Vendredi 20 novembre 2009


La lecture de cet article du Nouvel Obs m'a quelque peu interpellé.

Selon un sondage BVA publié ce jour, notre Béarnais serait considéré comme orgueilleux (40%), impatient (36%) et compétent (30%).

L'homme se retrouve dans ces qualificatifs qu'il considère plutôt "sympathiques" à son endroit. Passons sur l'exercice de communication, ce n'est pas ce qui est le plus révélateur.

L'orgueil, c'est l'ego, et je crois qu'incontestablement FB a un ego surdimensionné. Un ego surdimensionné, est-ce une qualité humaine dans l'absolu? Je ne sais pas, mais en revanche, tous nos présidents de la Vème République avaient ou ont un ego surdimensionné. Et ce sera toujours le cas, caractère nécessaire pour accéder à la plus haute charge.

La compétence, c'est quelque chose de mal défini et qui le sera toujours je crois, sauf quand elle s'applique à un domaine bien particulier. FB est-il "compétent", et en quoi? En tout, à un certain degré, en rien à un autre... A mon sens, FB a essentiellement des capacités de vision de l'avenir de notre société dans des enjeux mondiaux, une vision que nulle autre personnalité politique ne possède aujourd'hui dans notre pays. C'est son principal atout.

L'impatience, cela me semble pour le moins ridicule, et il faudrait faire un sondage auprès des adhérents MoDem pour confirmer ce trait de caractère. Notamment auprès de ceux qui peut-être à juste titre considèrent que FB a voulu faire du MoDem une "écurie présidentielle". L'anti-Sarkozysme trop primaire développé lors de la campagne des Européennes ne relevait sûrement pas d'une question d'impatience, c'était avant tout la mise en place d'une tactique qui a montré ses limites, et peut-être aussi une conséquence de l'ego.

Comme quoi, il faut savoir rester humble: il peut exister des distorsions étonnantes entre la perception de nos concitoyens au sens large de FB (ou d'ailleurs de toute autre personnalité politique), et celle des adhérents - ou ex-adhérents - au MoDem.

Chacun croit posséder "sa" vérité. Ce n'est pas pour autant celle qui ressortira des urnes. Qu'on se le dise.

Pour une analyse plus générale de ce sondage, voir le blog de l'Hérétique.
Par JF le démocrate - Publié dans : Mouvement Démocrate
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Mercredi 18 novembre 2009
Désolé de jouer les "emmerdeurs" une fois de plus, mais je n'ai pas trouvé ce que je cherchais sur le site de Terre-Démocrate.

Ce que je cherche c'est pourtant simple, ce sont les statuts régissant cette association.

Tout ce que j'ai trouvé, c'est uniquement grâce au Journal Officiel:

Association : TERRE DEMOCRATE.

Identification WALDEC : W751202015

No de parution : 20090044
Département (Région) : Paris (Île-de-France)

Lieu parution : Déclaration à la préfecture de police.
Type d'annonce : ASSOCIATION/CREATION


Déclaration à la préfecture de police. TERRE DEMOCRATE. Objet : rassembler ceux qui veulent agir pour l’écologie, la justice, au double sens du principe d’égalité et du régime de légalité et la démocratie. Siège social : 40, rue de Monceau, 75008 Paris. Courriel : gillescan@yahoo.fr. Date de la déclaration : 15 octobre 2009.


 

Bref, on constate que cette association est domiciliée au siège de Cap21, qui est aussi l'adresse du bureau d'avocats de C. Lepage. Mais c'est tout.

 

Pourquoi suis-je aussi pointilleux? Pour plusieurs raisons en fait.

 

1) Parce que toute association selon la loi de 1901, se doit au moins de déclarer deux personnes fondatrices, dont une assumera la responsabilité pénale de l'association. Il s'agit de l'administrateur, du directeur ou je ne sais de quel qualificatif il peut se prévaloir...

 

2) Parce que j'aimerais - et je crois que c'est bien naturel - connaitre ad minima le nom de cet administrateur.

 

3) Parce que certains des membres-fondateurs de cette association nous ont tellement rabâché les oreilles - au point de les saturer, voire de les boucher - avec le respect des statuts du MoDem depuis 2 ans, que j'aimerais bien qu'ils s'appliquent à eux-mêmes ce qu'ils n'ont cessé de prôner... Simple question de cohérence.

 

4) Parce que le site Terre-Démocrate n'indique (sauf erreur de ma part) aucunement qui est l'administrateur de cette association, mais seulement un "comité de pilotage" composé de 11 personnes.

 

Alors, je ne sais pas vous, mais moi j'aimerais connaitre les statuts de cette association, et savoir enfin si C. Lepage en est bel et bien l'administratrice.

 

Auquel cas  ce serait bien à elle, non pas d'un point de vue légal bien entendu, mais d'un point de vue éthique (je suis d'ailleurs étonné que Terre-Démocrate ne se soit apparemment dotée d'aucune charte éthique), à faire taire certains "pitbuls" qui se déchainent contre le MoDem.

Par JF le démocrate - Publié dans : Mouvement Démocrate
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Lundi 16 novembre 2009
J'ai conservé le souvenir, alors que j'étais jeune ingénieur, d'une expérience professionnelle très enrichissante intellectuellement, bien que très formelle (le client qui imposait cette méthode était un type - qui aujourd'hui est probablement à la retraite - excessivement rigoureux et qui de surcroit outre ses fonctions de l'époque à la DGA, était également enseignant au CNAM). Un professeur donc, et surtout un très grand spécialiste de ce qu'on appelle la prospective.

Il m'a fallu des heures et des heures pour assimiler la complexité de la méthodologie "enseignée" afin d'être en parfaite adéquation avec ce client très "exigeant". Mais tout ceci n'est qu'anecdote. Essayons donc de simplifier au maximum la théorie.

Imaginons que votre finalité soit de réaliser un produit à un horizon donné et que vous ayez également pour objectif de répondre avec une version intermédiaire de ce produit à des besoins à un horizon plus proche. Quelle est la méthode la plus efficace, la moins risquée, la moins coûteuse aussi, pour parvenir à satisfaire à la fois ces deux objectifs?

Il existe une méthodologie pour répondre à ce problème:

1) Vous assignerez des priorités à vos deux objectifs: hors cas particulier, c'est l'horizon le plus lointain, celui qui est le plus important - la finalité - qui sera considéré comme prioritaire.

2) A partir de ce que vous pourrez imaginer comme "concepts" visant à satisfaire cet horizon lointain, vous essaierez de "trier" (je simplifie...) parmi ceux-ci, afin de déterminer lequel ou lesquels peuvent permettre l'élaboration d'une version "intermédiaire" répondant au mieux, et je dis bien au mieux, aux besoins correspondant à l'horizon le plus proche.

Ainsi, parfois par itérations, vous arriverez à trouver le concept optimal: celui qui permet de répondre parfaitement à l'objectif prioritaire (horizon lointain), tout en permettant également de satisfaire au mieux aux besoins de plus court terme.

Je vous passe les détails, car si le principe est simple, sa mise en oeuvre s'avère souvent compliquée.

Appliqué à la politique et à ce qui personnellement est mon objectif prioritaire avoué - l'élection de F. Bayrou lors des présidentielles de 2012 -, on se rend vite compte que l'objectif intermédiaire, ce sont les Régionales de 2010.

Dès lors qu'on connait l'objectif principal et l'objectif intermédiaire, l'application de cette méthodologie ne peut mener qu'aux conclusions suivantes:

1) Le programme du MoDem, ce qui constituera le fondement rénové de ce mouvement doit essentiellement être bâti à partir de considérations relevant de l'horizon 2012-2017, voire plus lointaines si l'on a à coeur l'avenir de notre pays, ... donc plus lointaines.

2) Ce programme doit néanmoins permettre de proposer des solutions intermédiaires pouvant être mises en place dès 2010, car les Régionales ne sont pas à négliger...

3) Sur la base de ce programme, des alliances (de second tour) doivent être envisagées à l'horizon 2012

4) Ces alliances 2012 doivent pouvoir se décliner en alliances intermédiaires à l'horizon 2010, même si elles ne sont pas complètement finalisées, afin d'obtenir le meilleur score possible lors des Régionales.

Voilà pour la méthodologie et ce qu'elle induit si on l'applique au MoDem. Prendre le problème à l'envers consiste à sacrifier l'objectif long terme au profit du court terme.

Personnellement, c'est quelque chose que je refuse. C'est pourquoi la démarche des fondateurs de Terre-Démocrate m'est tant antipathique.
Par JF le démocrate - Publié dans : Mouvement Démocrate
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Jeudi 12 novembre 2009


Après le score assez étonnant - qui doit nous questionner d'ailleurs - réalisé par Europe-Ecologie lors des dernières Européennes, il semble que beaucoup aient décidé dans un élan sans doute très "spontané" de suivre la locomotive, de rejoindre le mouvement, avec une authenticité affichée qui me laisse pantois.

Autant l'affirmer tout de suite, je ne veux surtout pas cibler dans cette note ceux qui ont cru à Europe-Ecologie avant les Européennes, telle une Laure Leforestier qui a fait le choix de rejoindre ce parti bien avant que l'attelage en apparence improbable entre un ex-soixante-huitard, une juge anti-corruption et un ex-faugeur d'OGM ne donne des résultats tout aussi improbables lors des Européennes. Car ceux-là ont fait preuve de conviction, ne connaissant pas le résultat des élections par avance...

En revanche, il y en a d'autres dont le comportement me paraît pour le moins surprenant, du moins lorsqu'ils osent parler de convictions.

Ainsi en va t-il de Terre-Démocrate, le nouveau club initié par C. Lepage, après que cette dernière ait tranquillement acquis son premier "vrai" mandat électif, celui de député européen grâce à l'étiquette MoDem. Un club dont on ne sait pas trop à quoi il sert, ni où il veut aller: apparemment, il se veut être un club de réflexion sans être un parti politique... C'est vrai qu'il y a déjà Cap21, et que les passerelles refusées par Europe-Ecologie au MoDem, seront sans doute bien tentantes pour certains... Certains qui nous prennent peut-être pour des "andouilles", ni plus ni moins.

Après il y a la nouvelle tendance "Ecologie Démocrate", là encore constituée par des anciens du MoDem, et qui clairement sur son site affiche le logo d'Europe-Ecologie et une décomplexion à faire palir N. Sarkozy: "
Il s’en est fallu de 0,2 % (16,48 contre 16,28) en juin lors des élections européennes pour que le PS descende de la deuxième marche du podium à la troisième. Conscients de surfer sur une vague porteuse, les écologistes sentent que le moment est propice pour supplanter leur partenaire hégémonique." Au moins on est fixé sur les intentions...

Finalement, je me dis que c'est vraiment incroyable cette convergence d'idées au même instant, dans le cadre de ce que nous souhaitons tous (du moins en apparence pour certains): "faire de la politique autrement".

L'instantanéité avec la préparation des Régionales, le subit intérêt pour Europe-Ecologie - alors qu'auparavant D. Cohn-Bendit et consorts ne fascinaient pas les foules -, je dois décidément être complètement "parano" pour me dire qu'il y a des notions purement politiciennes et de carriérisme cachées derrière tout cela.

Je préfère croire que je suis vraiment "parano", et promis j'irai (peut-être...) bientôt consulter plutôt que de croire qu'un certain nombre qui se revendique de "faire de la politique autrement", va seulement à la soupe... A la soupe, pour une parcelle de pouvoir.
Par JF le démocrate - Publié dans : Paysage politique
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Dimanche 8 novembre 2009
Je joue la facilité tant qu'à faire, la facilité pour obtenir un maximum de lectures de ce billet.

Ben oui, j'ai simplement envie de voir ce billet lu par un plus grand nombre, aussi ai-je cherché un titre racolleur.

"Bayrou, ras-le-bol", c'en est un, et je suis persuadé que beaucoup liront ce billet...

Même s'il se situe à l'antithèse de mes convictions, je vais donc dire du mal de F. Bayrou et du MoDem, pour ma plus grande popularité.

F. Bayrou est donc un autocrate, qui ne sait pas gérer - voire organiser (quel mot! Je voudrais bien que des personnes pragmatiques et non pas seulement celles qui critiquent l'organisation du MoDem, proposent une VRAIE solution - clés en mains - pour l'organisation d'un parti politique, en tenant notamment compte des perturbations externes qui l'agitent...). A ce jour, je dois dire que personnellement je n'en ai jamais vue. Autant j'ai pu lire des "Y A QU'A FAUT QU'ON", des critiques, mais en revanche de projet ficelé crédible, personnellement je n'en ai jamais vu. Et vous???

Second argument, Bayrou est politiquement un "enfoiré" qui passe de l'indépendance à la gauche, tente sa chance chez Europe-Ecologie, se fait jeter, et finalement reste indépendant comme voulu initialement. Et cet "égocentrique" a refusé une alliance avec Europe-Ecologie pour les Régionales, simplement parce qu'il ne pense qu'aux Présidentielles!

Mais quelle "ordure" ce type, et surtout quel "con" de refuser une alliance qui lui serait profitable, mais qui hélas dans la réalité lui a été refusée...

Plaisanterie à part, certains blogueurs me font pitié dans leurs écrits actuellement: c'est notamment le cas de C. Ginisty, qui si - et je plaide coupable dans le cas présent, P.... quelle erreur... certains lui ont conseillé de continuer à parler du MoDem, - en a fait visiblement un fonds de commerce pour sa propre personne, ce qui est aussi nul et lamentable que le billet que je suis en train d'écrire...

Si c'est une initiative commerciale pour "Terre Démocrate" et Corinne Lepage (dont je salue certaines bonnes idées au passage), je crois que c'est plutôt raté...

Les blogs qui parlent de politique à la façon d'un "publicitaire" sont quasiment tous nuls, quand ils ne parlent pas de fond. Vous en aurez bien la preuve aujourd'hui, vous chers lecteurs qui lirez ce billet. Et je suis sûr que vous allez être beaucoup...
Par JF le démocrate - Publié dans : Mouvement Démocrate
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Dimanche 8 novembre 2009


Il menace, car ce n'est pas un "rigolo" de seconde zone. Il menace de dévoiler au grand jour sa version de "l'Angolagate", mettant en cause J. Chirac et D. de Villepin.

Pourquoi? parce qu'il est pour le moment sous le couperet d'un an de prison ferme, et il est assez naturel de comprendre que dans ces conditions, "le fauve est lâché", prêt à tout. Ce serait le cas de n'importe lequel d'entre nous, si nous nous croyions impliqués - ce qui est l'opinion de C. Pasqua - dans des affaires dont nous n'étions pas seuls à tirer les ficelles, n'est-ce pas?

On connait donc l'hypohétique raison - je dis bien hypothétique car rien n'est jamais clair dans le milieu de la politique -, mais personnellement je ne comprends pas le pourquoi du comment. C. Pasqua entend faire des révélations jeudi prochain sur un retraité (J. Chirac) qui va bientôt comparaître en correctionnelle et sur un D. de Villepin qui est lui-même plongé au coeur de la ténébreuse affaire Clearstream, en attente de jugement.

Autant dire que ces deux là ne peuvent guère avoir actuellement d'influence sur une Justice, qui je le rappelle d'après notre constitution représente déjà un pouvoir indépendant.

Alors, comme je suppose que C. Pasqua n'est pas atteint de démence sénile précoce, il n'existe que deux possibilités expliquant son attitude pour le moins menaçante:

1) Soit, il ne veut pas sombrer tout seul, et par pure rancune, il entend faire couler d'autres avec lui, ce qui correspondrait finalement assez bien à l'image publique du bonhomme...

2) Soit, il se situe dans une démarche plus active, et sous-entend par une accusation contre d'actuelles "ambulances juridiques", qu'il est à même de par ce qu'il connait, de faire tomber la Vème République, y compris peut-être le pouvoir en place.

A chacun de se forger une opinion. Personnellement, je n'en ai pas car je ne suis pas dans le secret des dieux, mais un raisonnement simple me pousse à émettre ces deux hypothèses. L'avenir tranchera... As usual.

Par JF le démocrate - Publié dans : Paysage politique
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Mardi 3 novembre 2009
Chacun aura pu s'en apercevoir, j'ai horreur des tags. Mais celui-là, qui fait référence au brillant parcours de Jean Sarkozy - certes un peu ralenti depuis quelques temps - m'amuse. Alors, je remercie Mirabelle de m'avoir tagué sur le sujet. Ca me permettra au moins de me comparer à Jean Sarkozy au même âge, et vous verrez qu'il y a des différences notables entre nous...

Que faisais-je donc à 23 ans, c'est à dire ... il y a 18 ans (ce nombre fait mal, mais il faut l'assumer...)?

Je venais de terminer mes études, rien de plus classique dans le domaine, pas une troisième deuxième année de droit, mais un diplôme d'ingénieur d'une école qu'on dit classée dans "le groupe A".

Mes parents avaient eu du mérite à me payer ces études (j'étais boursier dernier échelon - on était deux dans ce cas sur 160 dans ma promo -), et je crois que j'avais aussi eu pour ma part du mérite à les réussir. Ayant cotoyé auparavant des fils ou filles de cadres supérieurs, voire de PDG, j'étais fier d'avoir fait un emprunt étudiant pour me payer mon permis moto et ma première et d'ailleurs seule moto. Presque tous dans mon école portaient des polos ornementés de cet horrible crocodile vert? Peu importe, les miens étaient vierges de toute marque de signe extérieur de richesse.

Mais cela, c'était un peu avant d'avoir 23 ans. Car à 23 ans, ayant différé mon service militaire d'une année, je travaillais déjà. A temps plein, et pas sur recommandation de "papa". Au sein d'une entreprise de services bien connue, que je ne citerai pas.

Mais là, aussi étonnant que cela puisse paraître, bien qu'un jour mon chef de service - qui savait y faire pour motiver les troupes -, m'ait dit: "Jean-François, tu fais partie de l'élite", peut-être contrairement au prince Jean, je n'y ai jamais cru. Peut-être d'ailleurs que jamais je n'ai été dans le moule pour faire partie de cette élite...

Alors, j'ai fait mes classes, car aucun poste de directeur d'une quelconque entreprise ne m'avait été proposé. Peut-être qu'il me manquait simplement d'avoir fait une année en droit? A 23 ans, j'utilisais et je développais des programmes de calcul en aérodynamique pour une grande entreprise sous-traitante d'Airbus dans laquelle j'étais détaché. Sans aucun pouvoir décisionnel. J'apprenais le métier, le travail en équipe aussi. Je logeais dans un studio du 12ème arrondissement de Paris empli de cafards qui me couraient sur le corps durant la nuit.

Mais c'est aussi à 23 ans que j'ai fait une rencontre que je n'oublierai jamais. Non pas celle d'une célèbre héritière d'un groupe industriel, mais celle d'un SDF qui lorgnait sur mon sandwich grec acheté dans le quartier latin et à qui j'avais donné une pièce de 10 francs. Et je me souviendrai toujours de ce qu'il m'a dit ce jour là: "à moins de 30.000 balles par mois, tu ne peux pas vivre à Paris". Il est vrai qu'avec mon salaire débutant d'environ 13.000 francs mensuels nets, j'avais l'impression de faire partie des nantis...

Pour le reste, je faisais le con avec ma moto dans Paris, et je ne m'intéressais absolument pas à la politique... Comme quoi, on peut quand même évoluer dans le bon sens en vieillissant.
Par JF le démocrate - Publié dans : Témoignages personnels
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Lundi 2 novembre 2009
Désolé de me montrer grossier, mais "putain, j'ai du mal à y croire...". Les charlots du gouvernement sont en train d'en remettre une couche sur l'Identité Nationale...

Comme s'il n'y avait pas de crise économique, comme s'il n'y avait pas suffisamment d'inquiétudes sur la dette de la France - bref comme si on ne voulait même pas parler du grand emprunt par exemple -, comme s'il n'y avait pas de problème autour de la suppression de la taxe professionnelle non plus. Comme si le seul problème, c'était les autres...

Que veut-on? Ecoeurer le citoyen? Il sera dans la rue bientôt au train où vont les choses.

Nicolas 1er va définitivement réussir à nous dégouter, et dans le même temps peut-être ramener sur une route plus "droite" ceux qui ont pu le suivre. Chasser sur les terres du FN en perspective des Régionales, c'est quand on est au pouvoir bien plus irresponsable que ce que le FN peut faire, mais c'est avant tout faire diversion sur tant de sujets préoccupants pour notre économie et au-delà pour notre avenir.

On le sait depuis longtemps, ce qui fera s'écrouler Sarkozy, c'est probablement le rejet provenant de son propre camp. Car il n'y a guère qu'un "franc-tireur" comme E. Besson, prêt à tout pour n'importe quoi, pour suivre aujourd'hui aveuglément notre Président.

Les autres, pour partie commencent à prendre du recul, ce qui est bien compréhensible.

Sur le thème de l'identité nationale, je crois que les propos de M. Rocard sont les bienvenus.

Sur la volonté et le danger de se construire sur les thèmes du FN (vraiment, cette vidéo je vous la recommande, elle vaut son pesant d'or!), je crois que ceux de B. Tapie, avant qu'il n'ait visiblement reçu un grand coup sur la tête au point que tout le sang de son cerveau semble être passé dans ses pieds, sont également les bienvenus. Mais c'était il y a bien longtemps...

Par JF le démocrate - Publié dans : Paysage politique
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Dimanche 1 novembre 2009
Ce qui est peut-être mon quotidien d'information préféré, Rue 89, s'acharne sur notre ministre de la Santé, R. Bachelot. Peut-être la journaliste auteur de l'article en référence cherche t-elle à se faire un nom?

Toujours est-il que dans cet article clairement à charge, chose éclairante au demeurant, on dispose d'éléments de contrats passés entre l'Etat français via l'EPRUS et 4 grands noms de l'industrie pharmaceutique. Assez habitué de la pratique des contrats passés avec l'Etat français (ce qu'on appelle des "marchés publics"), je les ai lus, et je trouve personnellement qu'il n'y a pas directement lieu d'accuser R. Bachelot de collusion avec l'industrie pharmaceutique.

Soyons clairs toutefois, il y a une chose au sujet de laquelle je n'ai aucune légitimité pour m'exprimer: celle du prix par dose de vaccin. Car, l'industrie pharmaceutique m'étant totalement inconnue, je ne suis pas à même de dire quel est le coût de revient réel d'un tel vaccin. Tout ce que je peux affirmer, c'est que l'année dernière, le vaccin contre la grippe saisonnière était vendu en pharmacie 6 euros 25 la dose, et que le vaccin A/H1N1 semble coûter plus cher.

Le prix est un élément fondamental, il est ce qui me semble constituer le seul élément qui mériterait d'être approfondi dans ce brouhaha qui voudrait considérer que R. Bachelot a fait preuve de "parti pris" dans cette affaire, voire à ce que j'ai pu lire comme commentaires sur Rue 89, qu'elle récupérerait à titre personnel des commissions dans l'octroiement de ces marchés...

Car revenons point à point sur les reproches faits par Sophie Vernet-Caillat, l'auteur de cet article:

1) Pour Baxter, qui fournit les vaccins les plus chers, « aucun élément ne parait être communicable », indique l'Eprus.

OK, mais le contrat octroyé à Baxter n'est que de 500.000 euros, comparés aux 175 millions d'euros accordés à Sanofi-Pasteur, aux 149 millions d'euros accordés à Novartis et aux 350 millions d'euros accordés à GSK. Alors bien sûr, on peut se demander quelle prestation a exactement été demandée à Baxter, et il serait bien que R. Bachelot justifie pourquoi ce contrat est en intégralité classé "confidentiel". Là, c'est ma curiosité intellectuelle qui est interrogée.

2) Les titulaires des marchés n'encourent aucune pénalité de retard lié à des rendements plus longs que prévus.

Ben oui, désolé, mais c'est comme ça... On leur a demandé de travailler dans l'urgence, alors qui peut croire une seule seconde qu'une entreprise digne de ce nom aurait accepté des clauses de pénalités pour retard - qui sont habituellement insérées dans tout marché public -, alors que le besoin semblait bien plus fort que l'offre?! Les clauses de pénalités pour retard, ça marche bien quand le marché est concurrentiel, auquel cas l'Etat peut demander les délais qu'il souhaite, même s'ils sont dans la pratique irréalisables (et j'en ai connus des cas de ce type). Visiblement, ça n'a pas été le cas dans le cadre de la confection du vaccin A/H1N1... On ne peut pas gagner à tous les coups.

3) Dans les contrats avec Novartis et Sanofi Pasteur, une clause quasi léonine est ajoutée, qui protège juridiquement le laboratoire : « A titre dérogatoire et considérant les circonstances exceptionnelles qui caractérisent le présent marché, l'Etat s'engage à garantir le titulaire [du contrat] contre les conséquences de toute réclamation ou action judiciaire qui pourraient être élevées à l'encontre de ce dernier dans le cadre des opérations de vaccination, sauf en cas de faute du titulaire ou sauf en cas de livraison d'un produit non conforme aux spécifications décrites dans l'autorisation de mise sur le marché. »

Désolé encore, mais quand on procède dans l'urgence, il est normal que ce soit l'Etat qui assume les risques des conséquences du vaccin, sauf à avoir dévié de ce qui a été spécifié. Si GSK n'a pas inclus cette clause dans son contrat, alors il s'agit ni plus ni moins d'une erreur. Encore que le paragraphe 2.6 du contrat entre l'EPRUS et GSK indique que l'EPRUS pourrait être amené à demander la livraison à GSK de vaccins n'ayant pas au préalable reçus une "autorisation réglementaire". Bref, ils me semblent "bien bordés eux-aussi".

C'est un fait, l'industrie de la Santé est privée, et à ce titre elle n'a pas de cadeau à faire à l'Etat. En conséquence, contrairement à d'autres marchés qui prennent plus (voire beaucoup trop) de temps à être finalisés, c'est à l'Etat français de prendre les risques inhérents à ce vaccin produit à grande vitesse.

Quand on veut faire les choses trop lentement, on "emmerde" tout le monde, quand on doit les faire trop vite on ne peut qu'accepter de prendre tous les risques pour soi...
L'auteur de l'article de Rue 89 ferait bien de prendre quelques leçons de négociation commerciale - voire de pragmatisme tout court -, avant d'essayer de démontrer que le diable est parmi nous.
Par JF le démocrate - Publié dans : Société
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Samedi 31 octobre 2009
Voilà une question qui n'a aucun sens, et dont pourtant tout le monde parle, aussi bien les politiques que les médias. Chacun avec sa tonalité particulière: entre les "oui, mais ça nuit à l'image de la France", les "il faudrait le laisser en paix à l'âge qu'il a", "les oui, mais c'est trop tard", on tombe dans autant d'absurdités.

La séparation des pouvoirs est inscrite dans la constitution française, et je dois dire que seule la retenue de N. Sarkozy sur la question m'a convaincu (il faut reconnaître qu'avec son lapsus sur l'affaire Clearstream, il a déjà un lourd passif...). A ma connaissance, le MoDem ne s'est pas exprimé sur le sujet, et c'est tant mieux.

La Justice n'a pas d'âge, ne doit avoir aucune obédience, ne doit être l'objet d'aucun commentaire partisan.
Par JF le démocrate - Publié dans : Paysage politique
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