Vendredi 18 mai 2012 5 18 /05 /Mai /2012 22:41

Il y aura toujours des mécontents. Il y aura toujours des personnes pour penser qu'il n'y a que la droite qui vaille tout comme d'autres penseront toujours qu'il n'y a que la gauche qui vaille... C'est hélas bien classique, et si je ne sais pas vraiment comment tout cela se déroule ailleurs il s'agit peut-être bien d'une particularité française: on est de droite ou de gauche à vie et on ne se pose pas plus de question, hors celle de son intérêt propre. Car avant tout intérêt collectif, c'est l'intérêt particulier qui prime en France, individualisme forcené oblige.

 

Cet individualisme, c'est une des raisons de l'échec de F. Bayrou lors des dernières présidentielles: demander des sacrifices à un Français pour préserver les générations futures, sans lui laisser d'espoir à court terme, c'est une stratégie qui est clairement vouée à l'échec. Et on a vu le résultat.

 

Hollande et Sarkozy ont su bien mieux composer avec la réalité de l'électorat français: Hollande tout en finesse, en promettant des choses - mais pas trop - qu'il savait irréalisables et qui ne seront certainement jamais réalisées (genre les 60.000 créations de postes dans l'Education Nationale), Sarkozy en mobilisant les sentiments et les émotions les plus basiques et souvent les plus immondes chez nos concitoyens: la peur et le rejet de l'autre, la scission inter-générationnelle.

 

Hollande a gagné, sans doute parce que le temps de l'alternance était arrivé même s'il est arrivé avec 5 ans de retard (logiquement l'alternance aurait dû se produire en 2007), et je dois reconnaître que depuis son élection il a très habilement agi:

 

- Législatives obligent, la (trop) carriériste Duflot est ministre mais pas de l'écologie: elle a le poste qui correspond à son plan de carrière et au moins elle nous foutra la paix vis-à-vis du nucléaire. Il ne reste plus qu'à la faire perdre aux législatives si on veut en être définitivement débarrassés.

 

- Mélenchon et son SMIC irréalisable à 1.700 euros s'est fait roulé dans la farine... Aujourd'hui, c'est le PC qui discute en direct avec le PS pour les législatives.

 

- Aubry n'est pas premier ministre, et c'est tant mieux car M. Aubry est trop rigide, trop inflexible, impossible à "manager". Trop à l'image de Sarkozy sans doute. Peut-être Hollande s'est-il rappelé à quel point Chirac en a bavé lorsqu'il a dû composer avec "le Ministre d'Etat" N. Sarkozy durant son dernier quinquennat... J'espère d'ailleurs qu'Hollande ne sera pas amené à appeler Aubry un jour à Matignon, sans quoi ce sera une authentique cohabitation.

 

Bref, je trouve que tout ça ça a quand même de la gueule. Hollande, très cérébral et très pragmatique, Président. Ayrault, très consensuel, Premier Ministre. Moscovici très compétent à l'économie. Idem pour Sapin au travail. Idem pour Fabius aux affaires étrangères. Valls prometteur à l'Intérieur. Peillon, ancien prof à l'Education Nationale (ça changera de Chatel). Montebourg, imaginatif et rebelle pour trouver des solutions pour redresser notre appareil productif. Etc...

 

J'ai l'impression que tout ça tient plus que la route.

Par JF le démocrate - Publié dans : Paysage politique
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Vendredi 27 avril 2012 5 27 /04 /Avr /2012 23:09

Comme ceux qui lisent ce blog peuvent s'en douter, j'ai voté pour F. Bayrou au premier tour de l'élection présidentielle. Et je ne le regrette pas, même si j'ai voté pour un "cheval" qu'on savait d'ores et déjà perdant. J'espère d'ailleurs que F. Bayrou pourra se retrouver au "Centre" de la reconstruction de la vie politique française après le 6 mai prochain.

 

Pour autant, je n'attends aucune consigne de vote de la part de F. Bayrou pour le second tour des présidentielles. Je n'ai pas besoin d'un directeur de conscience qui me dicte quel bulletin il faut mettre dans l'enveloppe. Il faudra qu'un jour on se rende compte, qu'outre la volonté d'aliéner les personnes, ces soit-disantes "consignes de vote" sont d'un grotesque absolu... 

 

Pas besoin non plus je crois de dire qui aura mon suffrage au second tour: je l'ai déjà laissé suffisamment entendre.

 

Pas besoin de vote blanc, mon choix est clair et net depuis longtemps. Il l'est devenu d'autant plus depuis que N. Sarkozy s'est "adouci" depuis le premier tour, en épousant stricto senso les thèses du Front National.

 

Avant, il essayait de diviser toutes les catégories de Français ou de non Français et de les dresser les unes contre les autres. Les travailleurs contre les chômeurs, les Français contre les immigrés, les jeunes contre les vieux. Aujourd'hui, il s'est concentré sur les immigrés, adoucissant un peu son discours de division...

 

Je suis personnellement persuadé que ce dont notre nation a besoin, c'est d'unité. Fermeté et unité, mais surtout pas division. C'est pour ça que je me bats, à mon niveau, contre N. Sarkozy depuis qu'il a été élu en 2007.

 

Ce blog touche à sa fin. F. Hollande sera normalement élu Président de la République le 6 mai prochain. Ce n'était pas mon choix naturel, mais pourtant F. Hollande aura ma voix.

 

Ah... Si Sarkozy avait laissé la place à Juppé ou à Fillon, peut-être que mon choix aurait été différent... Mais Sarkozy n'a pas laissé la place. C'est son choix à lui, tout comme c'est mon choix de refuser qu'un tel trublion, capable d'incarner médiatiquement aussi bien l'extrême-droite que l'extrême-gauche, soit de nouveau élu. Je ne vote pas pour un acteur, je veux voter pour quelqu'un qui a des idées pour mon pays.

 

Depuis des mois, Hollande est cohérent, rassembleur, même s'il ne tiendra sans doute pas (et heureusement d'ailleurs) toutes les promesses du projet socialiste. Sarkozy n'est que tacticien et opportuniste.

 

Il n'y a même pas à choisir entre les deux quand tout est déjà aussi clair.

Par JF le démocrate - Publié dans : Témoignages personnels
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Samedi 14 avril 2012 6 14 /04 /Avr /2012 23:22

La question restera sans réponse. Mais je dois dire que j'ai bien apprécié la sortie de N. Dupont-Aignan lors du Grand Journal de Canal Plus hier. Et autant le dire clairement, ce billet m'a été "soufflé" par  un article que j'ai lu sur le site du Nouvel Obs.

 

Retour en images.

 

 

 

 

Pour les chiffres, il faudra attendre. Ni M. Denisot, ni JM. Apathie n'ont accepté de déclarer publiquement leurs revenus. C'est leur droit le plus absolu. On ne peut pas les forcer à jouer la transparence, heureusement d'ailleurs.

 

En revanche, ce qu'on peut leur demander ad minima, c'est de traiter tous les candidats à la présidentielle de la même façon. Parce qu'ils ne sont que des journalistes à la base, devenus bien souvent de simples animateurs TV, et que beaucoup de journalistes très sérieux et très compétents gagnent des salaires pour le moins très modestes. Et aussi parce que quand on s'écrase mollement devant Sarkozy ou Hollande, on ferait peut-être bien de s'écraser également devant d'autres candidats autrement plus intelligents, doués et surtout responsables que certains de ces animateurs voire seulement amuseurs publics...

 

La bande du Grand Journal, la bande à Denisot a clairement péché par esprit de supériorité hier soir, en pensant qu'ils pourraient "se faire" un "petit candidat" tel que N. Dupont-Aignan. Peine perdue, tentative de dérision et de ridicule ratés, ce sont eux qui se sont fait massacrer. Et c'est bien fait quelque part.

 

Autant je trouve que la majorité des journalistes "TV" français - hormis JJ. Bourdin et F. Lenglet, deux vrais journalistes politiques pour qui j'ai un faible, peut-être aussi D. Pujadas - sont plus qu'indulgents (pour ne pas dire qu'ils s'écrasent comme d'authentiques "carpettes") devant des Sarkozy, des Hollande, voire des Bayrou (parce qu'il sait se faire respecter Bayrou), autant face à des "petits candidats" (c'est à dire ceux qui ne pèsent rien, notamment vis-à-vis de l'avenir de certains journalistes vedettes, puisque la question est bien là, ne nous voilons-pas la face...), ils semblent parfois souhaiter organiser de nouveaux "jeux du cirque", voire des "diners de cons", dans le seul but de faire rire le péquin moyen et augmenter leur audimat. Ce qui en tant que citoyen me gêne. Et me gêne profondément.

 

Seulement, N. Dupont-Aignan est tout sauf un con. C'est un brillant énarque, TRES aguerri en politique. M. Denisot, lui, c'est plutôt un spécialiste du football, ancien animateur de Téléfoot, bien plus animateur que journaliste selon moi. Ce qui constitue un point de vue purement personnel, et ce pourquoi d'ailleurs jamais je ne regarde le GRAND Journal ni le PETIT Journal (parce que Yann Barthès... idem, à part faire fantasmer des midinettes de 18 ans..., je ne vois pas trop l'intérêt qui ressort du bonhomme).

 

Et là, avec la sortie assez brutale (bien que très contrôlée) de N. Dupont-Aignan, il faut reconnaître que tout ce cirque médiatique s'en est pris soudainement un gros coup sur la tête...

 

Personnellement, quand j'ai vu cette vidéo pour la première fois, je me suis dit que NDA se faisait juste un coup de pub à un peu plus d'une semaine du premier tour des présidentielles. Et je me suis dit qu'il allait trop loin d'ailleurs.

 

Mais devant le refus manifeste de M. Denisot ("ça ne vous regarde pas" et en plus "c'est moi qui vous paye avec mes impôts") et de JM. Apathie de dévoiler publiquement leurs rémunérations, je suis allé chercher les rémunérations de ces "animateurs-vedettes". OMERTA assurée. Sauf que le site de JM. Morandini nous donne quelques éléments de réponse.

 

25.000 euros mensuels apparemment pour A. Massenet, qui sans vouloir être méchant, est un peu le "pot de fleur" de cette émission. 100.000 à 200.000 euros (mensuels je suppose) pour M. Denisot. Ca fait presque peur, en tout cas ça peut clairement susciter l'indignation, et je comprends mieux aujourd'hui la réaction de N. Dupont-Aignan. Je comprends mieux aussi pourquoi les futurs présidentiables sont "brossés dans le sens du poil" et les autres "énervés".

 

Qu'on divise donc tout ça par 5 au moins, ça sera plus en phase avec la qualité de la prestation télévisuelle fournie, et surtout... ce sera moins indécent.

Par JF le démocrate - Publié dans : Paysage politique
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Samedi 7 avril 2012 6 07 /04 /Avr /2012 23:33

Moi ce qui m'épate franchement dans cette campagne électorale, c'est la levée de bouclier lorsque Hollande a annoncé qu'il allait imposer la tranche de revenus supérieure à un million d'euros annuel à 75%. Soit un taux, reconnaissons-le quasiment confiscatoire.

 

Ce qui m'étonne le plus dans cette affaire, c'est la mentalité d'une grande partie de nos concitoyens. Pour beaucoup, pour même de plus en plus hélas, ils n'ont pas un sou ou quasiment pas. Le salaire médian en France était de 1653 euros nets en 2011, ce qui fait un peu moins de 20.000 euros nets par an et ce qui est aussi à peu près de l'ordre du salaire imposable. C'est à dire que ce salaire médian représente seulement un cinquantième de la fameuse limite confiscatoire.

 

Le salaire médian, je vous le rappelle, ce n'est pas le salaire moyen, c'est le salaire qui partage la population active française en deux parts exactement égales. La moitié gagne moins, la moitié gagne plus.

 

Bref, 50% de la population active française ne gagne quasiment rien (au maximum le SMIC + 54 % pour les plus "aisés" de cette tranche) et je ne parle même pas des retraités. Parce que pour beaucoup ils sont carrément hors concours... avec leur minimum vieillesse à quoi, même pas 800 euros par mois?

 

Et pourtant, le fric à outrance, parce qu'excusez-moi mais un million d'euros de revenu imposable par an, c'est déjà une outrance, fait toujours autant rêver si ce n'est bien plus qu'avant. Ce fric, c'est simple il fait rêver au point de devenir totalement fou.

 

Où est le temps où un brillant industriel tel que Henry Ford (même s'il n'a pas été brillant dans tous les domaines, et notamment parfois dans celui de ses idées antisémites) considérait que dans une grande entreprise, le rapport salarial entre le plus haut salaire et le plus bas devait être de 40 maximum. Si on applique cette doctrine, qui quelque part est purement de bon sens, le un million d'euros annuel n'est même pas atteint aujourd'hui.

 

Je suis personnellement particulièrement consterné quand je vois que même un type qui se bat - à juste raison - contre la dictature de l'argent-roi, tel que F. Bayrou, s'affiche contre cette mesure symbolique.

 

Comment peut-on se battre contre "l'argent-roi" et en même temps nous dire, que s'il y a des Bill Gates en France, ils vont être découragés et ils vont partir à l'étranger. Argument repris par N. Sarkozy me semble t-il.

 

Ben voyons... Il est bien évident que Bill Gates quand il avait 20 ans a écrit son premier langage de programmation informatique en se disant "tiens, je vais devenir la première fortune du monde". Je suis même sûr qu'il s'est dit: "je vais rapidement gagner plus de l'équivalent d'un million d'euros annuels (parce qu'un type aussi intelligent a probablement dû anticiper la création de l'Euro, après tout tant qu'on y est...) et jamais je n'irai en France parce que Hollande va m'emmerder...". Trève de bêtises. Bill Gates à 20 ans était un pur génie de l'informatique et pour faire ce qu'il a réussi à faire, on ne peut pas être obsédé par des prévisions financières dans le même temps. Un génie est toujours guidé initialement par son obsession et l'obsession de Bill Gates à 20 ans ça devait être l'informatique et rien d'autre.

 

Mais les temps ont changé. Et vous pouvez prendre beaucoup de jeunes aujourd'hui, notamment dans les banlieues là où l'esprit d'ultra-libéralisme règne par dessus-tout, ils n'ont plus qu'un rêve: le fric, le fric, toujours le fric...Le fric par tous les moyens: trafics (de drogue éventuellement, en commençant comme "guetteur", puis comme dealer avec l'intention de devenir grossiste, puis caïd). C'est la taule en général qui est au bout de ce rêve. Un autre rêve, c'est le rap, ou créer une marque de fringues à la mode, voire les deux en même temps... Combien j'en ai vus, comme vous tous, défiler à la télé avec leur rolex, leurs bagouzes en or, bref tous les signes apparents de richesse bien en évidence. Et le rêve ultime, c'est bien entendu devenir Zidane. Pas forcément donner des coups de boule, soit dans un ballon, soit dans autre chose, mais pour le vedettariat et toujours pour le fric... Pour pouvoir rouler en ferrari à 22 balais...

 

Où est l'esprit entrepeunerial là-dedans?

 

Remarquez qu'il n'y a pas que les jeunes qui rêvent de fric, les plus vieux aussi, en plus on fait tout pour ça. Est-ce un modèle hérité des US? Là-bas, ils sont 3 à s'être partagés au loto national une "super-cagnotte" de 640 millions de dollars.

 

L'ascenceur social est en panne, les revenus ne sont pas à la hauteur, il ne reste plus au peuple qu'à rêver... Rêve malsain qui fait oublier la dure réalité, mais rêve qui fait qu'on peut supporter les bonus de certains traders parce qu'on a encore l'espoir un jour de gagner autant qu'eux. C'est aussi cynique que ça et cela n'a qu'un seul et unique but: maintenir la paix sociale.

 

En attendant, les entrepreneurs il n'y en a plus. Parce qu'on n'entreprend pas quelque chose avec l'idée de gagner rapidement plus d'un million d'euros, c'est absurde. On entreprend parce qu'on veut construire quelque chose, en être fier, et si possible gagner de l'argent et même à terme en gagner le plus possible, ce qui n'est aucunement honteux.

 

Mais on ne crée pas un empire industriel comme ça du jour au lendemain, mais à la façon d'un JL. Lagardère pour prendre un exemple typiquement français. On le crée par passion, par esprit d'entreprise, en se disant que si ça marche l'argent viendra tôt ou tard.

 

Ou alors on crée un site web, dans un domaine porteur, en se disant que dès qu'il sera suffisamment valorisé, même s'il ne repose pas vraiment sur une économie concrète, on pourra le vendre tiens par exemple 200 millions d'euros. Ca, ça s'appelle un coup financier. J'ai bien un exemple en tête mais je ne suis pas sûr que NKM apprécierait si je parlais de  son frère... Et tant pis si PriceMinister qui a été vendu 200 millions d'euros ne compte que 200 salariés (ce qui fait un million d'euro le salarié, ils doivent être bien payés chez PriceMinister). Après tout, business is business.

 

En attendant, ce type de business est tout sauf entrepeunerial. Il en est même complètement aux antipodes. Vive les nouveaux millionnaires, ceux qui ne créent rien hormis leur propre fortune! Et vive les héritiers surtout! Dassault, Bouygues, Lagardère, Bettencourt, ...

Par JF le démocrate - Publié dans : Société
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Jeudi 29 mars 2012 4 29 /03 /Mars /2012 21:52

Deux publicitaires de renom viennent de défrayer la chronique.

 

Maurice Lévy d'abord, le patron de Publicis, pour s'être vu octroyer un méga-bonus de 16 millions d'euros. Ce qui correspond à la louche à environ plus de 1000 années de SMIC net. Non vous ne rêvez pas, il s'agit bien de plus de 1000 années de travail pour quelqu'un qui est au SMIC.

 

Jacques Séguéla ensuite. On connaissait ses provocations outrancières, on connaissait le "si à 50 ans tu n'as pas ta Rolex, c'est que t' as raté ta vie". Ou quelque chose de ce genre. Désormais, on connais le "salope" adressé à A. Pulvar... Suivi peu après d'une courte lettre d'excuse pour éviter d'être poursuivi en Justice... Ca, c'est du grand art publicitaire: je balance une insulte (je fais ma pub parce qu'on m'a peut-être oublié) et ensuite en 10 minutes chrono en main quand on lit la lettre qui fait 5 ou 6 lignes, j'évite toutes les conséquences qui pourraient être fâcheuses pour ma personne, ou pour mon entreprise puisque n'oublions pas que J. Séguéla est vice-président de Havas, l'autre très grosse entreprise de pub française (dont V. Bolloré, "l'homme au yacht" est le président du conseil d'administration).

 

Tout cela pourrait sembler anecdotique si la publicité n'intervenait pas - par son coût - dans les prix de vente de tout produit vendu en France (mais aussi à l'étranger quand il s'agit de faire la publicité pour une marque).

 

Regardez la liste des clients de Publicis par exemple: vous y trouverez des enseignes de grande distribution telles que Carrefour, Intermarché, mais aussi EDF... Parce que même EDF a confié sa publicité à Publicis, et le prix de cette publicité vous le retrouvez dans votre facture d'électricité.

 

Chez Havas, idem, je vous laisse le soin de découvrir toutes les grandes marques ou distributeurs, voire banquiers qui ne pensent qu'à la pub.

 

Seulement, la pub quelque part elle nous "emmerde":

 

- elle provoque des coupures lorsqu'on regarde des films à la TV,

- elle contribue à payer grassement, bien trop grassement, des sportifs de haut niveau tels que des footballeurs millionnaires,

- et surtout, la pub il faut la financer.

 

Parce qu'il ne faut pas rêver, le bonus de M. Lévy, les millions que gagnent les joueurs de foot, il faut bien que quelqu'un les paye. Il n'y a pas de miracle, personne n'a encore inventé la machine à fabriquer du fric... Alors qui paye? Le consommateur naturellement, puisque le prix de la pub, le prix du bonus de M. Lévy, pour partie les salaires des joueurs de foot, tout est répercuté dans les prix des produits que nous achetons quotidiennement.

 

Il y a clairement un problème de production en France, F. Bayrou l'a très bien identifié. Il y a dans la décomposition finale du prix d'un produit des éléments qui sont clairement identifiés. De plus en plus le coût de production, parce que les producteurs, ceux qui sont en tout début de chaîne, commencent à en avoir clairement ras-le-bol d'être continuellement pressurisés, et il y a le prix de vente final du produit. Mais entre les deux, c'est l'opacité la plus totale, mieux gardée que le plus sensible des secrets-défense.

 

Où la publicité intervient-elle dans la chaîne de coût d'un produit? Pas au début, c'est clair, mais plutôt en fin de chaîne. Là où par le biais de coefficients multiplicateurs ou de pourcentages, on arrive parfois quand on cumule tout à multiplier par 3 voire 5 un prix de vente sortie usine.

 

Il y a deux conclusions à tirer de ce constat:

 

1) Soit on se dit c'est la fatalité, il n'y a rien à faire, et si on diminue de 10% le coût de production, on diminuera de 10% le prix final (puisqu'on n'applique généralement que des coefficients multiplicateurs). Le corollaire, c'est "il ne faut surtout pas travailler dans la production, c'est un attrape-couillons, c'est le premier élément de la chaîne de coûts, c'est là où on s'en prend plein les dents". Alors qu'en fin de chaîne, on s'en fout plein les poches, tellement plein les poches qu'on peut même financer des joueurs de foot... Et c'est le drame industriel français aujourd'hui. Pourquoi travailler en début de chaîne, alors que c'est infiniment plus lucratif de travailler en fin de chaîne???

 

2) Soit on se dit, il y a quelque chose qui cloche. Et si quelque chose cloche, je voudrais savoir pourquoi. Je voudrais savoir pourquoi le prix usine d'un produit peut être multiplié par 3 ou par 5 lorsqu'il est présenté au consommateur. Et là, c'est l'omerta: mieux défendu qu'un secret-défense je vous dis.

 

Dans la situation actuelle, si j'avais un fils et que celui-ci me disait: "je veux être ingénieur papa", je lui rétorquerais "arrête de dire des bêtises, tu seras publicitaire mon fils, c'est beaucoup plus porteur. Et avant 50 ans, tu auras ta Rolex".

Par JF le démocrate - Publié dans : Société
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Jeudi 22 mars 2012 4 22 /03 /Mars /2012 21:39

Selon la tradition djihadiste, Mohamed Merah est mort en martyr, victime d'un "cop-suicide". C'est ce qu'il pouvait espérer de mieux dans son esprit dérangé, c'est ce que ces immondes organisations terroristes qui se revendiquent d'Al Qaida pouvaient espérer de mieux.

 

Bien sûr, si on avait pu le prendre vivant, c'aurait été le mieux. Mais cela n'a pas été possible vue la détermination du bonhomme.

 

Le RAID a été exemplaire durant son intervention, trop exemplaire peut-être. On ne pourra jamais dire que les policiers du RAID n'ont pas tout fait pour attraper vivant ce malade mental endoctriné jusqu'à la moëlle. Rendez-vous compte, il paraît que ce matin environ 300 balles ont été tirées, dont "seulement" une quarantaine par le terroriste. Ca veut dire que 250 balles du RAID ont soit échoué dans les murs (ce qui peut arriver), soit dans les bras ou les jambes de Mohamed Merah, soit dans son gilet pare balle. Ca veut dire aussi que durant cette intervention qui a duré 5 minutes à peu près, les policiers du RAID, qui sont vraiment à saluer pour leur dévouement, et bien qu'ils se soient fait tirer dessus à feu nourri, n'ont jamais essayé de neutraliser définitivement celui qui a encore blessé deux de nos policiers d'élite. Jamais il n'ont visé la tête, et vu le niveau de compétence et d'entraînement des bonhommes, s'ils avaient eu carte blanche, inutile de dire que tout cela aurait pu être très vite réglé.

 

Le RAID est exemplaire, parce qu'apparemment ses policiers sont capables de suivre de façon aveugle, parfois contre toute raison, des ordres figés qui ne leur laissent aucune liberté tactique hors celle de se faire tirer dessus sans même pouvoir risposter mortellement.

 

Il a quand même fallu que notre terroriste sorte de son appartement et risque de tuer d'autres policiers, voire de s'enfuir, pour qu'enfin une balle létale lui soit administrée en pleine tête.

 

On va dire que cette opération est un demi-succès et un demi-échec. Ce que j'en retiendrai, c'est qu'on n'a pas laissé aux hommes du RAID la capacité d'appréciation de la dangerosité d'une situation en temps réel, comme ils sont habitués à le faire. Parce que leur rôle, c'est aussi ça, et en aucun cas de simplement se laisser tirer dessus.

 

Pour le reste, Mohamed Merah n'est aucunement un héros. Il n'est pas un résistant non plus. On n'est pas un héros, on n'est pas un résistant quand on tue froidement des enfants de 3 ans pour le plus jeune. Quand on fait demi-tour pour les achever. Mohamed Merah était un monstre, c'est le seul qualificatif qui lui convient.

 

A personnalité de nature visiblement psychopathe, s'est ajouté un endoctrinement visiblement très fort. C'est probablement la conjonction entre personnalité gravement pathologique et endoctrinement meurtrier qui crée des monstres tels que Mohamed Merah.

 

En ce sens, je trouve que les mesures annoncées par N. Sarkozy sont de bon sens: voir ce qui se passe dans les prisons, là où peut-être l'endoctrinement commence, rendre pénalement répréhensible les séjours dans ces fâmeux camps d'entraînement au djihad, où visiblement on transforme des individus psychologiquement fragiles en bêtes immondes.

 

Pour une fois, je ne critiquerai pas N. Sarkozy: nous n'avons pas connu d'action terroriste en France depuis de nombreuses années. Et les mesures annoncées sont les bonnes.

Par JF le démocrate - Publié dans : International
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Lundi 19 mars 2012 1 19 /03 /Mars /2012 21:39

Il y a eu des réactions d'émotion bien compréhensibles de la part de notre classe politique, après qu'un psychopathe ait abattu froidement des militaires, puis s'en est pris - de façon totalement inhumaine - à des enfants, le plus jeune ayant 3 ans, les abattant froidement sans apparemment aucun état d'âme. Ce ne sont pas des faits divers habituels; ce type est un monstre, qu'il agisse au nom d'une idéologie, par pure folie (mais ça m'étonnerait vue l'organisation du bonhomme), ou pour le compte d'une organisation terroriste.

 

Maintenant, on nous dit "la campagne électorale s'arrête". Arrêtons donc de dire des bêtises... Que la campagne électorale se soit mise en pause ce jour, c'est normal et compréhensible vu le drame et les crimes immondes qui ont été perpétrés aujourd'hui. Mais demain la campagne électorale doit reprendre!

 

Je ne veux choquer personne, mais l'intégrité de notre territoire n'est pas en danger, alors il faut que la campagne électorale reprenne dès demain au plein jour, et non pas qu'elle se fasse en douce sous l'alibi d'un tueur qui a déjà atteint son but: semer la terreur.

 

Il ne faut pas profiter des évènements: en ce sens, un C. Guéant qui s'est installé à Toulouse, c'est du grotesque absolu. C'est de l'exploitation de bas étage. Comme si le dingue n'était pas capable de se déplacer sans utiliser son scooter volé... Comme si C. Guéant avec ses petits bras allait tout seul, façon commissaire Broussard, arrêter ce psychopathe...

 

Il y a 200 enquêteurs sur le coup, alors ce n'est peut-être pas la peine sauf à donner dans l'exploitation politique malsaine d'aller décentraliser le Ministère de l'Intérieur à Toulouse. C'est juste ridicule, et ce n'est sûrement pas la présence de C. Guéant à Toulouse qui pourra rassurer les Toulousains, ni les autres puisqu'une fois de plus ce tueur immonde peut se déplacer.

 

La décence, il faut que tout le monde la respecte, y compris Sarkozy et Guéant. Et la décence voudrait que C. Guéant reste cantonné au Ministère de l'Intérieur, place Beauvau à Paris. Ou alors, on décentralise carrément l'Elysée à Toulouse en affirmant "on ne fait plus campagne" tout en la faisant quand même...

 

Pour le reste, on est devant des évènements qu'on n'avait à ma connaissance jamais connus en France, ou alors plus connus depuis très longtemps. On se retrouve face à un monstre qui a sans doute atteint l'un de ses buts: semer la terreur.

 

Ce type, j'espère qu'on l'attrapera très vite et si possible vivant. Afin qu'il puisse parler et qu'on sache s'il agit au nom d'une organisation terroriste ou non. Mais personnellement, je n'ai pas spécialement envie que ce type soit même jugé. Je n'ai surtout pas envie de le voir faire 22 ans de prison et puis sortir de prison. Pas un individu pareil. Il est déjà arrivé que des assassins se défénestrent du 5ème étage d'un commissariat... Si ça devait arriver, je ne ferais pas partie de ceux qui réclameraient coûte que coûte qu'une enquête de l'IGS soit menée. Et je crois que je ne suis pas le seul à penser ça. Mais je voudrais quand même qu'il donne des explications sur ses crimes ignobles, d'où la nécessité d'essayer de le prendre vivant.

Par JF le démocrate - Publié dans : Témoignages personnels
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Samedi 17 mars 2012 6 17 /03 /Mars /2012 23:58

Y en a vraiment marre dans ce pays de toujours entendre parler des mêmes!

 

L'élection présidentielle, depuis 1962, se déroule au suffrage universel avec deux tours. Cela a été décidé par référendum, suite à proposition de ce référendum au peuple français par le Général de Gaulle.

 

Deux tours. Ca veut dire qu'il y en a un premier puis un second.

 

Deux tours. Ca veut dire qu'il y en a un premier qui ne compte pas pour du beurre, puis un second. Vous remarquerez au passage que j'ai beaucoup appris suite au débat d'il y a quelques jours entre JF. Copé et F. Hollande (même si je n'en suis encore qu'au stade de l'entrainement et de l'apprentissage).

 

Deux tours (tout comme une centrale fermée et une seule!). Deux tours et non pas un seul tour.

 

Puisqu'il y a deux tours, pourquoi est-ce que les médias se concentrent sur la bipolarisation droite-gauche, c'est à dire sur le duel Hollande-Sarkozy? Ca, c'est un éventuel deuxième tour, mais ça n'est pas le premier...

 

Pourquoi est-ce que les les médias ne se concentrent pas sur ce qui est le plus proche, à savoir le premier tour, plutôt que sur leur projection de ce que sera "leur" second tour, à savoir un duel convenu entre Sarkozy et Hollande? Pourquoi anticiper le second tour avant le premier?! Pourquoi un candidat qui ne ferait ni partie de la droite traditionnelle, ni de la gauche traditionnelle ne pourrait pas être au second tour?! Les sondages..., mais ce sont les médias qui font en grande partie les sondages... Ce sont eux qui influencent les sondages. Ce n'est pas moi avec mon petit blog sans audience (50 à 100 visiteurs par jour) qui vais faire les sondages, ce sont les grands médias qui influencent les sondages. En particulier les médias télévisés. Le plus gros blog centriste, c'est celui de mon ami l'Hérétique. Mais l'Hérétique il fait quoi? 1000 à 2000 visites par jour? Très beau score pour un blogueur, mais que peut-il faire face à une émission de TV qui fait 5 millions de téléspectateurs (il paraît que Y. Barthès a offert hier ou aujourd'hui, je ne sais pas, du miel pour ne pas dire une gelée royale à N. Sarkozy en se faisant manipuler comme le dernier des abrutis, mais j'y reviendrai) ou à des journaux qui tirent à plusieurs centaines de milliers d'exemplaires? Il ne peut rien faire. Une fois de plus, l'élection présidentielle se jouera sur la base des médias télévisés et sur la presse écrite.

 

Or, que pouvons-nous lire aujourd'hui dans la presse écrite?

 

Nouvel obs: Attaques tous azimuts de Sarkozy contre Hollande; Hollande veut réenchanter le rêve européen

 

Libération: Sarkozy pillonne Hollande; Mélenchon fait un tabac chez les parents d'élèves FCPE (Oui, Mélenchon c'est la réserve de voix gauchistes pour Hollande); Hollande: je ne serai pas seul en Europe.

 

Le Point: La charge de Sarkozy contre Hollande; Hollande pour une Europe solidaire et sociale.

 

L'Express: Hollande: servir la France, servir l'Europe; Sarkozy matraque Hollande et agite le spectre de 1981; Merkel vexée par la volte-face de Sarkozy.

 

Le Monde: Hollande reçoit le soutien des sociaux-démocrates européens; Sarkozy accuse Hollande de ne pas respecter les Français.

 

Le Figaro: Nicolas Sarkozy dénonce le cynisme de François Hollande; François Hollande veut briser la sainte-alliance liguée contre lui; A ajaccio, Marine Le Pen vante l'âme corse (Oui, Marine Le Pen c'est la réserve de voix d'extrême droite pour Sarkozy).

 

Il ne faut pas croire que je me suis livré à un travail inutile, ça m'a pris du temps d'établir tous ces liens et je ne l'ai pas fait pour rien. Je voulais seulement vous démontrer un fait: c'est que les principaux médias de presse écrite ne jurent que par une chose: la bipolarisation de la vie politique française. Peut-être n'en font-ils que le constat? Peut-être que la "source" de cette bipolarisation vient de la TV?! Je ne sais pas, mais le constat est clair.

 

Je remarque quand même une chose: c'est qu'entre les articles de ce jour de Libération et du Figaro, il y a une symétrie remarquable: Mélenchon (extrême gauche) d'une part, Le Pen (extrême droite) d'autre part. Et forcément, je ne peux que me poser une question:

 

Est-ce qu'on nous prend pour d'authentiques couillons au point que même les médias de presse écrite veulent nous priver du 1er tour des présidentielles?!

Par JF le démocrate - Publié dans : Paysage politique
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Samedi 17 mars 2012 6 17 /03 /Mars /2012 01:18

Mes lecteurs le savent, je m'étais il y a peu scandalisé du fait que M. Le Pen, malgré des intentions de vote importantes, risquait de ne pas obtenir ses parrainages. Heureusement, pour la paix civile dans notre pays essentiellement, pour la vitalité de notre démocratie aussi, M. Le Pen a obtenu le fameux sésame qui lui permet d'être candidate à l'élection présidentielle. Je sens qu'un de mes commentateurs habituels va me dire "j'ai gagné mon pari, je savais qu'elle allait les avoir!". Personnellement, je ne suis pas si sûr que la dernière semaine de collecte ne se soit pas déroulée dans l'affolement côté siège du FN. Enfin, l'essentiel est sauf; certains électeurs dont je ne fais pas partie pourront s'exprimer s'ils le souhaitent dans les urnes pour M. Le Pen. Et je préfère nettement qu'ils puissent s'exprimer dans les urnes, plutôt qu'exprimer leur mécontentement dans les rues.

 

En dehors du cas M. Le Pen, réglé désormais, il y en a un autre qui m'interpelle. C'est le cas de Villepin qui a jeté l'éponge faute d'obtenir les 500 signatures d'élus. Je ne suis pas spécialement un fan de D. de Villepin, je l'ai trouvé remarquable en tant que ministre des affaires étrangères, notamment lorsque lui et J. Chirac nous ont épargné cette sale guerre en Irak (contrairement à des Sarkozy ou des Kouchner qui voulaient y aller), mais je l'ai trouvé médiocre Premier Ministre.

 

Enfin, le bonhomme qui est quand même une "pointure" politique, a un pédigrée qui normalement suivant l'esprit de ce fâmeux obstacle des parrainages, ne doit pas le faire passer pour farfelu!

 

Je veux bien que si un jour un Yann Barthès, le présentateur du Petit Journal, véritable icone des jeunes telle la plus mauvaise des "vedettes" de la Star Ac, voulait se présenter aux présidentielles, on le bloque faute de crédibilité. C'est d'ailleurs ce qui est arrivé à Coluche en 1981 si ma mémoire est bonne.

 

Mais D. de Villepin, c'est quand même autre chose. N'oublions pas qu'en 2006-2007, il était une alternative envisagée par J. Chirac pour éventuellement lui succéder dans un réflexe monarchique qui se revendiquait du "Tout Sauf Sarkozy".

 

Il y a 45.000 donneurs potentiels de signatures en France. Je n'imagine pas que naturellement 500 de ces élus n'aient pas pensé à donner leur signature à D. de Villepin. Quand quelque chose n'est pas naturel, c'est que cette chose est artificielle. Même s'il ne représentait rien dans les intentions de vote, j'ai l'impression que pour la n-ième fois on a voulu pendre D. de Villepin à un croc de boucher. Ou alors, quand on veut présenter sa candidature et qu'on est de droite, ça en devient un véritable chemin de croix si on n'est pas en phase avec la ligne officielle du parti... Quelle que soit l'option retenue, elle n'est pas digne de notre démocratie.

Par JF le démocrate - Publié dans : Paysage politique
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Jeudi 15 mars 2012 4 15 /03 /Mars /2012 23:59

Comme beaucoup, j'ai suivi avec beaucoup d'intérêt le débat de ce soir entre F. Hollande et JF. Copé. Pour tout vous avouer, je l'ai suivi de façon anxieuse, en me demandant qui arrivera à contrer ce rhétoricien qui ne peut s'empêcher de parler continuellement, de chercher des failles dans lesquelles s'engouffrer outrancièrement, de harceler continuellement son adversaire.

 

JF. Copé est un authentique Sarkoboy, sans aucun doute le meilleur, dans la mesure où il a mis son intelligence supérieure - reconnaissons-le - au service de la facilité, c'est à dire la volonté de destruction verbale systématique de ses adversaires.

 

Il piaffait d'impatience d'ailleurs; lorsque malmené il y a quelques jours par A. Pulvar (qui reconnaissons-le avait elle totalement perdu son débat, débat dans lequel elle n'avait pas sa place d'ailleurs), n'avait-il pas affirmé que F. Hollande refusait de débattre avec lui?

 

Tant d'arrogance inutile, tant d'intelligence sacrifiée sur le simple autel des joutes de gladiateurs. Des joutes de gladiateurs qui ne servent à rien à notre pays, qui au contraire le desservent, car elles masquent le vrai combat politique, celui qui devrait se mener au niveau des idées et non pas sur les compétences de la rhétorique et du parler vite.

 

F. Bayrou avait en son temps échoué face à ce monstre du harcèlement verbal. C'est peut-être pour cette raison que N. Sarkozy a choisi personnellement JF. Copé comme dernier atout majeur à mettre en face de Hollande. Notre actuel PR a décidé de mettre celui qui lui ressemble le plus au niveau du style face à F. Hollande ce soir.

 

Et le poulain a totalement échoué.

 

Agressif, tel un roquet qui mordille continuellement les chevilles, refusant de laisser parler son adversaire, JF. Copé nous a donné ce soir l'image d'un homme totalement dépassé, et surtout d'un style qui n'est plus imbattable mais qui apparaît désormais comme également dépassé. Désormais, quand on n'a pas d'arguments, on ne pourra plus se réfugier derrière la rhétorique et le harcèlement verbal. Ce qui a fonctionné pendant des années ne fonctionne pas face à F. Hollande.

 

Et là, très sincèrement, même si je soutiens toujours F. Bayrou, je tiens à dire un grand merci à F. Hollande.

 

F. Hollande a fait "un truc" ce soir: il a détruit un style qui n'est pas seulement celui de Sarkozy et de Copé, mais qui a été aussi largement copié par plein d'autres, notamment au niveau des entreprises. Combien de managers ont pu s'inspirer du style Sarkozy / Copé?! Combien de managers ont pu harceler verbalement - en parlant vite - des salariés tout en cherchant la faille dans laquelle s'engoufrer avec comme but ultime l'humiliation? Combien, je vous le demande. J'ai moi-même par le passé été victime et bourreau de ce genre de méthodes. J'ai été convaincu comme tant d'autres, que cette méthode était la meilleure pour "exploser" verbalement la personne qui se trouve en face de vous.

 

On parle vite, on harcèle, on cherche la faille et une fois la faille trouvée on s'y engoufre, on l'élargit avec un et un seul but: tuer celui qui est en face.

 

Hollande vient de nous montrer face à un des plus grands "artistes" en la matière (un artiste qui se croyait invincible d'ailleurs), que cette méthode pouvait être contrée. Par de la vivacité, de la fermeté et une certaine forme de dérision. Enfin la recette est trouvée, le mythe de l'invincibilité est mort. Et ce remède fera sans doute des émules.

 

En ce sens, le débat Hollande-Copé - et surtout son résultat - dépasse largement le cadre des élections présidentielles. Il est juste synonyme du début de la fin d'un style verbal qui s'était imposé comme modèle de communication "haut de gamme". Je vous le prédis, il y aura un avant et un après à ce débat Hollande-Copé. Et c'est tant mieux, parce que désormais, les arguments prendront peut-être plus de place dans les discussions.

Par JF le démocrate - Publié dans : Paysage politique
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