Jeudi 7 février 4 07 /02 /Fév 00:46

La politique me gonfle actuellement. Elle me gonfle même de plus en plus. Quand je vois toutes ces batailles autour du mariage gay (alors que ce qui nous préoccupe avant tout c'est la situation économique de la France), quand je constate que certains députés (PS apparemment) jouent au scrabble sur leur tablette I-Pad durant les cessions de l'Assemblée Nationale, je n'ai plus envie de commenter. Même si je reconnais volontiers que le métier de parlementaire est un métier difficile... et pas trop cher payé, vues les heures folles effectuées parfois. Sans compter le niveau de responsabilité.

 

D'ailleurs, d'une façon générale, quand je lis les commentaires de la "vox populi" qui considère que nos parlementaires sont trop payés, que nos ministres sont aussi trop payés, mais que G. Depardieu est un malheureux à qui le fisc demande trop d'argent, j'ai honte pour notre pays. En plus d'avoir honte, j'ai crainte pour son avenir. Avec des électeurs au QI sous-dimensionné - parfois limite post-lobotomie -, comment pourrait-il en être autrement???

 

Français, vous êtes vraiment des veaux, comme l'affirmait de Gaulle, et même à mon petit niveau je n'ai plus envie d'écrire pour vous.

 

Mais j'ai toujours envie d'écrire! Alors, à ce blog succèdera un autre, différent et surtout moins politique.

 

Je vous souhaite à tous une bonne continuation.

 

JF le démocrate.

 


Par JF le démocrate
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Samedi 6 octobre 6 06 /10 /Oct 03:04

Je viens de lire sur le Point.fr, que les deux derniers suspects dans l'assassinat d'Echirolles se sont rendus aux policiers.

 

Assassinat, ce n'est pas moi qui le dit, ce sont les juges d'instruction en charge de l'affaire.

 

Maintenant, quand on regarde le profil de ces deux derniers interpellés, il y a une chose qui choque: on apprend que le plus agé avait déjà été jugé en août 2012 pour avoir attaqué un homme avec un couteau à un distributeur automatique de Grenoble.

 

Relaxé par la Justice.

 

Je ne veux pas jouer les réac', ça ne m'intéresse pas. Mais si on ne condamne pas un homme qui en attaque un autre avec un couteau à un distributeur automatique, qui va t-on condamner?

 

Des petits trafiquants de shitt, pour lesquels on planque pendant des mois pour accumuler des preuves de trafic? Des trafiquants de cigarettes, parce que le prix du tabac ne cesse d'augmenter?

 

Ce sont les criminels, ou ceux qui sont déjà passés à l'acte et qui sont sur le point de le redevenir, qu'il faut mettre en prison Madame Taubira. Ceux-là et ceux-là avant tout. Et tant qu'ils ne semblent pas réinsérables, il faut les y laisser. La sortie de prison, quelle que soit la peine, ça devrait demander au moins un effort de bonne conduite et un examen de sortie psychiatrique et non pas psychologique (ne confondons pas des médecins avec des erzatzs) concluants. Comme jadis, dans une moindre mesure, au Service Militaire, celui qui jouait au con pouvait y rester quasiment ad vitam aeternam...

 

On manque de places dans les prisons? Alors, il faut établir des priorités. Des priorités au vu de la dangerosité des individus. Un type qui en agresse un autre au couteau à un distributeur automatique, c'est pour moi un type dangereux. Il aurait dû aller en taule. Le corps judiciaire en a décidé autrement, même si le Parquet a fait appel. C'est stupéfiant.

 

Ces procédures judiciaires à n'en plus finir, entre premier jugement, appel, puis cassation, le citoyen tel que je suis en a ras-le-bol quand il s'agit d'attaque avec arme. Ces individus sont dangereux. Si on veut donner plus de moyens à la Justice, il faut que les procès en appel pour ce type de personnes - s'il y a eu caffouillage en première instance -, soient tenus le plus rapidement possible.

 

Christine Taubira ne me semble pas être au niveau de la tâche qui lui incombe, alors que les violences physiques aux personnes ne cessent d'augmenter. On n'a clairement pas l'impression qu'il y a un pilote dans l'avion Justice.

 

Que Christine Taubira laisse donc la place à quelqu'un d'autre... Ce serait mieux qu'elle démissionne de son propre chef, plutôt que d'attendre d'être démissionnée dans un prochain remaniement ministériel, ce qui ne manquera pas d'arriver. Alors, gagnons du temps!

Par JF le démocrate - Publié dans : Paysage politique
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Jeudi 4 octobre 4 04 /10 /Oct 19:43

A chaque mesure envisagée, ses contestataires voire ses "gueulards"...

 

Aux dernières nouvelles, le gouvernement s'apprête à faire marche arrière sur la taxation à 60% des plus-values de cession d'entreprises. Ce n'est pas tant cette marche arrière qui me gêne, car 60% c'est en soi énorme, que le nom de certains millionnaires qui se sont fait fortement entendre sur ce dossier: Pierre Kosciusko-Morizet (le petit frère de NKM), Charles Beigbeder ou encore Marc Simoncini. Tous ont en commun d'avoir fait fortune grâce à l'Internet que ce soit avec PriceMinister, Selftrade, Poweo ou autre Meetic. Bref, des sites web qui ont besoin de relativement peu d'employés pour fonctionner. On est quand même très loin des entreprises de la sidérurgie ou du secteur automobile...

 

Tous ont en commun aussi de vendre ou d'investir dans des entreprises comme certains achètent ou vendent des petits pains. Prenons l'exemple de Charles Beigbeder. Son intuition la plus géniale aura été de vendre son site de courtage en ligne Selftrade avant l'explosion de la bulle financière, engrangeant ainsi ... beaucoup beaucoup d'argent... Quand un site internet vaut plusieurs centaines de millions d'euros, quelque part ça me gêne. Quand on vend tout sitôt une introduction en bourse réussie, ça me gêne encore plus. A vrai dire, c'est tout ce business articulé autour d'internet qui me gêne, car il crée très peu d'emplois, mais en cas de succès permet de démultiplier le capital investi au point de faire pâlir d'envie le meilleur des traders.

 

Au-delà de ça, si on touche aux "assistés", les "assistés" sont dans la rue.

Si on touche aux petits revenus, les petits revenus sont dans la rue.

Si on touche aux classes moyennes, les classes moyennes sont dans la rue.

Si on touche au budget de l'Etat, les fonctionnaires sont dans la rue.

Si on touche aux gens qui gagnent plus de 1 million d'euros par an, les gens qui gagnent plus d'un million d'euros sont dans la rue à Matignon et à l'Elysée.

Si on touche aux entrepreneurs financiers qui veulent faire 200 millions d'euros avec un site web, alors ils manifestent sur internet...

 

Je vous le demande, peut-on vraiment réformer notre pays avec des mentalités pareilles?

Par JF le démocrate - Publié dans : Paysage politique
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Vendredi 28 septembre 5 28 /09 /Sep 21:13

Il n' y a pas de miracle. Et ceux qui ont lu un jour le livre de J. Peyrelevade intitulé "Sarkozy, l'erreur historique" doivent forcément le comprendre. Plus de 30 ans de non gestion de nos finances publiques nous amènent aujourd'hui à devoir serrer fortement les boulons. Sans même savoir si demain il ne faudra pas les serrer encore plus...

 

Tout gouvernement, qu'il soit de gauche ou de droite, aurait fait la même chose. Parce qu'il n'y a pas le choix. Parce qu'on ne peut pas emprunter de l'argent sur les marchés à des taux acceptables si l'on n'est pas crédible dans sa propre gestion. Ca fait quand même plus de 30 ans que la France, comme tant d'autres pays, vit à crédit. Et aujourd'hui, il faut commencer - non pas à rembourser la dette -, mais à simplement limiter l'hémorragie.

 

Elle me fait bien rire cette UMP qui se délite de jour en jour, qui se contente d'invectives pour ce qui concerne le budget 2013 présenté ce jour. Je me demande d'ailleurs si l'UMP est encore un parti de gouvernement ou est juste devenu, peut-être le temps que son Président soit élu, un parti "fantoche" type Front de Gauche ou Front National, un parti qui cherche juste à surfer sur les peurs et les mécontentements par des formules choc ("tous les Français seront touchés par les hausses d'impôt", "le racisme anti-blanc"). Vu l'usage systématisé de ce type de petites formules, ne serait-il pas temps de renommer l'UMP en "Union pour un Mouvement Publicitaire"?

 

C'est oublier un peu vite que durant le dernier quinquennat, la dette de la France s'est accrue de 600 milliards d'euros...

 

D'un autre côté, il me fait bien rire aussi F. Hollande, qui a annoncé ce jour qu'à la fin de son quinquennat la dette de la France n'aura pas augmenté d'un euro. Si déjà il arrivait à contenir le déficit public en 5 ans, ce serait synonyme de miracle... Alors imaginer qu'il pourra y avoir stabilisation puis réduction de la dette dans les 5 ans qui viennent revient à croire à la quadrature du cercle. Mais il faut garder le moral, c'est ce qu'a martelé JM. Ayrault hier sur France 2. Alors, un seul mot d'ordre: il faut croire!

 

Un autre qui me fait rire aujourd'hui, c'est F. Bayrou, non pas pour ses tentatives de contrer Borloo dans la constitution d'un centre unifié, mais pour son programme présidentiel de 2012. N'était-ce pas F. Bayrou qui considérait que pour retrouver le chemin de la croissance il fallait en premier lieu retrouver l'équilibre dans nos finances publiques, quitte à faire preuve durant 2 ou 3 ans d'une austérité sans nom? Les exemples de la Grèce et de l'Espagne ont prouvé qu'un régime d'austérité trop dur ne menait qu'à la récession, qui aggrave encore plus les difficultés économiques... A la décharge de F. Bayrou, autant reconnaître qu'aucun économiste ne semble capable de prévoir quoique ce soit dans cette crise qui dure depuis 2008 et dont on ne voit pas le bout du tunnel.

 

En attendant, ce sont les extrêmes qui vont en profiter. Le Front de Gauche, le FN bien sûr ... et l'UMP. Car un parti qui dans une situation aussi grave se focalise sur le "racisme anti-blanc", c'est un parti extrémiste selon moi. Qu'il se reprenne car on a besoin de lui dans le débat républicain.

Par JF le démocrate - Publié dans : Paysage politique
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Mardi 18 septembre 2 18 /09 /Sep 23:58

C'est au moment où on les attend le moins que  les journalistes de Charlie Hebdo font irruption. Avec leurs nouvelles caricatures de Mahomet, je me suis demandé s'il y avait un directeur de rédaction dans l'avion. Il s'appelle Charb paraît-il et entre des assertions telles que "c'est la liberté d'expression, on ne risque rien sur le plan juridique" (entendu sur BFM TV), il faut reconnaître que ce bonhomme me fait un peu peur dans ce qu'il compte faire, probablement pour la simple publicité de son journal.

 

Car la liberté d'expression, Charlie Hebdo n'y semble pas forcément attachée: quand on la négocie, c'est qu'elle ne représente pas grand chose pour soi sur le fond.

 

Et pourtant, Charlie Hebdo se justifie bien en annonçant qu'il n'y a pas de caricature de Mahomet en Une, mais seulement en pages intérieures. Charb va même jusqu'à indiquer que le but de la manoeuvre est de se moquer du film sur Mahomet qui a mis le feu aux poudres dans de nombreuses communautés musulmanes (toujours entendu sur BFM TV). On croit rêver sur les bonnes intentions affichées de ceux qui ont plus probablement vu l'opportunité de faire des ventes supplémentaires.

 

Effectivement, si demain il y a des morts en France, on ne pourra pas en accuser Charlie Hebdo: car couvert par la liberté d'expression. Il faudra juste continuer à financer une protection policière pour ce ####### médiatique.

 

Pourtant liberté d'expression n'exonère pas du devoir de responsabilté. Il doit y avoir une dimension psychologique dans la liberté d'expression, qui soit dépasse totalement Charlie Hebdo, soit les indiffère, si le but est juste comme je le pense de doper les ventes de leur torchon.

 

En attendant, je n'irai pas pleurer sur le sort de Charlie Hebdo, si par malheur leurs locaux venaient à être incendiés comme ils l'ont été en 2011. Ou même si pire... A force de jeter de l'eau sur les braises, sur les braises d'une situation internationale plus ou moins non sous contrôle aujourd'hui, ils ne savent visiblement pas ce qu'ils font. Mais en cas de dérapage, il va falloir qu'ils assument, au moins devant notre jugement moral.

 

Il est peut-être temps en ce pays de faire voter une loi qui condamnerait "l'appel à la haine d'une religion".

Par JF le démocrate - Publié dans : Société
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Mercredi 12 septembre 3 12 /09 /Sep 21:47

Ahurissant cette affaire dans un collège de Poitiers. Une enseignante s'est fait tarter par une mère de famille, pour le motif qu'elle avait osé mettre une remarque sur le carnet de correspondance d'un gamin de 4ème... Une tarte et un coup de pied pour apparemment avoir fait remarquer à la famille que le gamin n'avait pas son matériel et n'avait pas fait ses devoirs. A l'occasion, deux policiers se sont également fait tarter. On marche complètement sur la tête.

 

Il y a une vingtaine d'années, c'est le gamin qui se serait fait tarter par ses parents. Aujourd'hui, dans un monde devenu celui de la culture de l'excuse et de l'irresponsabilité, c'est cette pauvre enseignante qui se prend des baffes par des ##### sans nom.

 

Ceux qui me lisent savent que je ne suis pas un réactionnaire, loin de là. Mais devant un tel niveau de bêtise et de violence gratuite, ça me ferait quand même plaisir que la bonne dame écope de prison ferme. Rien que pour l'exemple. Car que se serait-il passé si cette enseignante avait mis ne serait qu'une heure de retenue à ce pauvre chou?!

 

Intouchables, ils sont devenus.

Par JF le démocrate - Publié dans : Société
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Mercredi 12 septembre 3 12 /09 /Sep 02:45

Autant le dire haut et fort, l'état de la société actuelle en France m'inquiète. J'y ressens, non pas seulement dans mon quotidien, mais aussi lorsque je traîne sur la toile des clivages qui sont éloignés - parfois à l'infini - de la nécessité d'union nationale prônée notamment par F. Bayrou en temps de crise. Or, seule une véritable union nationale pourra nous permettre de sortir de la crise dans laquelle nous sommes plongés. Et cela, chacun le sait très bien. A contrario, il est clair que la désunion, que beaucoup quand même semblent vouloir, ne sera que source de turpitudes voire en cas de dérapages d'horreurs dans notre pays. 

 

Je croyais naïvement qu'avec l'avènement de F. Hollande, les clivages engendrés par la gouvernance Sarkozy disparaîtraient. Je me suis trompé. Notre société n'est pas moins clivée qu'il y a quelques mois, bien au contraire elle l'est plus encore, même si F. Hollande n'a pas une personnalité clivante.

 

Il y avait jadis un clivage très malsain entretenu par l'UMP vis-à-vis de ceux qui ont un emploi et de ceux qui n'en n'ont pas. "Les travailleurs" d'un côté, les "assistés" de l'autre. Ce clivage perdure hélas, malgré un chômage toujours en hausse, car ce clivage est continuellement alimenté par l'UMP, contre toute responsabilité, contre toute envie visiblement de pacifier socialement notre pays, ce qui est totalement irresponsable.

 

Il y a aujourd'hui en réaction, par un effet de balancier, un clivage qui se crée vis-à-vis des patrons français, ou plus généralement vis-à-vis de ceux qui gagnent de l'argent. Quand il s'agit de tennismen ou de footballeurs, on peut dire qu'on s'en fout un peu quelque part, mais quand il s'agit de chefs d'entreprises qui contribuent - à leur niveau - à tenter de faire fonctionner notre économie, c'est infiniment plus dangereux...

 

Ne croyez pas pour autant que je vais me ranger du côté des grands patrons. Je ne me rangerai d'aucun côté, car l'union nationale ça ne se construit pas en se rangeant du côté d'un tel ou d'un autre.

 

N. Sarkozy n'a pas fait que des choses mauvaises... Il avait en particulier considéré durant son quinquennat que les bénéfices d'une entreprise devaient être partagées à 1/3 entre l'investissement, à 1/3 entre les actionnaires et à 1/3 entre les salariés. Cette mesure n'a évidemment jamais vu le jour, car inapplicable dans la pratique. Mais je retiens l'idée de fond qui la sous-tend: effectivement, si en simplifiant on devait considérer quel est l'apport aux bénéfices d'une entreprise, on pourrait dire qu'il est dû à 1/3 à sa capacité à investir, à 1/3 à ses actionnaires qui lui ont fait confiance, et à 1/3 au travail de ses salariés. Cette règle de base - très générale - ne me paraît pas mauvaise dans le cadre d'un modèle "simpliste" de ce qu'est une entreprise.

 

Selon le rapport Sartorius, PSA a part exemple négligé cette règle: trop de dividendes versés aux actionnaires, pas assez d'investissement pour l'export. Encore que pour investir, il faut d'abord avoir une vision stratégique claire... Ces erreurs vont se manifester par ce que l'on sait, à savoir un drame social à Aulnay-sous-Bois. Une source de clivage qu'il sera difficile d'éviter, sauf si ceux qui se sont trompés assument leur responsabilité, à hauteur de leurs erreurs...

 

Un autre cas bien particulier en matière de clivage vient de défrayer la chronique: il s'agit de B. Arnault. B. Arnault est la 4ème fortune mondiale et le créateur d'un empire de l'industrie du luxe à la française. Ne croyez-pas que je vais cracher sur B. Arnault comme a pu le faire le journal Libération: "casse-toi riche con" en allusion à la phrase désormais entrée dans l'histoire de N. Sarkozy, à défaut d'entrer dans l'Histoire tout court: "casse-toi pov' con". L'une et l'autre de ces phrases sont justes inadmissibles.

 

En revanche, je ne vais pas non plus épargner B. Arnault parce qu'on a cotoyé, en des temps différents, le même lycée (Faidherbe à Lille).

 

B. Arnault est un entrepeneur Français, jusqu'à preuve du contraire, qui a réussi une carrière d'industriel à la hussarde (ce qui signifie dans le monde des affaires être sans foi ni loi), en étant de plus aidé par le gouvernement Fabius en 1984 lorsqu'il a récupéré l'entreprise Boussac. B. Arnault a su profiter des forces de l'Etat Français, durant ses études, en faisant des classes préparatoires au lycée Faidherbe - qui est un lycée public -, puis en étudiant à l'Ecole Polytechnique. Ensuite, il a bénéficié du savoir-faire Français dans l'industrie du luxe (Dior ça vient de Boussac notamment), incontournable mondialement aujourd'hui. Comme vous le voyez, il a été plutôt bien soigné par notre pays B. Arnault...

 

Beaucoup se sont exprimés un peu vite sur la volonté de B. Arnault d'obtenir la double nationalité franco-belge. Tel F. Fillon, imputant à l'impôt sur le revenu de 75% au-delà de 1 million d'euros, la volonté de départ de B. Arnault.

 

Je croyais Fillon intelligent et mesuré, eh bien là il s'est planté gravement... Selon le maire de Uccle, c'est en effet depuis fin 2011 que B. Arnault cherche à s'installer en Belgique, c'est à dire bien avant que ne soit même imaginée cette taxation (reconnaissons-la excessive) à 75% des revenus supérieurs à 1 million d'euros. Et tous ceux qui se sont exprimés dans la lancée de F. Fillon, se sont également plantés... C'est triste à voir, c'est clivant au possible, ... c'est nul tout simplement! Front de Gauche, certains du PS, certains de l'UMP, FN, je les mets tous dans le même panier. Ils se sont tous plantés - plus ou moins disons - et ont tous participé à cliver un peu plus notre pays par ce qu'ils ont déclaré de plus excessif. Quel manque de responsabilité!

 

Pour autant, je ne vais pas faire de B. Arnault un saint. Il y a un énorme problème en Europe (géographique), puisqu'il n'y a aucune harmonisation fiscale. Sans compter qu'il y reste même des territoires un peu hors du temps tels que la Suisse ou Monaco, qui sont plus des coffres-forts pour attirer des milliardaires que de vrais pays. Quand Monaco ne fait pas payer d'impôts, parce qu'elle vit des casinos, quand la Suisse est le coffre-fort de l'Europe voire du monde, il est sûr qu'un pays comme la France, qui a par exemple une armée (la France, ce n'est pas comme la Suisse, ce n'est pas un pays éternellement neutre...) et plus largement des frais administratifs lourds (les universités à Monaco, je demande à voir...), ne pourra jamais rivaliser en termes de dumping fiscal. Ce qui est le cas de tout pays qui possède une réelle autonomie...

 

Alors, passer par la Belgique pour ensuite obtenir la nationalité monégasque, ce peut être facile pour un milliardaire. Et hop, plus d'impôts! Des sportifs l'ont bien compris, ce qui est juste inadmissible... Obtenir la nationalité belge pour transmettre un patrimoine par donations, qui ne sont taxées qu'à 3% là-bas, alors que sous le gouvernement Sarkozy la taxation est passée de 20 à 45%, c'est aussi faire le choix de la Belgique par simple intérêt financier.

 

Des financiers comme B. Arnault feront toujours des choix financiers. Quand on laisse à un financier des possibilités telles qu'elles existent aujourd'hui pour optimiser fiscalement ses impôts, il ne faut pas s'étonner qu'elles soient toutes explorées. D'ailleurs, je pense que B. Arnault, avec sa grande intelligence, n'a encore rien décidé. Il se positionne et c'est tout.

 

En revanche, pas la peine que B. Arnault, ami proche de N. Sarkozy essaye de nous faire croire que c'est la tranche à 75% (qui ne devrait durer que 2 ans) qui le fait fuir. Ca, c'est nul! C'est clairement nous prendre pour des imbéciles, en agitant un prétexte a postériori pour des opérations qui ont été lancées fin 2011. Le tempo entre demande de nationalité et taxation à 75% est étonnant, ... pour une opération initiée fin 2011. A croire que B. Arnault, à la manière de N. Sarkozy, est lui aussi prêt à en mettre une couche pour qu'aucune union nationale ne puisse être faite dans notre pays. C'est dommage et ce n'est surtout ni dans son rôle, ni dans son intérêt.

Par JF le démocrate - Publié dans : Paysage politique
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Jeudi 30 août 4 30 /08 /Août 20:21

On se souvient de l'appel à l'Armée du maire EELV de Sevran, pour nettoyer un quartier où depuis une école primaire on entendait des coups de feu juste à côté. On peut comprendre l'émotion qui provoque ce type d'appel au secours. Tout comme on peut comprendre l'émotion d'une sénatrice-maire PS de Marseille qui en appelle aujourd'hui à l'armée pour reprendre et nettoyer des quartiers qui sont devenus des zones de non droit.

 

Mais au delà de l'émotion, il est je trouve dommageable de constater que des élus ne connaissent visiblement ni ce qu'est la formation d'un militaire (hors gendarmerie bien sûr), ni les règles d'engagement de nos forces armées qui chose étonnante correspondent exactement à la formation de nos soldats!

 

Heureusement, ni les gouvernement précédents ni l'actuel n'ont sombré ou ne semble prêt à sombrer dans pareille folie.

 

Une armée est formée pour faire la guerre et comme j'ai déjà de nombreuses fois lu de la part d'irresponsables notoires qui considèrent qu'on ne devrait pas avoir d'armée en France, la guerre c'est pas beau et ça tue. Effectivement, la guerre ce n'est pas beau et ça tue... Nos soldats sont formés à cela: intervenir dans des zones à haut risque, où ils peuvent tuer comme être tués. Et de préférence même plutôt tuer qu'avant d'être tué.

 

Alors bien sûr, on pourrait confisquer les chargeurs des Famas. Et envoyer dans certains quartiers des militaires totalement désarmés se faire tirer dessus à la Kalachnikov. C'est une option, elle vaut ce qu'elle vaut... Je ne vois pas trop quelle pourrait être son efficacité.

 

Seconde option, on envoie nos militaires avec Famas chargés dans les quartiers et on leur donne tous les moyens dont ils disposent pour les interventions qui sont habituellement de leur ressort: véhicules blindés, hélicoptères en support, etc...  C'est sûr que dans ces conditions, même le pire des quartiers difficiles de Marseille serait vite sous contrôle. Mais à quel prix? Celui de dizaines de morts et d'un début de guerre civile? Soyons sérieux.

 

Si un jour on en arrive au point qu'une cité est défendue par des voyous en nombre qui empêchent  toute intrusion par des tirs de Kalachnikov pour tuer, alors l'armée pourrait être un recours, après avoir de préférence fait évacuer ce qu'on pourrait appeler "les civils". Mais aujourd'hui, il n'y a clairement aucune place pour l'Armée dans aucun de nos quartiers. Et entre nous, ce ne serait pas plus mal que certains de nos élus réagissent avec leur cerveau rationnel plutôt qu'avec leur affect...

Par JF le démocrate - Publié dans : Paysage politique
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Lundi 27 août 1 27 /08 /Août 13:22

En 1999, Lance Armstrong arrive sur le Tour de France pour le gagner. Auréolé de l'exploit d'avoir vaincu le cancer, ce coureur exceptionnel (je n'ai jamais vu un coup de pédales aussi fluide) dominera, de la tête et des épaules, 7 tours de France consécutifs de 1999 à 2005. Du jamais vu.

 

Rapidement, des controverses vont naître. En effet, les performances réalisées notamment en montagne, aussi bien par Armstrong que par ses suivants au classement général d'ailleurs, ne seront pas en baisse par rapport à celles qui avaient été réalisées au milieu des années 90, lors de la grande époque de l'EPO, comme je l'ai décrit dans mon billet précédent. D'où des suspicions légitimes de dopage, qui seront confirmées bien plus tard. D'où aussi une espèce de compétition installée entre un dopage devenu clairement "scientifique" et des moyens de contrôle qui ont toujours 2 ou 3 ans de retard. Peut-être qu'il eut fallu relâcher un peu la pression sur les contrôles et admettre dès le début des années 2000 que le cyclisme professionnel, bien trop médiatisé, n'échapperait jamais plus à du dopage organisé et systématique. Le cyclisme en tant que sport, plus ou moins exemplaire, était de toute façon déjà clairement mort à cette époque.

 

Le problème spécifique avec Armstrong, c'est qu'il a apporté au Tour de France bien plus que des performances inouies qui forcément engendrent la suspicion. Lance Armstrong est en effet devenu rapidement bien plus qu'un simple champion cycliste: en mélangeant sport, business et politique Armstrong a fait sortir le Tour de France des rails dans lesquels il aurait dû toujours resté cantonné, à savoir la plus grande compétition d'un sport de haut niveau (hélas trop) médiatisé.

 

Considéré au début comme le nouveau patron du peloton, il en est progressivement devenu le "parrain", faisant de la lutte contre le dopage un ennemi qu'il faut vaincre à tout prix. Blacklistage des journalistes (même le gentil G. Holz a reconnu en juillet dernier qu'après avoir été blacklisté pendant 2 ans par L. Armstrong pour avoir osé lui poser une question sur le dopage, il s'était ensuite en quelque sorte "couché" pour pouvoir continuer à faire son travail), intimidation des coureurs qui osaient témoigner dans des affaires de dopage. Tout comme  en a témoigné l'épouse d'un ancien coéquipier repenti.

 

Il est probable que l'amitié qu'Armstrong s'est toujours revendiqué d'entretenir avec GW Bush l'a poussé trop loin dans la "décomplexion", au point d'arriver à cet ultime dérapage en 2005, qui normalement aurait dû mettre un terme à la relation particulière qu'il entretenait avec le Tour de France: quand en effet on commet l'irréparable en déclarant qu'on va revenir sur le Tour de France  "pour emmerder les Français", il faut dès lors s'abstenir de tout retour.

 

C'est pourtant ce qui se passera en 2009 et en 2010, beaucoup plus  dans une ambiance de business et de politique que dans une ambiance sportive, le bon Michel Drucker ayant même été sollicité pour préparer le terrain.

 

Alors que vient faire N. Sarkozy dans tout ça, me demanderez-vous. Eh bien moi aussi je me demande bien ce qu'il viendrait faire là-dedans, et pourtant deux personnes l'ont clairement mis publiquement en cause ces derniers jours.

 

1) Un conseiller scientifique de l'AFLD (Association Française de Lutte contre le Dopage), qui vise explicitement l'Elysée dans le débarquement de l'ancien patron de l'AFLD, P. Bordry dont paraît-il L. Armstrong voulait la tête. D'ailleurs, P. Bordry avait également mis en cause l'Elysée en juin dernier sur France-Info.

 

2) L'avocat T. de Montbrial, n'y va pas de main morte en indiquant que lors du Tour de France 2005 une équipe d'enquêteurs dépéchée de Paris pour perquisitionner l'hôtel dans lequel était logé L. Armstrong et son équipe avait au tout dernier moment reçu un "feu rouge" et était rentrée à Paris sans procéder à aucune perquisition. En affirmant cela, T. de Montbrial sait très bien que tout le monde pensera au Ministre de l'Intérieur de l'époque, qui aurait pu bloquer une telle perquisition (ce n'est sûrement pas J. Chirac, qui ne s'est jamais intéressé au cyclisme, qui aurait agi de la sorte).

 

Vérités, demi-vérités, mensonges, calomnies? Peut-être qu'on ne le saura jamais. Mais la suspicion aujourd'hui ne porte plus seulement sur des pontes de l'UCI (Union Cycliste Internationale) qui auraient continuellement protégé L. Armstrong. Elle touche aussi notre ancien Président de la République, qu'on voit décidément partout en ce moment.

 

Je ne sais que penser de tout cela, d'où mon titre en forme de question. Ce qui est sûr, c'est qu'en tant que sport exemplaire, le cyclisme est mort depuis longtemps. Et que celui (Armstrong) qui se justifiait toujours en affirmant qu'il ne voulait pas que le cyclisme soit sali, en a été l'ultime liquidateur.

Par JF le démocrate - Publié dans : Sport
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Dimanche 26 août 7 26 /08 /Août 21:37

En préambule, autant dire que le vélo et plus particulièrement le vélo de route a toujours été un de mes sports préférés. C'était le sport que je pratiquais de façon intensive en club lorsque j'étais lycéen, avec un unique but, faire des courses à mon petit niveau. Ce qui m'a toujours été refusé par mes parents (faire des compétitions), sur les conseils d'un de mes oncles qui avait été coureur cycliste amateur et qui connaissait bien l'aspect chronophage de ce sport. Pour pouvoir décemment s'aligner tous les dimanches après-midi dans des courses même junior, il fallait en effet rouler au moins deux heures par jour. Ce qui n'était pas vraiment compatible avec faire des études, si bien que le veto de mes parents avait été clair et net. Je les en remercie aujourd'hui, car sinon plutôt que de partager mon année de Terminale entre faire du vélo pour le fun et préparer correctement un passage en classes préparatoires pour l'année suivante, je crois que vue la passion qui m'avait envahi, j'aurais surtout passé cette année là à rouler, rouler, rouler... et concourir tous les dimanches après-midi.

 

Enfin bon, tout ça pour dire que le vélo de route est en soi un très beau sport, très difficile et qu'il m'est impossible aujourd'hui de ne pas regarder avec un oeil bienveillant les exploits de ces forçats de la route. Mais qui dit oeil bienveillant n'est pas nécessairement synonyme d'être aveugle (ce serait bien d'ailleurs qu'un type comme L. Jalabert arrête de vouloir défendre l'indéfendable), et je crois même que lorsqu'on aime vraiment ce sport, on ne doit surtout pas tout laisser passer...

 

Indéniablement, du dopage il y en a toujours eu et il y en aura toujours dans le vélo, probablement comme dans tout sport qui demande peu de technique mais qui relève essentiellement de la performance physique pure.

 

D'ailleurs il est un fait aisément vérifiable: tous les grands héros de ce sport se sont un jour fait prendre la main dans le pot belge de confiture: Anquetil, Merckx, Hinault... Pas un n'y a échappé.

 

Qu'est-ce que ça peut faire quelque part? Chacun fait ce qu'il veut de sa vie après tout et si on prépare les bonhommes comme des Formule 1, eh bien on va dire que c'est le sport qui veut ça. D'ailleurs, je ne pense pas qu'un seul coureur cycliste puisse aujourd'hui évoluer dans un peloton professionnel sans disons... une préparation spécifique.

 

Alors pourquoi interdire le dopage, ou du moins certains types de dopage? Tout simplement parce qu'un homme n'est pas un moteur de Formule 1 qui doit juste tenir le temps d'une course après quoi on le change...

 

La véritable plaie au niveau dopage, même s'il y avait déjà eu des accidents précédemment, remonte au début des années 90 lorsqu'a été découvert le dopage sanguin. Afin d'avoir un taux d'hématocrites qui permet une oxygénation maximale des tissus musculaires (c'est à dire le plus de globules rouges possible), il y a en effet 3 possibilités:

 

- faire des stages en altitude, mais ça c'est du passé...

- passer des heures et des heures dans ce qu'on appelle des caissons hyperbare (ce qui est toléré) mais ce qui est je trouve très limite dopage,

- prendre de l'EPO.

 

L'EPO est donc apparu dans le cyclisme professionnel au début des années 90. Et pour ceux qui ont observé à l'époque les performances de nos chouchous de la route, un gap considérable a alors été franchi en termes de performances. Des Virenque, des Pantani (décédé) se sont mis soudainement à monter des cols quasiment au sprint... Il n'y avait plus aucune défaillance de la part des ténors, et ces exploits surhumains ont permis, notamment à France Télévision, de médiatiser à outrance des évènements comme le Tour de France.

 

Bref rien de bien gênant sur le fond, hormis pour la santé des coureurs. C'est en effet au début des années 90 que la face obscure de ce dopage sanguin est également apparue. Les taux d'hématocrites chez certains coureurs étaient tellement élevés que la nuit il était nécessaire de les réveiller à 3 heures du matin pour les faires rouler pendant une heure sur ce qu'on appelle un "home-trainer", ou de simples rouleaux, car il y avait risque de formation de cailleaux sanguins en cas d'inactivité. Ces héros de la route n'étaient plus des compétiteurs, mais des hommes en constant danger de mort. Cette époque a été je crois la pire de toute l'histoire du cyclisme.

 

Les autorités de contrôle ont trouvé une parade pour que certains coureurs ne mettent plus délibérément leur vie en danger: fixer un taux maximal d'hématocrites au-delà duquel le coureur est déclaré inapte à la pratique sportive. D'ailleurs, à ma connaissance, ces mesures perdurent encore aujourd'hui.

 

En parallèle en 1998, l'affaire Festina a éclaté. Des gens se sont mis à parler. De mémoire un seul, notre R. Virenque national, peut-être mal conseillé par son avocat, Me G. Collard, a décidé de tout contester en bloc, déclarant cette fameuse phrase tant de fois reprise par les Guignols: "j'ai été dopé à l'insu de mon plein gré". Cette défense bien évidemment n'a pas tenu plus d'un an me semble t-il...

 

Et puis en 1999, un certain Lance Armstrong est arrivé sur le Tour de France... Mais ça, c'est pour la 2ème partie du billet.

Par JF le démocrate - Publié dans : Sport
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