laissé la place à quelqu'un d'autre?

 

Chirac l'a fait en 2007, refusant l'obstacle d'une défaite interne de la part de celui qui avait l'appétit de "manger du lion" à l'époque, et qui était prêt à mettre l'UMP sans dessus dessous pour s'imposer contre un Président sortant. Comme je l'ai rappelé plus haut, aujourd'hui les militants UMP n'ont même pas à se prononcer, tout leur est imposé. C'est un changement d'époque à coup sûr.

 

Il y avait des alternatives possibles à Sarkozy. Juppé en est un exemple. Fillon, un autre. Un Fillon qui aura battu un record de longévité en tant que Premier Ministre, mais qui a surtout dû "endurer" non pouvoir et vexations. Un Fillon que j'ai toujours apprécié pour son pragmatisme et son courage, mais un Fillon qui s'est malheureusement laissé entraîner trop bas, continuellement devancé par cet hyper-président qui a fait le travail de tout le monde: Premier Ministre, ministres et même secrétaires d'état à l'occasion.

 

Vu les méthodes quasi-monarchiques employées, le bilan de N. Sarkozy n'appartient qu'à N. Sarkozy, et bien entendu il faudra le dresser de façon objective, même si les impressions subjectives sont pour le moment excessivement négatives.

 

En attendant, c'est aberrant que dès demain ce soit A. Juppé qui débatte face à F. Hollande. Sauf si A. Juppé nous annonce qu'il est le candidat UMP à l'élection présidentielle.

 

Nous sommes quand même à moins de cent jours du premier tour de l'élection présidentielle... Peut-on à cette échéance, sauf à mépriser son adversaire ou à se cacher, envoyer quelqu'un d'autre, quelqu'un de sans doute plus brillant et constructif pour notre pays, affronter d'autres candidats et en particulier celui qui est le plus dangereux dans les sondages?!

 

Hollande, Bayrou et Le Pen sont clairement entrés en campagne. Sarkozy ne le souhaite pas: c'est normal, il n'a aucune envie qu'on parle de son bilan, et sans doute en particulier des engagements qu'il avait pris en 2007: un taux de chômage à moins de 5%, alors qu'on est aujourd'hui à 9,8 - 9,9%, une revalorisation des retraites de 25% sur 5 ans pour 3 millions de personnes, etc... La liste de tous les engagements non tenus (parce qu'avec Sarkozy, on est toujours dans le registre des engagements et non pas des promesses tellement l'homme veut donner artificiellement dans le sincère), on peut la trouver sur le site de Marianne2.fr. Et la liste est longue.

 

Personnellement, il y a un des engagements de N. Sarkozy qui est écrit depuis maintenant plusieurs années, au fronton de ce blog. Il concerne les plus démunis, ceux qui crèvent de froid dans la rue. Cet engagement, un de plus, a t-il été tenu? Si ça avait été le cas, je l'aurais enlevé de ce blog depuis longtemps...

 

Dans ces conditions, je ne peux qu'espérer que le second tour des présidentielles nous offre un match serré, entre personnes neuves et le "plus authentiques possible". Hollande et Bayrou ont certains points en communs. Ils ont notamment la même idée de la pratique du pouvoir en France. Mais il y a aussi de nombreux points de dissension entre eux, sur le rôle de la Finance, sur l'Education Nationale, sur la fiscalité, sur les retraites, sur les dépenses de l'Etat pour ne citer que quelques exemples. Le débat, idées contre idées, pourrait être très intéressant et à même de nous éclairer, selon notre sensibilité, sur le meilleur choix à faire le 6 mai prochain. Mais pour cela, il faut "virer" Sarkozy et Le Pen au premier tour. Sans quoi le second tour risque de n'être qu'une simple formalité.

Par JF le démocrate - Publié dans : Paysage politique
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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 20:42

On ne sait pas où se situe aujourd'hui le niveau de Marine Le Pen dans les sondages. Entre 15 et 25%, c'est tout ce que nous savent dire les instituts de sondage. Pourquoi? Parce qu'ils n'ont pas l'expérience d'une candidature Marine Le Pen aux élections présidentielles, et que de ce fait le facteur de redressement qu'ils appliquaient aux résultats bruts issus des enquêtes d'opinion quand il était question du père, ne sont plus valables pour la fille. Tout le monde comprendra aisément que la volonté de Marine Le Pen de faire du FN un parti comme les autres, a modifié les attitudes de certains de ses électeurs: alors qu'avant, beaucoup n'osaient avouer qu'ils allaient voter JM. Le Pen, aujourd'hui, on ne sait apparemment pas quelle proportion de personnes interrogées dit vrai ou dit faux lors des enquêtes d'opinion.

 

Bref, on ne sait pas dire quelle est le niveau de Marine Le Pen dans les sondages: entre 15 et 25%, mais sans pouvoir être plus précis. Ce n'est pas de mon propre chef que j'affirme cela, ce sont des journalistes qui l'affirment. Voir à ce sujet la vidéo de ce billet de l'Hérétique.

 

Néanmoins, 15 à 25%, c'est considérable. Le vote Front National ayant toujours été, pour partie, plus un vote de contestation qu'un vote d'adhésion, et la contestation étant très forte en ce moment devant les gesticulations désespérées mais hélas sans aucun débouché pour notre pays de notre actuel P.R, je serai personnellement enclin à penser que les intentions de vote pour Marine Le Pen en avril prochain sont supérieures à 20%. Il s'agit vraiment d'une intuition personnelle: je crois personnellement que Marine Le Pen est à plus de 20% d'intentions de vote.

 

Qu'est-ce que ça signifie? Ca signifie que Marine Le Pen a des chances considérables de se retrouver qualifiée pour le second tour des Présidentielles, et j'imagine bien au soir du premier tour, l'euphorie qui pourrait régner au siège du FN...

 

Mais essayons de voir plus loin, et notamment vous électeurs qui avez décidé de vous retourner vers Mme Le Pen par pure contestation, parce que vous ne vous reconnaissez ni dans l'UMP ni dans le PS. A quoi va servir votre vote?

 

Le Front National est un parti qui non seulement est, mais qui de plus se revendique comme étant un parti isolé, incompatible de tout autre parti politique. Il y a une espèce de "protectionnisme politique" qui a été mis en place par le FN afin d'éviter que le FN dans ses idées (quoiqu'on puisse penser de ces idées et d'ailleurs là n'est pas le sujet de ce billet) ne se fasse dépasser, ne se fasse déborder par d'autres partis politiques.

 

Dès lors, quid des chances de votre championne au second tour? Elles sont tout simplement nulles. Je peux l'affirmer sans prendre aucun risque, Marine Le Pen ne sera pas élue Président de la République en mai prochain. C'est juste arithmétiquement impossible car le second tour est perdu - et très largement perdu - d'avance.

 

Alors, quel pourrait-être l'intérêt de voter pour Marine Le Pen en avril prochain? A part l'euphorie d'un soir, celui du premier tour, la gueule de bois arriverait deux semaines plus tard. Nous avons déjà connu cela en 2002. J. Chirac a t-il alors pris en compte dans son programme politique un ou plusieurs éléments du programme du Front National? Non, aucun et vous le savez très bien. Rien de ce que le FN proposait à l'époque n'a été repris par J. Chirac. Le vote FN du premier tour a donc été totalement inutile, cantonnant les électeurs français à une non possibilité de choix pour le second tour. Pour la très grande majorité, au lieu d'y avoir un choix entre deux candidats, il n'y a plus eu de choix possible.

 

Les choses n'ont pas changé aujourd'hui, puisque que comme je le soulignais précédemment, le Front National est resté dans cette optique de "protectionnisme politique", refusant à composer avec tout autre parti que ce soit: la tactique en est restée à "taper continuellement" sur tout autre parti politique que le Front National et surtout en démontrant qu'il n'y avait aucune compatibilité possible entre le FN et les autres partis politiques français. Remarquez bien que ce n'est pas moi qui ai décidé de cette politique, qui empêche de prendre le pouvoir, c'est la direction du Front National qui l'a choisie, et si vous contestez cette stratégie, c'est à ceux qui dirigent le FN qu'il faut vous en prendre.

 

Dès lors, si je ne suis pas personnellement pour ce qu'on appelle "le vote utile", notamment lors d'un premier tour d'élection présidentielle, il me semble que le "vote inutile" nuit à tous. Le vote Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle est clairement un vote inutile. Un vote qui si Marine Le Pen passait le premier tour, verrait dès la fin avril le deuxième candidat qualifié (pas la peine de mettre un féminin, vu les sondages concernant Eva Joly ou C. Boutin...) se voir élu quasi-directement Président de la République. Sans possibilité réelle de choix au deuxième tour. Est-ce cela que vous voulez? Ne pas laisser de choix possible au second tour? Et tout cela encore une fois, juste parce que votre parti veut à tout prix se la jouer "solo", seul contre tous, ennemi contre ennemis... pour ne pas risquer de se voir débordé? Dans ces conditions, vive le protectionnisme dévastateur! Parce que si ça, ce n'en est pas un bel exemple...

Par JF le démocrate - Publié dans : Paysage politique
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Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 22:18

S'il est bien une comparaison totalement inepte, c'est celle de F. Bayrou avec M. Le Pen.

 

Je ne sais pas d'où vient cette mise en parallèle, si ses origines sont purement politiciennes ou s'il s'agit d'une idée - pour le coup très déplacée - de certains médias.

 

On connaissait déjà le "Le Pen de gauche", à savoir Mélenchon, eh bien maintenant il y a aussi le "Le Pen du Centre".

 

En gros, tout ce qui sort du traditionnel clivage droite-gauche, c'est à dire en l'état UMP-PS, tout ce qui se voudrait constituer une troisième voie pour notre pays, c'est du Le Pen... La troisième voie est donc unique et en conséquence, Le Pen, Bayrou ou Mélenchon, c'est du pareil au même. Il est sûr qu'avec une réflexion de cette profondeur, le débat démocratique risque d'en être considérablement enrichi...

 

J'ai assisté ce jour au premier meeting de campagne de F. Bayrou, à Dunkerque. Ce dernier a rappelé une partie de l'article 2 de notre constitution: "gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple", tout en réfutant l'utilisation inappropriée - puisque ce mot est devenu une insulte - du terme "populiste".

 

Il a raison Bayrou, savoir écouter et entendre le peuple, ce qui est la pire des choses pour certaines "castes", est totalement dans l'esprit de notre constitution, celle voulue par le Général de Gaulle en 1958, un de Gaulle premier "populiste" de la Vème République!

 

Le peuple, et surtout son vote en avril prochain, ferait-il peur à ce point à certains? On peut prévoir que sauf à modifier en catastrophe notre mode de scrutin pour l'élection présidentielle, il n'y a pas que des amis du Fouquet's ou des bobos parisiens qui se rendront aux urnes dans environ cent jours. Il y a aussi des "petits", mais des censeurs voudraient bien qu'on ne puisse pas leur parler. Et Bayrou entend bien s'adresser à eux, puisqu'il a le terrible travers de vouloir s'adresser à tout le monde...

 

Pour le reste, je peux vous assurer que je n'ai vu ce soir aucune comparaison possible ou même imaginable entre F. Bayrou et M. Le Pen.

Par JF le démocrate - Publié dans : Mouvement Démocrate
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Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 22:56

Ce n'est une surprise pour personne je crois, d'ailleurs les marchés financiers réagissent à peine suite à la perte de la note AAA jusqu'à présent décernée à la France par les agences de notation. Ce qui est normal, puisque la perte de cette note qui garantissait à notre pays les taux d'intérêt les plus bas avait été anticipée depuis bien longtemps déjà par les marchés. La seule incertitude demeurait de savoir quand cela allait se produire, avant fin 2011, ou après la nouvelle année.

 

Eh bien le triple A français aura tenu jusqu'au 13 janvier 2012... C'est ça la grande nouvelle.

 

Alors bien sûr, on peut toujours se dire que les acteurs de ces agences de notation sont des crétins finis, on peut même se dire quand on est sarkozyste obsessionnel - comme j'ai pu le lire dans un commentaire succulent sur le site du Nouvel Obs, que c'est la perspective de voir Hollande élu Président de la République qui a provoqué les foudres de Standard & Poors... On peut se raccrocher à tout ce qu'on veut pour croire - ce qui est très français dans la façon de faire - que c'est la faute des autres.

 

Il n'empêche que le triple A est perdu. Et il est perdu avec perspectives négatives de la part de Standard & Poors, ce qui signifie que la note souverraine de la France pourrait encore être dégradée d'ici peu.

 

Le  "trésor national" comme l'appelait A. Minc, conseiller économique de N. Sarkozy, a vraiment disparu et il n'y a pas de quoi se réjouir. Il n'y a pas non plus lieu de traiter les agences de notation de "pervers graves", comme  l'a fait aujourd'hui le même A. Minc. Il faut savoir reconnaître ses erreurs, un point c'est tout. Point n'est besoin de chercher à casser le thermomètre quand on a de la fièvre, cela ne résoud rien...

 

Mais parmi nos gouvernants, personne n'a donc lu le livre de J. Peyrelevade - pour le coup un vrai "pro" en économie, crédible et sérieux -, intitulé Sarkozy, l'erreur historique?

 

Personne n'a su tirer les leçons de plusieurs dizaines d'années d'endettement français et surtout en tirer les conséquences?

 

Personne n'a écouté les propos alarmistes de F. Bayrou lors de la présidentielle de 2007 quant à la dette de la France?

 

Je remarque par ailleurs qu'on a beaucoup écouté ses propos sur l'ouverture, on a mis un Kouchner par ci, une Fadela Amara par là, dans des buts purement politiciens, afin d'essayer de tuer l'opposition.

 

Mais le sort de notre pays là-dedans, qui s'en est soucié? La bande du Fouquet's? Est-ce à la bande du Fouquet's qu'on doit que contre toute évidence et tout changement de conjoncture économique, il ne fallait surtout pas toucher aux impôts entre 2007 et 2012 (quitte à inventer plein de taxes à la place)? Tout ça pour que Nicolas puisse être réélu et continuer à dispenser ses cadeaux fiscaux à volonté?!

 

Quand je vois le bilan économique actuel d'un grand pays comme la France, je crois rêver: un chômage à son paroxysme et maintenant des taux d'intérêt qui vont grimper...

 

Au fait, question subsidiaire, depuis quand n'a t-on pas vu un vrai économiste à la tête de Bercy? Sauf erreur de ma part, C. Lagarde est avocate et F. Baroin journaliste. Quant à notre président actuel, il est également avocat... Forcément dans ces conditions, il ne faut pas espérer de miracle.

 

Maintenant que la perte du triple A est confirmée, une période terrible s'annonce devant nous. A qui ferez-vous confiance en 2012? A N. Sarkozy, qui a achevé en moins de 5 ans notre économie, à F. Hollande qui promet de nouvelles dépenses dans un tel contexte, ou à F. Bayrou qui nous dit la vérité, qui nous a alerté voire nous a cassé les oreilles sur le thème de la dette depuis au moins 2007? Personnellement, mon choix est fait depuis très longtemps. L'Allemagne conserve elle son triple A et je suis sûr que si Bayrou avait été élu en 2007, on aurait également conservé notre triple A.

Par JF le démocrate - Publié dans : Paysage politique
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Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 22:58

En ce moment particulier, vous connaissez sans doute toutes et tous nos bonnes banques "à la française": celles qui nationalisent leurs pertes et privatisent leurs bénéfices, en gros.

 

Vous connaissiez les Formules 1 mises au point par Renault, et il n'y a d'ailleurs rien d'étrange au fait qu'un constructeur automobile veuille se constituer une vitrine commerciale, un nom dans la compétition automobile de haut niveau. C'est juste une preuve de sa capacité à maîtriser les technologies les plus pointues dans un domaine technique qui lui est propre.

 

En revanche, peut-être ne saviez-vous pas que le trimaran, qui se nomme - en toute sobriété - Banque Populaire V est en passe, si ce n'est déjà fait à l'heure où j'écris ce billet, de battre le record du tour du monde à la voile.

 

Il y a plusieurs choses qui me paraissent indécentes dans toute cette histoire:

 

1) Qu'un trimaran de haut vol, de 40 mètres de long, fruit d'une technologie qui n'est sûrement pas l'apannage de la Banque Populaire (ou alors cette dernière aurait-elle deux métiers distincts, banque le jour, entreprise de high tech. la nuit?), porte le seul nom du commanditaire de l'opération, celui qui amène le "fric". Sans même penser qu'il faut un équipage pour manoeuvrer et conduire une telle Formule 1 des mers: en l'occurrence L. Peyron et son équipe.

 

2) Qu'alors que beaucoup, dont je fais partie, considèrent que les banques devraient déjà savoir faire la distinction entre les activités de banque de dépôt et celles de banque d'affaires, la Banque Populaire en soit réduit, par ces temps plus que moribonds, à sponsoriser (pour combien de dizaines voire probablement de centaines de millions d'euros?) un tel exploit sportif... Mais où va t-on comme ça? Car j'ai vraiment l'impression qu'on marche sur la tête...

 

Certaines banques (de dépôt, comme l'est "normalement" la Banque Populaire) sont apparemment intéressées par tout, mais vraiment tout, et surtout par tout ce qui ne concerne pas leur métier premier. A quand une grande banque qui concevra, développera et produira, tiens au hasard... le futur char de l'Armée française, le successeur du char Leclerc? Puisqu'elles savent tout faire lorsqu'il s'agit de fournir du "fric" sauf à ceux qui en ont besoin (particuliers, PME,...), et que  quand il y a des pertes lourdes, elles ne les encaissent pas en propre...

Par JF le démocrate - Publié dans : Sport
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Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 23:16

Cécile Duflot, devenue en quelques semaines l'ayatollah des petites combines et du parachutage politiques, m'énerve de plus en plus. Pourtant, j'ai l'impression d'être personnellement de plus en plus patient...

 

Mais quand je lis qu'elle s'en prend à F. Bayrou en affirmant des choses du style: "Ca fait 5 ans que M. Bayrou est dans l’ambiguité. S’il continue dans ces 100 prochains jours, il sera dans la duplicité, car il ne peut pas à la fois tenir un discours en disant "je ne resterai pas dans un entre-deux" sans dire qui il choisira et laisser placer l’idée qu’il pourrait soutenir Nicolas Sarkozy" (réf: cet article de Libération), là j'en ai plus qu'assez de la Miss Duflot.

 

Madame Duflot ignorerait-elle ce qu'est l'indépendance politique? Ignorerait-elle même ce que c'est que le courage politique, elle qui n'a pas voulu se présenter aux présidentielles de 2012 sous l'étiquette EELV - alors qu'a priori c'était elle la mieux placée pour cela au sein de son propre parti -, parce que les présidentielles "c'est une boucherie"?

 

Alors, assez des leçons de morale de C. Duflot. Assez de ce tandem C. Duflot / JV. Placé, qui semble préférer de loin négocier des places dans certaines alcôves en catimini plutôt que de faire face aux électeurs.

 

Bayrou a "tenu" politiquement, seul ou quasiment seul, dans une posture totalement indépendante depuis 2007, sans chercher à négocier quoi que ce soit avec qui que ce soit. Une simple question d'envergure et de dimension, Madame Duflot... Pour le reste, votre opinion aujourd'hui, je crois que tout le monde s'en fout.

Par JF le démocrate - Publié dans : Paysage politique
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Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 00:06

Il y a eu l'info exclusive de Libération le 2 janvier. Celle qui nous indique qu'un haut fonctionnaire a témoigné du fait qu'au moins le cabinet de N. Sarkozy lorsqu'il était ministre du budget, a autorisé la création de la société HEINE au Luxembourg, une société qui n'aura guère ébloui par sa capacité de production tant sa finalité semble avoir été de juste transmettre des fonds, d'un pays à l'autre.

 

D'un autre côté, il y a C. Barbier, rédacteur en chef de l'Express, qui nous dit qu'il n'y a rien de nouveau sous le soleil. Ce que les journalistes de Libération démentent avec outrance, car ce sont eux qui tiennent le scoop de cette nouvelle année!

 

Que de bêtises... Cabinet du ministre du budget n'est pas synonyme de Ministre du budget. Que des journaleux se tirent dans les pattes pour de telles inepties, c'est juste pitoyable.

 

En attendant, je vous souhaite mes meilleurs voeux pour cette année 2012.

 

JF

Par JF le démocrate - Publié dans : Paysage politique
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